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Sommaire
Avec la proclamation de la Nouvelle République, le jeune gouvernement n'en avait toutefois pas encore fini avec la menace impériale, même si l'ennemi ne représentait plus une entité unique cohérente. Par ailleurs, les territoires encore sous contrôle de l'Empire étaient désormais l'objectif des stratèges et politiciens de la Nouvelle République, dont le but avoué depuis la fondation de l'Alliance Rebelle était le rétablissement des valeurs et lois de la défunte République dans la galaxie connue, cette restauration ne pouvant se faire que par la reconquête des secteurs et systèmes impériaux. Ce fut dans cette période de grands changements que le croiseur MC80B fit son apparition.
I. Caractéristiques
Comme son nom l'indiquait, le MC80B appartenait à la gamme des croiseurs fabriqués en orbite de la planète Dac, monde des Mon Calamari, et, à l'instar de ses prédécesseurs qu'étaient les croiseurs MC80, était bâti autour d'une superstructure aux formes ovoïdes et organiques, le faisant ressembler à une tête de seiche aux proportions titanesques. Certes, cette configuration tout sauf anguleuse et rectiligne ne facilitait pas les réparations, mais elle avait l'avantage de pouvoir encaisser des dommages d'un niveau bien supérieur à ce que pourraient supporter des bâtiments capitaux de même tonnage. Et, tout comme ses prédécesseurs, le modèle MC80B ne reposait pas sur un schéma unique, deux appareils de cette même série pouvant présenter des différences plus ou moins importantes, sans compter que ses systèmes de bord étaient adaptés aux préférences physiologiques des natifs de Dac. Ainsi, lorsque le premier des croiseurs MC80B entra en service, à savoir le Mon Remonda, les moniteurs, les sièges de commande et autres affichages holographiques étaient conçus pour s'adapter uniquement aux Mon Calamari, les races non-Mon Calamari rencontrant le même problème ergonomique que sur les MC80. Heureusement, ce problème fut résolu sur le modèle ultérieur que fut le croiseur MC90.
Néanmoins, contrairement aux modèles de croiseurs Mon Calamari antérieurs, le MC80B présentait des caractéristiques le rendant plus apte à opérer sur les champs de bataille spatiaux. Avec une structure moins effilée et plus massive, le MC80B disposait d'une coque renforcée, sans compter ses émetteurs de boucliers déflecteurs de grade militaire qui offraient une protection additionnelle en cas d'engagement. Virtuellement aussi dangereux qu'un MC80, le croiseur MC80B comptait sur un arsenal lourd équitablement réparti sur la surface de sa coque afin d'optimiser sa puissance de feu et lui permettre de mener des assauts frontaux contre l'adversaire avec une force de frappe dévastatrice. Cet armement consistait en 48 turbolasers, une douzaine étant placée pour faire feu dans un arc de tir frontal, une douzaine sur chacun des côtés de l'appareil, et enfin une dernière douzaine disposée sur la partie arrière du navire, sans compter bien entendu les 20 batteries ioniques pour neutraliser les engins adverses. Le réacteur principal du navire était situé sur la partie ventrale du croiseur tandis que la passerelle se trouvait sur la partie dorsale, au milieu du vaisseau.
Idéal pour se frotter à des bâtiments comme un destroyer stellaire Impérial, le MC80B ne se contentait pas d'être une plate-forme d'artillerie spatiale et embarquait à son bord, en plus de son contingent de 1200 soldats, quatre escadrons de chasseurs de tous types, comme par exemple des A-Wings ou des X-Wings qui se servaient de leur croiseur MC80B comme quartier général mobile. Sur les modèles suivants, les capacités d'emport de chasseurs stellaires furent augmentées et les MC80B eurent la possibilité de servir de porte-vaisseaux pour huit escadrons, soit 96 chasseurs. Avec un tel couplage entre des capacités offensives susceptibles de pénétrer les défenses de l'ennemi et des capacités défensives lui octroyant la possibilité de supporter des tirs directs, il apparut plus qu'évident aux tacticiens Néo-républicains que ce modèle, amélioration du MC80 et pensé comme un bâtiment intermédiaire en attendant la mise en service du modèle MC90 des années plus tard, surpassa à merveilles son rôle de simple « remplaçant provisoire » au sein de la Flotte de la Nouvelle République et permit à cette dernière de reprendre des territoires conséquents aux factions de l'Empire en fragmentation.
II. Histoire
Le premier croiseur MC80B, le Mon Remonda, entra en service 18 mois après la Bataille d'Endor et répondait à la nouvelle tactique mise en place par la jeune Nouvelle République. Le nouveau plan de bataille de la Nouvelle République reposait sur des campagnes à grande échelle, visant la libération progressive de la galaxie encore majoritairement sous le giron impérial, et non plus sur des opérations de guérilla se contentant de saboter l'effort de guerre ennemi. Par ailleurs, ce genre d'opérations de type guérilla que la Rébellion affectionnait jusque-là ne renvoyait pas au reste de la galaxie l'image d'un gouvernement cherchant à asseoir sa légitimité face à un autre gouvernement de type dictatorial. Ces facteurs essentiels conduisirent la Nouvelle République à se doter d'une véritable flotte de guerre de taille conséquente et dont les appareils se devaient d'excéder le moyen tonnage.
Ainsi, des engins qui firent la fierté de l'Alliance Rebelle comme la canonnière corellienne, la corvette CR90 ou d'autres navires de moindre taille, même s'ils furent encore utilisés par la Nouvelle République, ne pouvaient plus constituer l'épine dorsale de la Marine Néo-Républicaine, qui se concentra désormais sur la production de navires de guerre puissamment armés et capables de mettre en déroute des destroyers stellaires de l'Empire. Ce fut dans ces circonstances que les plans du croiseur Mon Calamari MC90, bâti selon un modèle standard et aux systèmes adaptés à n'importe quelle espèce, contrairement au modèle MC80, furent approuvés six mois après la victoire rebelle à Endor. Toutefois, ce projet nécessitait une logistique hors du commun et des ressources considérables, luxe que ne pouvait se payer un gouvernement nouvellement formé et raison pour laquelle les premiers MC90 ne sortiraient pas des chantiers navals avant quatre années au minimum.
Par conséquent, les Mon Calamari offrirent à la Flotte de la Nouvelle République un modèle intermédiaire qui ferait office de remplaçant le temps que les premiers MC90 fussent construits, en l'occurrence le MC80B. Mais devant l'incroyable efficacité de ce qui ne devait être qu'un modèle transitoire, les officiers militaires Néo-républicains révisèrent leur jugement et conservèrent les croiseurs MC80B en activité durant plusieurs décennies. Ces bâtiments de guerre servaient encore au sein de la flotte gouvernementale lorsque les Yuuzhan Vong déferlèrent sur la galaxie en l'an 25, utilisés le plus souvent en première ligne, même à l'époque où la Nouvelle République fut restructurée pour devenir l'Alliance Galactique et remporter la victoire finale sur les extragalactiques.