Dooku

Dark Vectivus - Posté le 08 août 2013

Espèce Humain
Genre Masculin
Origine Serenno
Taille 1.93 mètre
Fonctions Maître Jedi
Seigneur Sith
Dirigeant de la Confédération des Systèmes Indépendants
Arme Sabre laser
Maîtres Yoda
Thame Cerulian
Dark Sidious (Maître Sith)
Apprentis Qui-Gon Jinn
Keelyvine Reus (instructeur au sabre laser)
Komari Vosa
Asajj Ventress
Savage Opress
Grievous (instructeur au sabre laser)
Catégorie Personnages
Affiliations Ancienne République
Confédération des Systèmes Indépendants
Ordre Jedi
Ordre Sith

Dooku

Dark Vectivus - Posté le 08 août 2013

Ancien Maître Jedi respecté, mentor de Qui-Gon Jinn, il succomba au Côté Obscur pour devenir l'apprenti de Dark Sidious. Il créa un mouvement séparatiste qui déclencha la Guerre des Clones et devint un puissant Seigneur Sith avant d'être tué par Anakin Skywalker vers la fin de la guerre.

De toutes les figures qui marquèrent l’histoire de la galaxie, le Comte Dooku fut sans doute le personnage le plus déterminant pour le destin de la République et de l’Ordre Jedi. Issu d’une famille très influente, Maître Jedi respecté pendant plusieurs décennies, Dooku, déjà un esprit dissident à la base, finit par succomber au Côté Obscur pour devenir l’apprenti de Dark Sidious en prenant le nom Sith de Dark Tyranus et en amorçant un mouvement de sécession au sein du gouvernement galactique qui finit par aboutir à la création de la Confédération des Systèmes Indépendants et au déclenchement de la Guerre des Clones. S’il avait contribué à déclencher ce conflit majeur, Dooku ne lui survécut pas, trahi au final par son Maître Sith.

 

 

I. La vie d’un Jedi

 

Né sur la planète Serenno quelques 102 ans avant la Bataille de Yavin, Dooku était l’héritier d’une famille noble, et par conséquent très riche, de cette planète. Par ailleurs, outre sa position sociale et la fortune dont il serait le bénéficiaire, les aptitudes dans la Force de Dooku étaient des plus impressionnantes. Éduqué de manière stricte dans le milieu aristocratique dans lequel il était né, Dooku faisait néanmoins la fierté de ses parents de par ses dons dans la Force. Au final, il fut repéré et remis à l’Ordre Jedi pour suivre la formation des gardiens de la paix et de la justice. De loin l’apprenti le plus talentueux de sa promotion, Dooku s’avérait particulièrement doué dans la maîtrise de la télékinésie, son aisance pour déplacer mentalement des objets étant plus que flagrante alors que Dooku n’était âgé que de sept ans. À noter que, bien avant de devenir Padawan, le jeune garçon avait été initié à la diplomatie et aux rouages de la politique, atouts qui lui serviraient ultérieurement au cours de sa vie.

 

Puis, à l’âge de treize ans, comme le voulait la tradition Jedi, Dooku fut pris comme Apprenti Padawan par le Chevalier Jedi Thame Cerulian. Cerulian était à cette époque un membre éminent du Conseil Jedi et était principalement connu pour ses talents d’historien. Ce fut à cette époque que Dooku fit l’expérience de la trahison de la part d’un proche. Jeune novice Jedi, Dooku avait plusieurs amis dont son compagnon et novice Jedi Lorian Nod. Ce dernier avait volé dans les Archives Jedi un artefact obscur appelé l’Holocron Noir afin de gagner certains avantages sur les autres Padawans potentiels. Dooku découvrit cela et voulut convaincre son ami de le remettre en place, mais les deux jeunes gens furent surpris par Oppo Rancisis, le Maître Jedi découvrant le précieux objet volé. Ne voulant pas être le seul à tomber pour avoir bravé un interdit, Nod impliqua son ami Dooku dans le vol de l’holocron, ce qui choqua profondément le jeune homme originaire de Serenno. Un peu plus tard, Nod demanda à son ami de le couvrir dans cette histoire, mais la rancœur de Dooku était immense à ce moment-là. Et cette colère éclata au cours d’un exercice, le jour suivant, lorsque les deux jeunes hommes en vinrent aux mains. Yoda interrompit le combat et Dooku et Nod furent examinés séparément par les membres du Conseil Jedi. Au final, la vérité fut faite, Dooku innocenté et Lorian Nod révoqué de l’Ordre Jedi. Malgré cela, cette expérience rendit Dooku plus méfiant vis-à-vis de toute relation supposée amicale ou de quelconque attachement, car cela devant conduire inéluctablement à la possibilité d’une trahison dans le pire des cas. Ironiquement, cette leçon ne fut pas complètement assimilée par Dooku malgré ce qu’il en disait, comme put en témoigner sa mort qui surviendrait des décennies plus tard.

 

Dooku suit les conseils de Yoda dans son instruction au <strong><a class=sabre laser." />
Dooku suit les conseils de Yoda dans son instruction au sabre laser.

 

Poursuivant sa formation sous l’égide de Maître Cerulian, Dooku ne manqua pas toutefois d’attirer l’attention de Yoda, Grand Maître de l’Ordre Jedi, qui devint un bon conseiller et un confident pour le jeune Padawan. Par ailleurs, outre le fait de corriger les défauts de l’apprenti, Yoda perfectionna l’entraînement de Dooku dans le maniement du sabre laser. Dooku fit de considérables progrès dans ce domaine ainsi qu’en matière de compréhension de la Force. Cette tendance ne fit que se confirmer avec les années, puisque Dooku devint l’un des meilleurs duellistes que l’Ordre Jedi n’eût jamais compté dans ses rangs. Dooku développa tout son potentiel sous la tutelle de Thame Cerulian, qui voyait dans son disciple l’un des plus talentueux Padawans qui fût. Au fil des ans, Dooku s’avéra être un électron libre parmi ses confrères de l’Ordre. En effet, Dooku se fiait avant tout à ses idéaux et à ses intuitions, ne laissant que peu de place à la méditation propre à la Force Unificatrice. Son sens développé de l'indépendance et son caractère entêté le mettaient parfois en marge de l'Ordre Jedi, le Jedi ayant des vues très radicales sur le système corrompu de la République.

 

Réussissant les Épreuves Jedi et accédant au rang de Chevalier, Dooku se vit assigner de nombreuses missions concernant des conflits ou des crises planétaires, ses talents de négociateur n’étant égalés que par ses aptitudes au sabre laser. Et même si son esprit indépendant le menait parfois à entrer en désaccord avec le Conseil Jedi, Dooku figurait parmi les Jedi les plus respectés de son temps. D’ailleurs, il transmit cet esprit quelque peu frondeur à son disciple Qui-Gon Jinn. Ce dernier n’avait qu’une différence d’à peine dix ans avec son aîné et mentor. Dooku était impressionné par le potentiel de Qui-Gon et le prit sous son aile. Les deux hommes formèrent dès lors un duo de choc au service de l’Ordre Jedi. Ensemble, en l’an -76, le maître et l’apprenti furent notamment chargés de protéger le sénateur Blix Annon de pirates qui s’étaient faits une spécialité de kidnapper des sénateurs en échange d’une rançon.

 

Dooku et Qui-Gon, entourés de Yoda et Tyvokka.
Dooku et Qui-Gon, entourés de Yoda et Tyvokka.

Sur le vaisseau du sénateur, Dooku reconnut l’un de ses vieux amis, Eero Iridian, qui servait désormais en tant qu’aide de camp du sénateur Blix Annon. Comme cela devait arriver, les pirates attaquèrent le navire en exploitant l’une de ses faiblesses. Malgré tous leurs efforts, Dooku et Jinn ne purent empêcher l’enlèvement du politique. Pire pour Dooku, le Maître Jedi avait reconnu lors du raid l’un des pirates, Lorian Nod. Se remémorant sa vieille blessure liée au souvenir de la trahison de son ex-ami, et obsédé par l’idée de ne pas laisser Nod gagner, Dooku en fit une affaire personnelle. Cependant, il n’informa pas le Conseil Jedi de l’échec de sa mission de protection et cacha à son Padawan le fait qu’il connaissait l’un des kidnappeurs. Dooku soupçonnait un acte de sabotage délibéré derrière les dysfonctionnements et les faiblesses de la sécurité à bord de l’appareil du sénateur et le Jedi remonta cette piste jusqu’à une usine sur le monde de Von-Alai. Avec l’aide de son apprenti Qui-Gon Jinn, Dooku découvrit que l’usine en question était la propriété de Caravan, une corporation appartenant à Lorian Nod et qui servait de couverture à ce dernier pour ses actions illégales. Dooku et Qui-Gon poursuivant leurs investigations, Eero Iridian arriva et leur dit qu’un des travailleurs souhaitait leur parler. En réalité, Iridian travaillait pour Nod et conduisit les deux Jedi droit dans un piège, Dooku et Qui-Gon devant faire face à des droïdes de combat Eradicator.

 

 

Les Jedi furent forcés de se rendre et se virent injecter des toxines qui les paralysèrent et les rendirent inconscients. Captifs, Dooku et Qui-Gon furent amenés au quartier général de Lorian Nod. Ce dernier comptait retenir ses prisonniers Jedi, entravés par des menottes incapacitantes, jusqu’à ce que la rançon du sénateur Annon fût payée. Malheureusement, le sénateur mourut d’une crise cardiaque. Cette situation paniqua Iridian au plus haut point, et alors qu’il se disputait avec Nod à propos de cet état de fait imprévu, Dooku se libéra et invoqua son sabre laser via la Force. Dooku combattit Nod avec la ferme intention de le tuer. Il fallut l’intervention de Qui-Gon Jinn pour empêcher Dooku d’éliminer son adversaire. Se reprenant, Dooku plaça les deux malfrats pirates en état d’arrestation et retourna sur Coruscant avec son apprenti. Les années et les missions se succédèrent, Dooku et Qui-Gon restant ensemble, notamment sur une mission qui s’étala sur deux ans. Cette assignation fut la dernière pour le duo en tant que maître et élève, Qui-Gon étant désormais prêt à passer les Épreuves Jedi. Avant que leur relation de maître et d’élève ne s’achevât, Dooku offrit à son apprenti quelques conseils : selon Dooku, la compassion de Qui-Gon pour toute forme de vie constituait sa plus grande faiblesse, et le mit en garde contre toute forme de trahison qui viendrait inévitablement d’un ami.

 

Dooku fait une démonstration de télékinésie devant un groupe d'Apprentis Jedi.
Dooku fait une démonstration de télékinésie devant un groupe d'Apprentis Jedi.

 

Qui-Gon Jinn passa et réussit avec brio les épreuves qui le consacrèrent Chevalier Jedi, et Dooku fut promu au rang de Maître Jedi. Même si leur relation se fit plus distante suite à l’adoubement de Qui-Gon, Dooku avait profondément marqué le tempérament de son ex-disciple. Qui-Gon Jinn tenait certes beaucoup de sa libre personnalité de son mentor, mais contrairement à Dooku, Jinn s’en était toujours tenu à respecter toute forme de vie et à faire abstraction du dernier conseil de son maître concernant l’inéluctabilité de la trahison. En tant que Maître Jedi, Dooku fut considéré comme l’un des meilleurs instructeurs au sabre laser de tout l’Ordre. D’ailleurs, des démonstrations des techniques de combat au sabre laser de Dooku furent enregistrées dans le Grand Holocron et devinrent des références pour deux générations de Padawans, sans compter qu’une conférence de Dooku traitant de la télékinésie fut enregistrée et préservée par la Jedi Asli Krimsan dans son holocron. Avec de tels talents en tant que Maître Jedi et instructeur pour les jeunes générations, et malgré son caractère d’électron libre, il était indéniable qu’une place au Conseil Jedi fût offerte à Dooku. Mais contre toute attente, celui-ci refusa cet honneur afin de demeurer plus indépendant en agissant comme gardien actif de la paix. Le Conseil ne s’offusqua aucunement de ce choix et approuva le fait que ses dons étaient plus utiles sur le terrain. Et bien qu’il refusât la première fois un siège au Conseil Jedi, l’offre fut réitérée au Maître Jedi qui décida de l’accepter cette fois-ci.

 

Connu parmi les siens comme un politicien idéaliste, Dooku s’avérait particulièrement doué pour résoudre des disputes de toutes sortes à travers la galaxie. L’une des interventions notables de Dooku fut lors de la Dispute de Sevarcos en l’an -52. Même s’il comptait parmi les aînés de la confrérie des Jedi, Dooku se lia d’amitié avec des Jedi plus jeunes que lui tels que Mace Windu et Sifo-Dyas, ce dernier allant jouer un rôle déterminant dans l’avenir pour Dooku. Et loin de s’arrêter avec la satisfaction d’avoir formé un seul apprenti en la personne de Qui-Gon Jinn, le Maître Jedi prit une jeune femme répondant au nom de Komari Vosa comme nouveau disciple. Vers cette époque, Dooku fit partie d’un convoi diplomatique à bord d’un vaisseau consulaire. Hélas, les négociations échouèrent et dégénérèrent en combat. Dooku sauva à cette occasion une jeune recrue de la Garde du Sénat répondant au nom de Faro Argyus, sévèrement blessé. Les deux hommes, suite à cette aventure, devinrent des amis et des associés.

 

Yoda et Dooku, des Jedi unis dans la bataille.
Yoda et Dooku, des Jedi unis dans la bataille.

 

De toutes les missions que Dooku effectua pour le compte du Conseil Jedi, celle qu’il dirigea sur Galidraan en l’an -44 fut sans doute la plus désastreuse. Rétrospectivement, Dooku vit dans cette mission une épouvantable erreur, loin d’être la première mauvaise décision du Conseil. En urgence, les Jedi reçurent un appel à l’aide du gouverneur de la planète Galidraan, demandant aux représentants de l’Ordre d’intervenir contre des Mandaloriens qui, soi-disant, massacraient des activistes politiques. Une équipe d’intervention d’une vingtaine de Jedi fut montée, bien que mal préparée, et Dooku en prit la tête. Car contrairement à la majeure partie de ses compagnons, Dooku disposait de quelques connaissances concernant l’ennemi qu’ils avaient à affronter. Peu de temps auparavant, le gouverneur de Galidraan avait sollicité les services de Jango Fett et de ses Mandaloriens pour réprimer une insurrection locale, en échange de quoi le gouverneur s’engageait à fournir à Fett la localisation de son ennemi Tor Vizsla, leader des Death Watch. Mais les Mandaloriens furent trahis par le gouverneur qui collaborait avec Vizsla, utilisant les Jedi pour éliminer les troupes de Jango Fett en prétextant une invasion mandalorienne de la planète. Dooku connaissait la réputation de fiers guerriers des Mandaloriens et avait requis des renforts pour les affronter. Mais devant l’urgence de la situation, Dooku dut se contenter de sa force d’attaque initiale.

 

Les Jedi avaient reçu les coordonnées du camp de Fett et, une fois débarqués, encerclèrent les guerriers mandaloriens. Dooku leur offrit le choix : soit les Mandaloriens se rendaient sans discuter et il leur garantirait un traitement équitable, soit ses Jedi et lui-même n’auraient pas d’autre choix que de les mettre hors d’état de nuire. Les Mandaloriens ouvrirent le feu. Utilisant son arme pour renvoyer les tirs laser des armes de ses opposants, Dooku recourut à ses dons de télékinésie pour dévier des projectiles tirés dans la direction de son groupe. La lutte fut acharnée et les deux camps accusèrent de lourdes pertes, le combat ne s’achevant qu’avec la mort de onze Jedi et l’annihilation quasi complète des forces de Jango Fett. Dooku accusa le coup de ce massacre avec une amertume certaine dans le fond de la gorge, ne réalisant qu’après coup ce que lui et les siens avaient fait. Fett fut capturé et livré au gouverneur sans plus de question, le Mandalorien ayant été réduit en esclavage par la suite. Dooku apprit ultérieurement comment lui et ses pairs avaient été manipulés pour servir les buts du gouverneur, ce qui l’offensa profondément. Par la suite, Dooku chercha à connaître les détails complets de l’histoire qui finit par aboutir à la Bataille de Galidraan et montra de l’intérêt pour le destin de Fett.

 

Dooku, à la tête des Jedi face aux Mandaloriens sur Galidraan.
Dooku, à la tête des Jedi face aux Mandaloriens sur Galidraan.

 

Komari Vosa, qui avait participé aux affrontements sur Galidraan, comptait parmi les quelques survivants Jedi. Et même si Dooku louait dans la jeune femme ses talents au sabre laser, il n’était pas convaincu du fait que son apprentie pût devenir Chevalier Jedi, notamment parce que le Maître Jedi était perturbé par les sentiments romantiques inappropriés que Komari ressentait pour lui et parce que sa personnalité était trop versatile. Ce fut la raison pour laquelle Dooku ne la recommanda pas pour passer les Épreuves Jedi et que Vosa fut libérée de ses obligations envers l’Ordre Jedi. L’apprentie de Dooku prit tout sauf bien cette nouvelle, mais Komari Vosa s’arrangea pour participer à une mission sur Baltizaar pour lutter contre le culte du Bando Gora afin de prouver à son maître et aux membres du Conseil qu’ils faisaient fausse route. L’Ordre encaissa de lourdes pertes pour repousser le Bando Gora hors de la planète, et Komari Vosa fut portée manquante et présumée morte. Du point de vue de Dooku, le Conseil gaspillait les vies de nombreux Jedi pour des raisons politiques, et suite aux batailles qui s’étaient déroulées sur Galidraan et Baltizaar, Dooku se retira de plus en plus des affaires de l’Ordre. Refusant des missions assignées par l’instance supérieure des Jedi, Dooku se sentait également concerné par des prédictions faisant état de l’avènement d’un âge de ténèbres sur la galaxie. Et même s’il discutait de ses préoccupations avec certains Maîtres Jedi, c’était en la personne de Sifo-Dyas que Dooku trouvait son meilleur confident.

 

Dooku en compagnie de son ami et confident Sifo-Dyas.
Dooku, en compagnie de son ami et confident Sifo-Dyas.

Le désenchantement de Dooku pour la voie des Jedi ne passa pas inaperçu pour le sénateur Palpatine, alias le Seigneur Noir des Sith Dark Sidious, qui observait Dooku depuis un certain temps et avait prévu d’utiliser sa réputation, ses dons et ses ressources financières pour son plan à grande échelle de domination galactique. Ainsi, bien avant la Crise de Naboo qui survint en l’an -32, Palpatine rencontra à plusieurs reprises Dooku pour recueillir ses opinions et cultiver une alliance avec le Maître Jedi. Même si son obédience allait toujours à l’Ordre Jedi, contre lequel cependant son mécontentement ne faisait que croître, Dooku était persuadé que le Côté Obscur de la Force pouvait être convoqué sans que l’utilisateur ne fût corrompu par son pouvoir. La désillusion du Maître Jedi franchit un nouveau cap quand il apprit le décès de Qui-Gon Jinn lors du duel contre Dark Maul, Dooku prononçant plusieurs condamnations publiques à l’encontre du Sénat de la République et sa bureaucratie gangrénée.

 

Avec la mort de son premier disciple, plus rien ne retenait Dooku, qui quitta l’Ordre des Jedi. L’humain se retira sur sa planète natale de Serenno et réclama son titre héréditaire de comte. Cette démission surprit ses pairs Jedi, d’autant que Dooku ne donna jamais en public les raisons qui le poussèrent à prendre cette décision. Ayant décidé de quitter la confrérie de son plein gré, Dooku compta parmi ceux que l’on appelait les Vingt Égarés. À ce titre, et en hommage à son travail au sein de l’Ordre Jedi, un buste en bronzium de Dooku fut placé dans l’enceinte des Archives Jedi en compagnie des sculptures des 19 autres Égarés. La perte d’un élément aussi exceptionnel fut ressentie avec une grande amertume par l’ensemble des Jedi. Après sa démission, Dooku contacta son vieil ami et allié Faro Argyus, devenu capitaine dans la Garde du Sénat, le soldat acceptant de travailler en secret pour l’ancien Maître Jedi.

 

 

II. Au service de Dark Sidious

 

Bien avant d’avoir abjurer ses pairs et son serment envers la République, les désillusions successives de Dooku avaient fini par attirer sur lui l’attention des Sith. En effet, environ deux décennies avant la Bataille de Naboo, Dooku accompagna Jocasta Nu, son ami Sifo-Dyas et son ex-Padawan Qui-Gon Jinn pour une mission sur Serenno, son monde natal, afin d’y résoudre un différend sectoriel. À cette occasion, Dooku rencontra un Muun répondant au nom de Hego Damask. Mais en réalité, il s’agissait d’une identité factice derrière laquelle se dissimulait le Seigneur Noir des Sith Dark Plagueis. Ce dernier manifestait un certain intérêt pour le Maître Jedi et avait notamment remarqué que sa personnalité bien trempée l’amenait à côtoyer le Côté Obscur, même si Dooku n’avait pas encore franchi la ligne. Ses dispositions amenèrent même Plagueis à le considérer comme un remplaçant potentiel pour son apprenti du moment, en l’occurrence Palpatine. Cette connexion précoce entre Dooku et l’Ordre Sith allait s’avérer déterminante dans la mise en œuvre du Grand Plan que mettrait en branle Palpatine.

 

Mais même s’il était fort possible que Dooku fût sous l’influence de Palpatine bien avant la mort de Qui-Gon, le Sith connaissant bien les désillusions de Dooku à propos de la République et des Jedi, le comte n’en était pas pour autant un Sith à part entière, d’autant qu’en ce temps-là il n’avait pas connaissance de l’identité Sith de Palpatine. Néanmoins, surtout après les événements survenus sur Galidraan, Palpatine devint l’un des plus proches confidents de Dooku, et l’utilisa notamment comme source d’informations afin de se tenir au courant des actions menées par les Jedi vis-à-vis des ténèbres qui commençaient à planer sur la galaxie. De son côté, Dark Plagueis considérait Dooku comme l’opportunité de créer un mouvement dissident qui ébranlerait les fondations de l’institution républicaine. Peu après la mort de Qui-Gon, Dooku donna sa démission à ses pairs et s’entretint avec Palpatine à propos du fait de devenir Comte de Serenno et de rechercher une alliance potentielle avec les Sith, pensant qu’ils partageaient son point de vue à propos du fait de reforger la galaxie. Et même si après la Bataille de Naboo de l’an -32, Dooku songeait à donner la chasse au second Sith, Dark maul ayant été apparemment tué par Obi-Wan Kenobi, il parvint à la conclusion que, même en éliminant le second Sith, il ne parviendrait pas à freiner la progression inévitable du Côté Obscur de la Force.

 

Palpatine ne révéla pas encore à ce moment-là sa véritable identité de Sith, n’étant pas tout à fait sûr de l’allégeance de Dooku. Mais étant donné qu’il avait tué son maître Dark Plagueis, et qu’apparemment son apprenti Dark Maul avait été vaincu par Obi-Wan Kenobi sur Naboo, il fallait impérativement au Seigneur Noir des Sith un nouveau disciple pour servir son grand dessein pour dominer la galaxie, le temps que le jeune Anakin Skywalker grandît et devînt apte à prendre sa place aux côtés de Sidious. Ainsi, peu de temps après avoir quitté Coruscant, Dooku fut approché directement par Dark Sidious, avec qui il eut une longue discussion. Dans des circonstances assez obscures, Sidious convainquit Dooku de devenir son allié et, après une carrière de 70 ans à servir la paix et la justice en tant que Maître Jedi, le Comte Dooku succomba au Côté Obscur et devint le Seigneur Sith Dark Tyranus, nouvel apprenti de Dark Sidious.

 

Avec ses possessions sur Serenno et les immenses ressources pécuniaires dont il disposait, le Comte Dooku servait désormais les objectifs de son maître. À la même époque, suite à la défection de Dooku des rangs de l’Ordre Jedi, son ami et ancien confrère Sifo-Dyas passa commande d’une armée de soldats aux cloneurs de la planète Kamino dans le but de défendre la République dans un proche avenir. Sidious informa son apprenti de la situation et lui ordonna d’éliminer Sifo-Dyas : d’une part, cela leur permettrait de mettre discrètement la main sur la future armée que les cloneurs allaient créer, les légions de soldats clones devant servir les plans du Seigneur Noir dans les années à venir, et d’autre part Dark Sidious souhaitait tester l’allégeance de Dooku aux Sith et au Côté Obscur. Sans le moindre remords, Dooku s’exécuta et assassina le Maître Jedi qui avait été son plus proche confident. Dooku conserva le corps sans vie de Sifo-Dyas dans un cylindre de stockage pendant plusieurs années. Par ailleurs, Dooku réussit à effacer de la mémoire des Archives Jedi les coordonnées stellaires de Kamino ainsi que de plusieurs autres mondes, en profitant également pour voler des informations concernant des routes hyperspatiales Jedi secrètes à travers la région du Noyau Profond.

 

Dooku s'entretient avec son maître, <strong><a class=Dark Sidious." />
Dooku s'entretient avec son maître, Dark Sidious.

 

Même si d’un point de vue officiel Dooku s’était retiré de la vie publique, le comte de Serenno avait tout de même un emploi du temps bien rempli. Un jour, alors qu’il était en mission sur Géonosis pour le compte de Dark Sidious, le Comte Dooku impressionna Poggle le Bref par sa vaste connaissance des anciens vaisseaux atmosphériques manufacturés par les Géonosiens. Puis l’archiduc Géonosien présenta à Dooku un voilier interstellaire de classe Punworcca 116 en guise de cadeau, ce qui ravit le comte, qui acquit une voile solaire exotique dans l’Enclave Gree et qu’il fit installer sur son nouveau voilier solaire. Ce vaisseau serait son engin personnel pour le reste de sa vie. En parallèle, Dooku perfectionnait son apprentissage du Côté Obscur auprès de Sidious dans une région industrielle désaffectée de Coruscant connue sous le nom des Usines. Cependant, des affaires plus urgentes préoccupèrent davantage les deux Seigneurs Sith. En effet, le culte du Bando Gora fit à nouveau parler de lui et l’influence de cette organisation était suffisante pour constituer une menace pour Dark Sidious. Ce fut grâce à Komari Vosa, ancienne disciple de Dooku, présumée morte et nouveau chef du Bando Gora que le culte put se fortifier au point de représenter une menace. Sidious donna l’ordre à son apprenti Dooku de régler cette affaire de la manière la plus expéditive qui fût en tuant Vosa.

 

Dans le même temps, Dark Sidious avait également chargé Dooku de recruter la personne qui servirait de modèle génétique aux clones de la future Grande Armée de la République, un homme suffisamment fort pour tenir tête à des Jedi et les massacrer. Dooku s’arrangea pour faire d’une pierre deux coups en résolvant ces deux problèmes en même temps de la manière suivante : le comte plaça une prime exorbitante de cinq millions de crédits sur la tête de Komari Vosa, faisant en sorte d’attirer de nombreux chasseurs de primes qui ne manqueraient de s’entredéchirer pour une récompense aussi colossale. Le vainqueur deviendrait l’archétype génétique devant servir à la genèse des clones. Jango Fett triompha et captura Vosa vivante sur Kohlma, une lune de Bogden. Tyranus avait secrètement assisté à la confrontation entre Fett et son ex-apprentie, et lorsqu’il manifesta sa présence le Comte Dooku tua Komari Vosa via la Force. Le chasseur de primes réclama sa paie, mais Fett demeura néanmoins intrigué par la proposition que le Comte Dooku lui fit par la suite, le Sith garantissant au chasseur de primes des richesses bien plus substantielles si celui-ci l’aidait à créer une armée de clones.

 

Dooku offre cinq millions de crédits à <strong><a class=Jango Fett en échange de la tête de Komari Vosa." />
Dooku offre cinq millions de crédits à Jango Fett en échange de la tête de Komari Vosa.

 

Pour finaliser les points de cet accord décisif pour l’avenir de la galaxie, Dooku et Fett se rencontrèrent peu de temps après dans le château du comte. Même si Dooku et Fett avait déjà eu une connexion par le passé, les deux hommes ayant participé à la Bataille de Galidraan, le comte ne sut jamais ce qui arriva à Jango après sa capture par les Jedi et souhaitait l’apprendre de la bouche de l’intéressé en personne, l’apprenti de Sidious connaissant néanmoins une bonne part de la vie de Fett. Lorsque ce dernier arriva au château de Dooku et que les deux hommes entamèrent la discussion, le chasseur de primes n’avait pas confiance en son interlocuteur, sachant pertinemment qu’il avait été un Jedi. De plus Fett exigeait plus de concessions de la part du comte pour que le marché fût scellé.

 

Le comte refusa dans un premier temps, mais sentit bientôt quelque chose oppresser son corps. En fait, Jango avait infecté Dooku avec des spores porteuses de la peste de Karatos et disposait d’un antidote qu’il menaçait de détruire d’une simple pression sur un bouton si le comte ne lui accordait pas ce qu’il demandait. Avec Fett en position de force, Dooku dut concéder du terrain face au chasseur de primes en échange de l’antidote et de renseignements. Jango lui raconta alors ce qu’il avait vécu suite à sa capture sur Galidraan, comment il était devenu esclave avant de s’évader et de prendre sa revanche sur Tor Vizsla. Dooku recourut pendant ce temps aux pouvoirs de la Force pour guérir son mal, ce qui impressionna le chasseur de primes. En plus des émoluments considérables que Fett réclamait pour devenir le modèle des clones, Jango désirait également un clone non modifié, génétiquement pur, pour son usage personnel. Une fois ces derniers détails réglés, les deux hommes signèrent leur accord d’une poignée de main, la création de l’armée de clones pouvant désormais débuter.

 

Dark Tyranus, un puissant Seigneur Sith.
Dark Tyranus, un puissant Seigneur Sith.

 

Dans l’intervalle qui sépara la Crise de Naboo du début de la Guerre des Clones, Dooku fut une éminence grise se cachant derrière des événements politiques plus importants. Par exemple, sur Ryloth, le comte soutint le Twi’lek en exil Kh’aris Fenn, dans l’espoir que, sous sa direction la planète, Ryloth se séparât de la République. Pour ce faire, l’héritier du Clan Secura, Nat Secura, fut enlevé par des Morgukai. Maître Tholme fut capturé par les guerriers alors qu’il avait embarqué sur leur vaisseau pour récupérer Nat. Dooku cependant intervint, soumettant un judicieux conseil à Fenn, pour épargner le Jedi qui pourrait s’avérer utile ultérieurement. Ainsi, Tholme, même s’il ne le savait pas, dut la vie au Seigneur Sith. Cependant, le plans de Kh’aris Fenn pour tenter de s’emparer du pouvoir sur Ryloth fut mis en déroute par les actions combinées de Tholme, Quinlan Vos et Aayla Secura qui récupérèrent Nat Secura pour le ramener à son père. Cependant, même si le Morgukai du nom de Tsyr fut tué au cours de cette mission, son fils Bok parvint à survivre à sa confrontation avec Aayla Secura – avec un bras en moins – et retourna auprès de Dooku. D’ailleurs, les Jedi ne se doutaient pas de l’implication du Comte Dooku dans toute cette histoire. Par la suite, Dooku participa à un assaut mené par la Fédération du Commerce sur Kashyyyk. Aucun Wookiee ne survécut à la confrontation, en conséquence de quoi la présence de Dooku lors de cet événement ne put être attestée et parvenir aux oreilles des hautes instances de la République.

 

Au fil des années passées au service de Sidious, alias Palpatine, Dooku et son maître Sith consacrèrent énormément de temps aux préparatifs de la guerre future qui déstabiliserait la République. Décidant de recourir aux armées droïdes de différentes guildes et corporations commerciales galactiques pour constituer une force militaire antagoniste capable de défier le gouvernement républicain, les deux Sith étaient également en quête de généraux pour mener ces troupes mécanisées, et le destin fit qu’ils s’intéressèrent de près à un leader Kaleesh du nom de Qymaen jay Sheelal, le futur Général Grievous. Sidious ordonna dès lors à son apprenti Dooku d’embrigader le Kaleesh pour qu’il commandât les légions droïdes. Pour ce faire, Dooku travailla avec San Hill, chef du Clan Bancaire InterGalactique, et Poggle le Bref afin de transformer Grievous en machine à tuer implacable. Ils s’arrangèrent pour qu’une bombe ionique fût placée sur la carlingue de la navette du Kaleesh. Une fois le dispositif déclenché, l’engin du général Kaleesh s’abîma en mer et explosa, Sheelal s’éjectant au moment de l’explosion. Quand Dooku, enveloppé dans un manteau de bure, atteignit le site du crash, le général Kaleesh était à l’article de la mort. Après avoir récupéré son cobaye, Dooku infligea un choc cardiaque à Grievous afin de le maintenir en vie le temps d’être acheminé jusqu’à Géonosis où le Kaleesh serait reconstruit.

 

Alors que le futur général séparatiste était envoyé sur le monde des Géonosiens, Dooku retourna sur Serenno afin de collecter un élément indispensable à la phase suivante du projet visant à créer le général droïde parfait : le sang de Sifo-Dyas, dont Dooku avait préservé la dépouille dans un caisson. Une fois le sarcophage translucide contenant feu Maître Sifo-Dyas acheminé par le comte sur Géonosis, le sang du Jedi défunt fut transfusé au général lors de sa reconstruction dans une tentative, hélas infructueuse, de transplantation de midi-chloriens afin de créer un cyborg doué dans la Force. Même si le résultat ne fut pas au rendez-vous, le sang de Sifo-Dyas permit à Grievous de survivre. Une fois son général entraîné aux arts Jedi du combat, Dooku fit part de sa satisfaction à son maître Sidious. En effet, il ne subsistait pratiquement rien de l’ancienne personnalité du Kaleesh, hormis une haine inextinguible qui réjouissait les deux Sith. Désormais, l’armée de la Confédération des Systèmes Indépendants avait à sa disposition un cyborg tueur de Jedi.

 

Grievous s'entraîne sous le regard attentif de Dooku.
Grievous s'entraîne sous le regard attentif de Dooku.

 

Alors que le plan ourdi par les Sith arrivait à maturité, le temps était venu de créer de profondes divisions au sein du gouvernement de la République, divisions qui ne manqueraient pas d’aboutir à un conflit sanglant. Pour cette raison, Dooku revint sur le devant de la scène galactique en l’an -24 sur la planète Raxus Prime. Depuis ce monde, Dooku prononça un discours qui critiquait ouvertement la République, en l’occurrence sa décadence patente, son hypocrisie et sa corruption, sans compter qu’il en profita pour fustiger l’Ordre Jedi, soi-disant complice de tout ceci. Ainsi, Dooku appela publiquement des systèmes solaires entiers à faire sécession pour rejoindre le mouvement séparatiste. Et le moins que l’on pût dire, c’était que ce sentiment de mécontentement à l’égard du gouvernement républicain était partagé et les graines de la discorde embrasèrent bientôt la galaxie, des planètes entrant même en état de résistance contre la République. Les discours effectués au nom du comte en vinrent à saturer les réseaux de communications, si bien qu’une bonne part des propos à contenu séditieux ne pouvait être directement attribuée au nouveau leader séparatiste. Par ailleurs, l’apprenti de Sidious disposait d’une base d’opérations mobile, ce qui le rendait difficile à localiser pour les autorités.

 

Alors que sa notoriété grandissait, Dooku devint une figure politique très controversée. On sait qu’une prime illégale fut placée sur sa tête, mais aussi que plusieurs best-sellers furent écrits à propos de son irrésistible ascension qui le mena à se mêler des affaires galactiques. Alors que la crise menaçait à tout moment de dégénérer en conflit armé, l’idée de la création d’une armée de la République pour contrer une éventuelle attaque des Séparatistes commença à germer dans l’esprit des Républicains. De son côté, Dark Sidious, sous l’apparence bienveillante du Chancelier Palpatine, lança un appel à des négociations de paix avec les Séparatistes sur Bothawui, chose que Dooku refusa tout naturellement puisque le but était de pousser les Républicains à se doter de leur propre armée afin de déclencher un conflit aux proportions galactiques. Cependant, même devant l’évidence, les Jedi refusaient de croire qu’un homme comme Dooku, qui fut un Jedi, pût en venir à des actes de violence.

 

Dooku, un chef charismatique certain.
Dooku, un chef charismatique certain.

 

Pendant la durée de la Crise Séparatiste, le Comte Dooku rechercha secrètement des alliés destinés à servir ses manigances futures. En cela, les chantiers navals de la planète Fondor s’avérèrent cruciaux pour le plan des Seigneurs Sith, mais trois intrigants menaient leur propre complot de leur côté : Groodo le Hutt, le sénateur Rodd de Fondor et Hurlo Holowan voulaient faire s’écraser un vaisseau dans le chantier naval, anéantissant de ce fait leur production. Ces manigances arrivèrent aux oreilles du comte et de Wat Tambor, chef du Techno-Syndicat, et Dooku envoya Jango Fett capturer les trois comploteurs vivants, tandis que Tambor loua de son côté les services de Cradossk pour tout simplement les tuer. Dooku réussit à convaincre Tambor d’annuler la prime que le Skakoan avait placée sur le trio des comploteurs, qui furent ramenés vivants par Fett. Dooku leur offrit l’opportunité de travailler pour lui en échange de leurs vies, proposition que les trois intrigants ne pouvaient refuser.

 

Toujours durant cette période de crise, Dooku recruta la scientifique Jenna Zan Arbor et tenta de faire de même avec le fils de Xanatos, Granta Omega. Malheureusement, Omega fut tué avant de pouvoir entrer au service de Dooku. Répandant toujours les flammes de la dissension dans une galaxie divisée, le comte voulut faire basculer la planète Ansion du côté des Séparatistes, monde qui se trouvait au centre d’un réseau d’alliances mineures. Si cette planète venait à rallier les Séparatistes, plusieurs autres planètes la suivraient automatiquement. Mais le plan échoua grâce à l’intervention des Jedi Luminara Unduli, Obi-Wan Kenobi et de leurs Padawans Barriss Offee et Anakin Skywalker. Néanmoins, cet échec avec Ansion ne menaçait nullement la mise en œuvre du grand dessein préparé par les Sith.

 

 

 

III. L'Attaque des Clones

 

Alors que les préparatifs de guerre allaient bon train et que les fonderies droïdes, notamment celles de Géonosis, assemblaient à la chaîne des milliers d’automates de combat, Dooku dut se montrer parfois conciliant avec des alliés plus réticents que d’autres comme par exemple Nute Gunray. En effet, le vice-roi de la Fédération du Commerce, en échange de l’engagement des ressources de son organisation mercantile au profit des Séparatistes, avait exigé en retour l’assassinat pur et simple de la sénatrice Amidala, contre laquelle le Neimoidien avait une rancune tenace en raison de l’humiliation cuisante qu’il avait subie dix ans plus tôt sur Naboo. Ne pouvant se permettre de se passer des légions de droïdes de combat B1, qui constitueraient l’épine dorsale de l’Armée Droïde Séparatiste, Dooku accepta et le chasseur de primes Jango Fett fut requis pour régler les détails de cette affaire de manière expéditive. Le Mandalorien lui-même fit appel aux services d’une associée, Zam Wesell, mais les deux tentatives d’assassinat contre Amidala furent contrariée, dont une par les Jedi.

 

Kenobi remonta la piste de Fett jusque sur Kamino, où il découvrit l’Armée Clone, puis sur Géonosis, où le Maître Jedi réussit à épier une réunion entre les principaux leaders séparatistes sur Géonosis, réunion visant à établir officiellement la Confédération des Systèmes Indépendants en tant qu’entité politique autonome. Pour l’occasion, Dooku avait réuni les présidents et directeurs des principaux cartels commerciaux, ainsi que quelques sénateurs, certains étant des alliés de longue date du comte comme Shu Mai de la Guilde du Commerce. Alors que le traité était ratifié, Kenobi tenta de transmettre cette information capitale aux instances républicaines et Jedi mais fut interrompu dans sa transmission par l’irruption de droïdes venus l’arrêter. Obi-Wan accusé d’espionnage et emprisonné, le Comte Dooku prit l’initiative d’interroger personnellement l’ancien Padawan de Qui-Gon Jinn et, peut-être, le rallier à sa cause. D’entrée, Dooku ayant à peine franchi le seuil de la cellule où Kenobi était maintenu flottant dans un champ de confinement, Obi-Wan le qualifia de traître. Faisant mine d’être bienveillant, Dooku affirma à son interlocuteur qu’il s’agissait d’une épouvantable erreur.

 

Dooku, lors de sa visite à <strong><a class=Obi-Wan dans sa cellule géonosienne." />
Dooku, lors de sa visite à Obi-Wan dans sa cellule géonosienne.

 

En interrogeant Kenobi sur la raison de sa présence sur Géonosis, le Comte Dooku tenta de sonder les points faibles d’Obi-Wan à travers ses souvenirs, notamment celui de la perte tragique de Qui-Gon Jinn. Cherchant à insinuer le doute dans l’esprit d’Obi-Wan, Dooku rappela à ce dernier que si Qui-Gon n’ignorait rien de la corruption du Sénat, jamais il n’aurait toléré une telle décrépitude des institutions et aurait rejoint Dooku dans son combat s’il avait connu la vérité, à savoir que la République était désormais sous le contrôle d’un Seigneur Noir des Sith nommé Dark Sidious. Dans un dernier appel, s’attaquant aux principes de Jedi que Kenobi défendaient, le comte voulut le convaincre d’unir leurs forces pour anéantir les Sith. Mais, loin de faire basculer le Maître Jedi du Côté Obscur en voulant l’impressionner avec la révélation d’une telle menace, Kenobi resta fidèle à sa réputation d’incorruptible et rejeta l’offre de Dooku. Déçu, Dooku quitta son invité et ajouta qu’il serait difficile de le relâcher. Par ailleurs, la transmission de Kenobi à destination de Coruscant fut également visionnée par Anakin Skywalker et Padmé Amidala, tous deux se trouvant sur Tatooine et ayant la ferme intention de libérer Obi-Wan, sans grand succès hélas car les deux jeunes gens furent faits prisonniers dans les fonderies droïdes de Géonosis.

 

Les deux captifs amenés devant le Comte Dooku, celui-ci leur promit d’être cléments s’ils rejoignaient la cause séparatiste, offre qu’Amidala refusa. Au terme d’un simulacre de procès, le Padawan et la sénatrice furent condamnés à morts dans l’arène Petranaki en même temps que Kenobi. Depuis la loge principale surplombant l’arène, Dooku, en compagnie de ses alliés et de l’Archiduc Poggle le Bref, put admirer le spectacle des bêtes – un acklay, un reek et un nexu – lâchées pour se jeter sur leurs proies attachées à des piliers d’exécution. Mais le processus ne se déroula pas comme prévu puisque les prisonniers se libérèrent de leurs chaînes et parvinrent à utiliser le reek comme monture, ce qui attisa la fureur de Gunray. Dooku lui assura qu’il ne s’agissait que d’un léger retard et que la sénatrice et ses compagnons mourraient incessamment sous peu. Mais le Seigneur Sith s’était avancé trop vite dans ses propos, puisque Mace Windu fit irruption dans la loge à ciel ouvert et plaça son sabre laser au niveau de la gorge de Jango Fett également présent.

 

Dooku, accompagné de <strong><a class=Nute Gunray, assiste au spectacle de l'arène Petranaki." />
Dooku, accompagné de Nute Gunray, assiste au spectacle de l'arène Petranaki.

 

Loin de profiter de l’avantage de la surprise pour éliminer Dooku une bonne fois pour toutes, Windu s’entretint avec l’ancien Jedi, le sommant d’arrêter tout, et ce alors que les autres Jedi emmenés par Windu brandissaient leurs sabres au milieu des gradins, faisant déguerpir les Géonosiens. Dooku félicita son interlocuteur pour ce baroud d’honneur et ne manqua pas de préciser que même ces 200 Jedi ne seraient pas suffisants pour contrer les légions de droïdes de combat séparatistes. Sur ce, des super droïdes de combat entrèrent en jeu, surprenant le Jedi au sabre mauve, et l’intervention du lance-flammes de Fett obligea Windu à quitter le balcon pour aller se battre sur le sol sablonneux de l’arène, à l’instar de ses pairs Jedi. Se doutant qu’un impondérable de dernière minute se présenterait, surtout avec deux Jedi et une sénatrice retenus en détention, Dooku avait anticipé l’arrivée du corps expéditionnaire Jedi en mobilisant des milliers de droïdes et un contingent important de Géonosiens. Dooku ne participa pas personnellement à la bataille, mais se contenta de regarder les Jedi se faire submerger et décimer progressivement par sa toute nouvelle armée de droïdes. Le Jedi Coleman Trebor tenta bien d’assaillir le comte en sautant sur le balcon, mais en fut empêché par Jango Fett qui le tua et le précipita en contrebas de plusieurs salves de son blaster. Fett fut lui-même tué peu de temps après alors qu’il voulait se mesurer à Mace Windu, qui décapita le chasseur de primes sous les yeux de Dooku, mais surtout du jeune Boba Fett.

 

Alors que le nombre de Jedi se réduisait à peau de chagrin, Dooku intima l’ordre aux droïdes de cesser le feu, appelant Windu et les survivants à capituler. Mais le Maître Jedi et les siens refusaient de se laisser prendre en otage pour faire l’objet d’un quelconque marchandage. Devant un refus aussi péremptoire, Dooku fit signe aux droïdes pour qu’ils se préparassent à achever les survivants, qui ne durent la vie sauve qu’à l’intervention surprise de Yoda et de l’Armée Clone, que Dooku avait contribuée à créer et qui était intervenue à point nommé comme les Sith l’avaient prévu. Le sauvetage des survivants n’était toutefois que la partie émergée de l’iceberg, puisque qu’une invasion à grande échelle de Géonosis était en cours, la Grande Armée de la République, les Jedi à sa tête, menant des percées sur plusieurs fronts dans les plaines désertiques proches de l’arène. Dooku et les leaders séparatistes se regroupant à leur centre de commandement, le Sith feignit ne pas savoir comment la République avait pu constituer une armée en un laps de temps aussi bref. L’effet de surprise ayant joué en faveur des Républicains, et pour éviter trop de pertes matérielles en vaisseaux et en droïdes, la retraite fut sonnée. Les guerriers de Poggle le Bref iraient se terrer dans les catacombes, puis l’Archiduc remit les plans de l’Arme Ultime à Dooku, qui les emmènerait à l’abri sur Coruscant auprès de Sidious. Cette arme absolue n’était autre que la future et mortelle Étoile de la Mort.

 

Dooku fuit le champ de <strong><a class=bataille de Géonosis." />
Dooku fuit le champ de bataille de Géonosis.

 

Enfourchant son speeder Flitknot et escorté par deux chasseurs géonosiens Nantex, Dooku traversa les plaines arides séparant la base séparatiste du hangar où son voilier personnel était stationné, à environ quarante kilomètres au nord-ouest de l’arène Petranaki. Sa fuite fut repérée par Kenobi et Skywalker, qui le prirent en chasse faute de munitions à bord de leur canonnière TIO/BA. Alors que Dooku avait atteint le hangar et se préparait à embarquer, les deux Jedi arrivèrent à temps pour lui interdire le passage. Laissant ses émotions et son impulsivité le guider, Anakin fonça tête baissée vers le comte, pensant pouvoir le dominer seul. Stoïque, il ne fallut à Dooku que quelques décharges d’éclairs de Force et une manœuvre de télékinésie pour assommer Skywalker contre un mur, le Sith se retrouvant avec Kenobi pour seul adversaire. Même si parer les éclairs de Force de Dooku en se servant de son sabre laser fut aisé pour Obi-Wan, croiser le fer avec un homme passé maître dans l’art du duel au sabre comme Dooku l’était moins. Jouant avec son opposant Jedi, le Sith se moqua de la médiocrité des dons de bretteur d’Obi-Wan, la dextérité du comte étant telle qu’il parvint à franchir par surprise la défense de Kenobi et à le blesser au bras et à la cuisse.

 

Obi-Wan à terre, Dooku éleva sa lame écarlate pour porter le coup de grâce au Maître Jedi, mais son sabre fut arrêté par celui de Skywalker, revenu à lui. Kenobi étant incapable de poursuivre la lutte, il invoqua la Force pour récupérer son sabre laser et le lancer à Skywalker, qui attaqua le comte en faisant danser ses deux lames dans un tourbillon d’énergie. Initialement surpris par l’assaut de Skywalker, Dooku ajusta ses coups et ses tactiques de combat pour forcer Anakin à reculer, détruisant du même coup l’un de ses sabres pour rééquilibrer le duel. Les deux ennemis se fixant dans le blanc des yeux, les parades et les attaques s’intensifièrent au point que les lames frôlaient parfois les deux duellistes, mais Dooku, expert dans le Makashi, profita d’une ouverture et amputa le bras droit d’Anakin avant de l’envoyer d’une poussée de Force rejoindre son maître au sol. Victorieux, le comte n’eut cependant qu’un court répit avant qu’un autre combattant entrât dans le jeu : Yoda. N’ayant pas de temps à perdre, Dooku utilisa la télékinésie pour projeter des éléments de la machinerie du hangar et des débris de rochers provenant du plafond sur le petit Maître Jedi, qui les repoussa sans difficulté. Sûr que le Côté Obscur lui conférait davantage de pouvoirs que tous les Jedi, Dooku usa des éclairs de Force contre le vénérable Yoda qui en dévia, puis en absorba, à la grande consternation du Sith.

 

Dooku face à Maître Yoda, un duel de titans.
Dooku face à Maître Yoda, un duel de titans.

 

De toute évidence, cette querelle ne se règlerait que d’une seule manière : le sabre laser à la main. Activant à nouveau son arme, Dooku sauta pour se porter à la hauteur de son ancien instructeur au sabre laser. La férocité du duel mettait les talents des deux bretteurs à l’épreuve, d’autant que la cible de Dooku possédait une taille réduite par rapport à un humain, Yoda virevoltant et faisant montre d’une agilité qui finit par faire reculer Dooku, surpassé. Ayant présumé de ses capacités, Dooku savait que sa seule alternative pour échapper aux Républicains était d’utiliser la compassion de Yoda contre lui : le Sith fit s’effondrer une colonne d’alimentation sur Kenobi et Skywalker, poussant le Grand Maître Jedi à se désengager du duel et à porter secours à ses semblables. La distraction fut suffisante pour que Dooku pût prendre la poudre d’escampette à bord de son voilier solaire. Le trajet du leader des Séparatistes le conduisit jusque sur Coruscant, dans la zone désaffectée des Usines où il retrouva Dark Sidious. Ce dernier le félicita pour avoir réussi sa mission avec brio, à savoir que la guerre avait enfin débuté conformément à leurs plans.

 

 

IV. La Guerre des Clones

 

Sitôt après avoir rapporté à son maître les conséquences de la Bataille de Géonosis et le début des hostilités, Dooku fit route vers sa base secrète située sur Bakura afin de regrouper les forces confédérées accusant encore le coup de l’attaque surprise de la République sur Géonosis. Mais une fois sur place, Dooku fut accueilli par deux visiteurs importuns : Maître Tholme et Sora Bulq, qui avaient anticipé les mouvements du comte pour lui tendre une embuscade sur Bakura. Déployant sa maîtrise dans le Makashi, le leader séparatiste engagea ses deux anciens confrères dans un duel épique, et proposa même à Tholme et Bulq de se rallier à lui. Face au refus du Jedi Weequay, Dooku répondit par une vague d’éclairs de Force qui neutralisèrent Bulq. Tentant d’attirer ensuite Tholme de son côté, Dooku se montra assez habile pour blesser le Maître Jedi, notamment à l’épaule et en l’énucléant. Même à la merci du comte, Tholme resta fidèle à ses principes et Dooku fit s’écrouler des pierres qui allèrent broyer partiellement le corps déjà meurtri de Tholme, qui néanmoins survécut à cette confrontation.

 

Pour ce qui fut de Bulq, toujours inconscient, Dooku le fit léviter et emmena le Weequay, soignant ses blessures et parvenant à le convertir au Côté Obscur à travers son don de persuasion inné. Avec Sora Bulq devenu loyal au Comte Dooku, le Weequay fut un apport non négligeable pour la Confédération des Systèmes Indépendants pendant la guerre. Et le premier ordre que Dooku donna à son nouveau Jedi Noir fut de porter secours à Tholme, qui avait patiemment réussi, sans doute au prix d’efforts de volonté conséquents, à dégager les débris rocailleux. Ainsi, Sora Bulq pourrait agir en tant qu’agent double au sein du Temple Jedi, revenant en héros avec Tholme sans que les Jedi eussent le moindre soupçon.

 

Dooku neutralise <strong><a class=Sora Bulq sur Bakura." />
Dooku neutralise Sora Bulq sur Bakura.

 

La Guerre des Clones venait à peine de débuter que Dooku était déjà craint à travers toute la galaxie, non seulement en tant que chef charismatique des Séparatistes, mais aussi, sous le nom de Dark Tyranus, en tant que Seigneur Sith. Et l’une des premières campagnes à grande échelle que Dooku visait à mettre en œuvre comprenait l’utilisation de machines de guerre appelées les Decimators. Ces derniers étaient à l’origine destinés à la République, mais ils furent volés par l’un des meilleurs généraux de Dooku, Sev’rance Tann, afin de faire pencher la balance en faveur des Séparatistes. Tann avait également mis la main sur les codes d’activation de ces machines de guerre lors d’un assaut mené sur Alaris Prime, une des lunes de Kashyyyk. Fort de ces succès, Dooku lui ordonna de conquérir le monde de Sarapin, chose que Tann fit mais elle ne parvint pas à garder ce monde très longtemps. Par la suite, Tann fut tuée sur Krant et les Decimators finirent par être détruits, ramenant l’équilibre entre le camp de Dooku et celui de la République.

 

L’une des autres campagnes où le Comte Dooku voulut recourir à la technologie d’une arme monstrueuse fut celle qui impliquait la remise en activation de la Faucheuse Noire, une arme de destruction massive inventée et utilisée par les Sith au cours de la Grande Guerre des Sith. La source d’énergie de cette arme abominable était un artefact nommé le Moissonneur de Force, qui avait été enterré sur Raxus Prime. Cet artefact avait la particularité de vampiriser la force vitale des gens, si bien qu’aucune armée ne pouvait s’approcher de la Faucheuse Noire sans payer un lourd tribut, et la puissance ainsi accumulée servait à la Faucheuse à créer des tempêtes à la surface des planètes, ce qui en faisait l’arme idoine pour balayer les armées de clones. De fait, Dooku se rendit sur Raxus Prime et supervisa le chantier d’excavation visant à déterrer le Moissonneur. Par ailleurs, le comte avait placé une prime sur Boba Fett pour qu’il lui fût ramené vivant, le fils de Jango ayant survécu aux événements de Géonosis. Ce fut Aurra Sing qui amena le garçon à Dooku sur Raxus Prime. Dooku offrit un abri au jeune Fett et lui indiqua qu’il prendrait, du moins pendant un temps, la responsabilité de son éducation.

 

Toutefois, malgré les règles que Dooku avait imposées au fils de Jango pour qu’il restât, la curiosité de ce dernier, ainsi que son tempérament déjà volontaire, firent qu’il ignora les interdits du comte et enquêta sur l’excavation en cours. Irrité de cela, et probablement par le fait que Boba pourrait le menacer en révélant sa double identité, Dooku ordonna que le jeune chasseur de primes fût éliminé. Toutefois, en raison d’une attaque imminente des Jedi, qui avaient repéré les activités suspectes des Séparatistes sur Raxus Prime et préparaient un assaut contre le site d’excavation, le Comte Dooku confia cette basse besogne à son nouveau garde du corps, Cydon Prax. Mais Fett parvint à s’échapper. Heureusement, malgré un délai raccourci avec les Jedi qui menaçaient d’arriver bientôt, le Moissonneur de Force fut retrouvé et mis en sécurité à bord d’un croiseur alors qu’Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi lançait leur offensive avec leur bataillon de clones et de RT-TT pour submerger les défenses de l’avant-poste séparatiste. Apercevant Dooku tirant sa révérence au moment de l’arrivée des Républicains sur le site, Skywalker poursuivit le comte pour le confronter dans la soute de chargement du croiseur séparatiste. Que cela fût délibéré ou non, Dooku était curieux de voir quel effet le Moissonneur de Force aurait sur un Jedi, et Skywalker fut désigné pour servir de cobaye : avec l’aide de Cydon Prax, Dooku neutralisa Anakin et le fit enfermer avec les autres prisonniers pour être emmené sur le lieu d’expérimentation du Moissonneur, Alaris Prime.

 

Dooku, un Seigneur Sith sans scrupule.
Dooku, un Seigneur Sith sans scrupule.

 

Néanmoins, Dooku avait sous-estimé la volonté de survie de son jeune ennemi, qui brisa les barreaux de la cellule du camp de détention où il se trouvait, récupéra son sabre laser, libéra les prisonniers Wookiees – également présents pour le test du Moissonneur – et déguerpit en quatrième vitesse en compagnie de la contrebandière Bera Kazan en utilisant des STAP qui emmenèrent Skywalker et sa camarade de cellule loin de la portée du Moissonneur de Force. Pris au dépourvu, d’autant que Skywalker avait rallié la résistance Wookiees d’Alaris Prime, luttant contre l’occupation séparatiste, et avait pu transmettre un signal de détresse à la République, Dooku profita de la confusion des combats pour s’éclipser avec l’artefact Sith, les morceaux de la Faucheuse Noire devant être rassemblés au plus vite. Dans l’intervalle, le comte déploya le Moissonneur sur Aargonar, Bakura et Dac, drainant l’énergie vitale d’une partie des habitants de ces planètes afin de charger le Moissonneur au maximum en vue de la remise en marche de la Faucheuse Noire. Avec tous les éléments rassemblés, Dooku mit le cap sur Thule, un ancien bastion Sith, plus précisément au sein de la ville de Kesiak, pour redonner vie à la sinistre machine des Sith.

 

Ce plan, apparemment parfait, fut contrarié quand une importante armée de clones attaqua Thule et que Skywalker, fort du savoir glané dans le tombeau d’Ulic Qel-Droma sur Rhen Var et concernant la neutralisation de la Faucheuse, réduisit le dispositif de Dooku à l’état de cendres et de pièces détachées, Cydon Prax ayant été également tué en tentant de s’opposer au Jedi. Comme à l’accoutumée, Dooku partit du champ de bataille. Cette série de victoire durant cette campagne et qui connut son apogée avec la destruction de la Faucheuse Noire servit la propagande républicaine, qui clamait haut et fort que la Confédération des Systèmes Indépendants était en déroute. De son côté, Dooku réfuta publiquement une telle assertion, soutenant que Raxus Prime et d’autres mondes sacrifiés n’étaient que des bases temporaires, et que les plus importantes planètes séparatistes demeuraient sous contrôle et préservée de toute incursion ennemie.

 

Toujours dans les premiers mois de la guerre, Dooku voyagea jusque sur le monde de Rattatak et se rendit dans une arène de gladiateurs appelée le Chaudron dans le but de trouver un nouveau serviteur, un qui serait dévoué à l’exécution de ses souhaits. Une fois débarqué, le comte fut salué par son hôte qui le pria de le suivre jusqu’à une loge surplombant l’arène, où de féroces duels de gladiateurs se déroulaient, afin que Dooku pût faire son choix. Admirant sans sourciller la brutalité ostentatoire dont faisaient montre les combattants du Chaudron, Dooku ressentit une perturbation dans la Force, témoignant de l’entrée en jeu d’une personne qui jouerait un rôle capital dans les plans futurs de Dooku : la Jedi Noire Asajj Ventress. Le plus silencieusement du monde, la guerrière était parvenue à assassiner le guide de Dooku et à prendre sa place sans la moindre fausse note et avant même que Dooku eût pu surprendre le meurtre de son guide, pourtant assis juste à côté de lui, ce qui l’impressionna au plus haut point. Toutefois, comme il le précisa à Ventress, le comte ne requérait nullement les services d’un maître espion. Sans perdre une minute, la Jedi Noire bondit au milieu de l’arène et lamina les autres concurrents les uns après les autres, aidée en cela de deux sabres laser, démontrant ses talents d’assassin et de guerrière.

 

La première rencontre entre Dooku et Asajj Ventress, placée sous le signe du défi.
La première rencontre entre Dooku et Asajj Ventress, placée sous le signe du défi.

 

Contenté par cette démonstration de force, Dooku applaudit une telle performance. Mais lorsque Ventress affirma qu’elle ne devait cette puissance qu’au seul fait d’être une Sith, Dooku se rit d’elle, sachant en qualité de Seigneur Sith qu’il s’agissait d’une revendication ardue dont très peu de personnes pouvaient se targuer. En conséquence de quoi, le chef séparatiste lévita pour descendre en douceur sur le sable de l’arène et parler entre quatre yeux à son interlocutrice : même si cette dernière possédait la tenue rituelle et le style de combat des Sith, Dooku allégua le fait qu’il ressentait énormément de crainte au tréfonds de l’âme de la Jedi Noire, chose que les Sith arrivaient à dépasser. Animée de colère suite à ce dénigrement, Asajj brandit ses deux sabres et attaqua Dooku, pensant qu’il ne s’agissait que d’un vieillard stupide qui n’était qu’un néophyte en ce qui concernait le Côté Obscur de la Force. Que cela fût intentionnel ou non, Dooku avait provoqué la fureur de la jeune femme et, loin d’être décontenancé par la situation et au lieu de perdre du temps en discours futiles, le comte prouva le contraire à Ventress, à savoir qu’il était un bien meilleur adepte du Côté Obscur qu’elle puisqu’il maîtrisait les éclairs de Force, qu’il déchaîna contre la Jedi Noire qui fut momentanément neutralisée par cette attaque.

 

Le Comte Dooku transporta ensuite Asajj Ventress dans une chambre et attendit son réveil pour la tester une nouvelle fois. Lorsqu’elle émergea enfin, Dooku l’attaqua subrepticement alors qu’elle explorait le lieu où elle se trouvait et engagea un duel où sa maestria de bretteur se montra à la hauteur face à une jeune femme hargneuse armée de deux sabres laser. Attisant la haine de son adversaire, Dooku enfonça le clou en affirmant que si elle était une vraie Sith, elle aurait déjà mis Dooku hors d’état de combattre. Ventress était certes talentueuse, distrayant Dooku pendant quelques secondes en faisant s’effondrer une sculpture sur lui, mas le comte avait de l’expérience et de la ressource, puisqu’il happa via la Force les deux sabres de Ventress, les détruisit d’un coup de sabre et envoya la Jedi Noire au loin, plaçant sa lame cramoisie sur sa gorge. Ventress reconnut sa défaite, mais Dooku lui épargna la vie, ayant d’autres projets pour elle. Dark Sidious, qui avait assisté à la violence du combat via son hologramme, fut présenté à la jeune femme par Dooku. Ventress, dont les talents au sabre laser étaient certains, fut chargée par le Seigneur Noir de traquer Anakin Skywalker et de l’éliminer. Aigrie et vindicative à l’égard de l’Ordre Jedi, Ventress serait l’outil idéal pour affronter Skywalker et, en guise de cadeau, Dooku lui remit deux nouveaux sabres laser, en fait ceux ayant appartenu à son ancienne apprentie Komari Vosa. Avec un tel assassin, Dooku était plutôt confiant dans le fait qu’elle donnerait beaucoup de fil à retordre à Skywalker, même si pour Sidious elle n’était qu’un vulgaire instrument devant servir ses plans. Ainsi, Ventress devint le nouveau commandant et acolyte de Dooku.

 

Dooku défie Asajj Ventress, son nouvel et meilleur assassin.
Dooku affronte Asajj Ventress, son nouvel et meilleur assassin.

 

Dans le même temps, Dooku poursuivait sa campagne de sédition et utilisa à bon escient son influence pour inciter de nouveaux systèmes solaires à se rebeller contre le gouvernement républicain, créant parfois des dissensions au sein même des populations planétaires en jouant sur des rivalités ethniques séculaires. Toutefois, la victoire des Séparatistes n’était pas le but que poursuivait le comte, puisque ses objectifs secrets, travaillant de concert avec son Maître Sidious, étaient d’étendre le conflit, affaiblir les institutions de la République et clairsemer les rangs des Jedi. De fait, Dooku sabota volontairement certaines campagnes qui auraient pu devenir des victoires potentielles pour la Confédération des Systèmes Indépendants, comme cela fut le cas de la Bataille de Kamino qui survint trois mois après le début de la Guerre des Clones. Sidious et son apprenti Tyranus minèrent cette campagne pour la simple et bonne raisons que leur plan n’arriverait à maturité que si la guerre se prolongeait, or les Séparatistes planifiaient une attaque de grande envergure contre les fabriques de clones de Kamino pour mettre un terme rapide à ladite guerre, chose que les deux Sith ne désiraient pour rien au monde. Par ailleurs, cela rétablirait l’équilibre entre les deux belligérants et amènerait à un enlisement du conflit.

 

Le plan des Séparatistes entra en possession des Républicains sur la station de la Roue grâce aux Jedi Quinlan Vos et Aayla Secura, qui relayèrent l’information à leur camp et conformément au souhait de Dooku. L’agent du comte, Tookarti, informa son supérieur de la fuite de ces informations et le chef séparatiste ne s’en inquiéta pas plus que cela, ce qui provoqua l’incrédulité de Tookarti qui ne comprenait pas pourquoi le comte se mettait lui-même des bâtons dans les roues. Coupant court à la conversation, Dooku trancha en disant qu’il n’avait pas à chercher à comprendre, puisqu’en définitive Tyranus servait les desseins de son maître. La suite des événements se déroula sans impondérable, puisque la République put repousser l’invasion de Kamino, détruire nombre de ses vaisseaux et le Commandant Merai, un Mon Calamari idéaliste et brillant tacticien ayant planifié l’attaque, trouva la mort aux commandes de son propre chasseur. Malgré ces lourdes pertes, dont Merai que Dooku considérait comme un personnage utile, la conflagration galactique continuait d’embraser les millions de mondes habités au grand plaisir de Sidious. Ces personnes perdues, emportées dans le fracas de la guerre, n’étaient pas irremplaçables puisque Dooku veilla à s’entourer d’Acolytes Noirs nombreux et à l’utilité certaine.

 

Ces Acolytes Noirs étaient des utilisateurs de la Force, le plus souvent d’anciens Jedi désillusionnés et embrigadés par Dooku tels Tol Skorr et Kadrian Sey, ou des personnages plus obscurs comme Trenox et Saato. Dooku veilla à cultiver leurs talents, notamment au sabre laser, et les encouragea à recourir aux émotions négatives pour décupler leur force. Mais le comte prit soin de ne pas les initier aux secrets les mieux gardés des Sith, s’assurant ainsi de rester leur maître et respectant ainsi la Règle des Deux instaurée par Dark Bane, puisque ces Acolytes Noirs n’étaient rien de plus que des Jedi Noirs, les seuls vrais Sith étant Dooku et Sidious. De plus, pour suppléer ce cercle d’adeptes obscurs dévoués au comte, Dooku recruta des guerriers émérites comme le mercenaire Gen’Dai du nom de Durge, augmentant ainsi le potentiel offensif de la Confédération des Systèmes Indépendants. Enfin, l’Ordre Jedi lui-même s’avérait désuni contre les Séparatistes, certains refusant de revêtir le manteau de Général Jedi, d’autres se joignant au comte. Ainsi, Sora Bulq put exploiter l’ignorance des Jedi à propos de sa véritable allégeance à Dooku afin de créer un schisme au sein de la confrérie, convaincant les Jedi dissidents pour qu’ils se rassemblassent lors d’une rencontre sur son domaine familial sur Ruul, environ trois mois après Géonosis. Mais le complot ourdi par Bulq et autorisé par Dooku échoua car Mace Windu, également convié à la réunion, découvrit où allait la fidélité de Sora Bulq, éventant son subterfuge pour faire basculer les dissidents dans le camp adverse.

 

Mais l’une des préoccupations de Dooku était de trouver un général en chef pour toutes les armées droïdes. Car même si le comte et son maître avaient investi dans la reconstruction du corps mutilé de Grievous pour en faire un guerrier d’exception, le cyborg n’en était pour autant pas encore le leader incontesté des forces armées séparatistes. Au contraire, le général de confiance de Dooku au tout début de la guerre n’était autre que Sev’rance Tann, qui fut malheureusement tuée sur Krant à peine un mois après le début des hostilités, ce qui poussa Dooku à choisir un successeur, Grievous étant en bonne position pour assumer le commandement de l’Armée Droïde Séparatiste. Néanmoins, le comte voulait s’assurer des capacités du général droïde au cours d’un test qui se déroula sur la station spatiale Trenchant. Pour cela, il attira Asajj Ventress et Durge sur la station dans le but de les confronter à Grievous. Ce dernier s’avéra un défi des plus difficiles à relever pour la Jedi Noire et le Gen’Dai, puisque le cyborg leur infligea de sévères blessures alors que Dooku put admirer le spectacle depuis ses moniteurs de contrôle. Pour récompenser Grievous, Dooku lui offrit le commandement de l’armée confédérée, lui rappelant au passage qu’il était néanmoins son subordonné. Maintenant, la Confédération des Systèmes Indépendants aurait un général pour le reste de la guerre.

 

Dooku avec la Ligue d'Isolation Quarren.
Dooku avec la Ligue d'Isolation Quarren.

 

Continuant d’opérer son travail de sape, Dooku dépêcha par exemple Durge sur Muunilinst en vue de repousser un assaut de la République et mit le feu aux poudres sur de nombreuses zones de tension au sein d’une galaxie à couteaux tirés, comme par exemple en poussant la Ligue d’Isolation Quarren à entrer en guerre contre les paisibles Mon Calamari. Toujours vers la même époque, dans le but de miner le moral des Jedi, le comte déploya des unités de droïdes caméléons sur la glaciale Ilum en vue d’une frappe contre la source des cristaux de sabres laser des Jedi. Comme put le constater Yoda à cette occasion, le Grand Maître ayant affronté ces droïdes occultés sur Ilum, la perfidie du Comte Dooku ne le faisait reculer devant rien. En témoignait par exemple l’intérêt que porta le leader séparatiste pour une arme baptisée l’Éliminateur de Planètes, Dooku ayant été convié à assister au test préliminaire afin de vérifier si le dispositif s’avèrerait plus utile aux Sith que leur projet d’Arme Ultime. Hélas, en raison de l’intervention de Mace Windu, l’appareil fut neutralisé avant son déclenchement, au grand dam de son concepteur, qui subit le courroux de Dooku qui n’appréciait pas qu’on lui fît perdre son temps en plus de tenter de lui vendre un engin défectueux. Sans autre forme de procès, Dooku fit emmener le concepteur de l’Éliminateur de Planètes, les plans des Sith devant rester concentrés sur leur propre arme de destruction planétaire.

 

Entre-temps, Dooku poursuivait son œuvre de division de la galaxie et convia les principaux leaders de plusieurs mondes stratégiques du Secteur Vorc, incluant notamment Jonction V, à une rencontre sur la planète Null, parmi lesquels figurait Lorian Nod, l’ancien camarade de promotion et némésis de Dooku. Le but de cette réunion était de convaincre les dirigeants de ces planètes de soutenir l’effort des Séparatistes en s’engageant à leurs côtés. Avec un tel renfort de planètes, Dooku et son camp disposeraient d’une assise solide dans la Bordure Médiane. Cependant, suite à un séjour carcéral, Nod avait changé et avait contacté les Jedi pour savoir ce que Dooku manigançait. Kenobi et Skywalker enquêtèrent et découvrirent que Dooku avait engagé un tueur pour éliminer Samish Kash, un des leaders conviés et qui avait des réticences quant à la généreuse proposition faite par le comte. Par ailleurs, la réunion se solda par un échec puisque les dirigeants des planètes concernées refusèrent de se joindre aux Séparatistes, ce qui déplut au Comte Dooku qui, en réponse, lâcha des droïdes de combat contre les dignitaires. Par chance, Obi-Wan et Anakin prémunirent les dirigeants contre cette attaque juste à temps. Contrarié dans ses plans, Dooku quitta la scène de cette échauffourée, Nod sur ses talons pour tenter de l’arrêter. La confrontation se solda par la mort de Lorian Nod, que Dooku tua personnellement avant de quitter Null. Ainsi, ces événements démontraient bien que rien n’était fixe dans le temps, qu’un grand homme comme Dooku pouvait se fourvoyer alors qu’un homme ayant commis des fautes par le passé pouvait recevoir l’absolution en vertu d’actes charitables susceptibles de le racheter.

 

Dooku, secondé par son fidèle lieutenant <strong><a class=Sora Bulq." />
Dooku, secondé par son fidèle lieutenant Sora Bulq.

 

D’une plus grande subtilité que ne voulaient le croire ses adversaires, Dooku n’utilisait pas exclusivement la coercition et l’intimidation pour parvenir à ses fins. La compassion également pouvait s’avérer une arme redoutable entre les mains du Seigneur Sith, comme cela fut le cas lorsque les forces de Dooku abordèrent un transport Acclamator, environ sept mois et demi après la Bataille de Géonosis, près de Drongar, à bord duquel se trouvaient les Jedi Sian Jeisel, Kai Justiss et Tsui Choi. Au lieu d’ordonner l’exécution du trio de Jedi, Dooku les relâcha, clamant que tous les Jedi étaient ses frères et sœurs et s’assurant qu’une navette les reconduisît en territoire neutre. Surpris par cet accès de clémence, Sora Bulq questionna son maître en privé, qui lui expliqua qu’il ne s’agissait que d’un moyen pour semer le doute dans les rangs des Jedi et, qui sait, amener de nouveaux transfuges dans le camp séparatiste. Ce fut vers cette époque que le Conseil Jedi décida d’utiliser Quinlan Vos afin d’infiltrer le cercle restreint des proches de Dooku pour apprendre ses secrets.

 

Cette infiltration était un pari risqué, Dooku étant quelqu’un de très perspicace, mais aussi parce que Vos avait déjà flirté avec le Côté Obscur en raison de sa mémoire altérée. Aussi les Jedi usèrent-ils des moyens nécessaires afin d’établir le fait que Quinlan Vos était devenu un renégat. Seuls quelques Jedi connaissaient la teneur de la mission de Vos, les autres Jedi ne pouvant que croire à la rumeur et ce pour ne pas compromettre l’intégrité de cette mission. Dooku était bien conscient du passé du Kiffar qui le rendait sensible à l’appel des ténèbres, et le comte décida de l’utiliser pour son propre compte. Lorsque Quinlan Vos fut admis au quartier général du leader séparatiste, ce dernier attendait son visiteur de pied ferme dans sa base d’Antar 4, le Kiffar devant néanmoins se mesurer à la garde personnelle de Dooku, composée des Jedi Noirs Tol Skorr et Kadrian Sey. Une fois ce test préliminaire réussit, Vos fut introduit auprès de Dooku qui, sans plus attendre, voulut mesurer les talents de son nouvel acolyte au sabre laser.

 

Dooku teste les aptitudes de <strong><a class=Quinlan Vos suite à la prétendue défection du Kiffar." />
Dooku teste les aptitudes de Quinlan Vos suite à la prétendue défection du Kiffar.

 

Engageant le Kiffar personnellement, Dooku trouva son style déplorable, imputant la faute au Conseil Jedi qui avait laissé les techniques de duel se détériorer à un point tel que seuls de rares Jedi pouvaient se targuer du titre de maître épéiste. Malgré les exhortations de Bulq qui encourageait Quinlan à recourir au Vaapad et donc au Côté Obscur, Dooku savait que le Kiffar ne déchaînait pas la pleine puissance de sa rage, qu’il en avait peur comme tous les Jedi, dont la décadence n’était égalée, selon ses dires, que par la parodie de gouvernement qu’était devenue la République. En fustigeant le gouvernement et le Conseil Jedi, seuls responsables de la mort de Qui-Gon Jinn en l’impliquant dans les mailles du filet politicien selon lui, Dooku parvint à éveiller une première fois la part ténébreuse sommeillant dans le cœur du Kiffar qui attaqua le comte, qui para l’attaque à temps et mit un terme au combat d’une poussée de Force. Parfaitement satisfait, Dooku accepta Quinlan Vos à ses côtés, et les deux hommes et les mignons de Dooku partirent pour la planète Tibrin, pour libérer son peuple du joug de la République et de son dirigeant Suribran Tu.

 

Suribran Tu était un dictateur notoire haït par son propre peuple et le dirigeant Ishi Tib offrit de se rallier de son plein gré à Dooku et de gouverner la planète au nom de la Confédération des Systèmes Indépendants. Avant de donner sa réponse, Dooku sollicita les avis de Kadrian Sey et de Quinlan Vos : selon Sey, maintenir Tu au pouvoir serait un bon moyen d’assurer une continuité dans l’administration et de reporter l’attention du comte ailleurs, mais Vos s’y opposa vertement en affirmant qu’accepter son offre reviendrait à signifier que les Séparatistes ne valaient pas mieux que la République, d’autant que Suribran Tu n’était pas fiable. Se ralliant à l’opinion de Vos, Dooku trancha littéralement dans le vif du sujet en décapitant le dirigeant Ishi Tib. Par ailleurs, le comte donna ses ordres pour que le cadavre encore chaud de Tu fût exposé à la vue de la populace, que l’on procédât à une purge de l’entourage immédiat du dirigeant défunt et que Bulq s’assurât du contrôle du gouvernement local le temps que quelqu’un d’autre fût élu. Par cet acte, Dooku fut acclamé comme un libérateur, Vos se trouvant à ses côtés à ce moment-là. Le Kiffar se vit d’ailleurs confier une nouvelle tâche : tuer le sénateur Zurros, un Falleen s’étant attirer le courroux du comte, profitant de sa situation pour se remplir les poches en causant quelques désagréments à la Confédération des Systèmes Indépendants.

 

Dooku et <strong><a class=Quinlan Vos sur Tibrin." />
Dooku et Quinlan Vos sur Tibrin.

 

Dans l’intervalle, Dooku et ses suivants avaient mis le grappin sur la Jedi Shylar, capturée alors qu’elle avait essayé de pénétrer dans le quartier général du Seigneur Sith. Dirigeant l’interrogatoire en compagnie de Skorr et Sey, Dooku tenta de faire fléchir la volonté de Shylar, le comte connaissant bien les astuces mentales pour résister à la douleur et sachant comment les contourner. Ce fut alors que Vos revint de sa mission sur la Roue où il devait se charger de Zurros. Mais au lieu de rapporter la tête du Falleen, Vos n’apporta que sa chevelure et un hologramme dans lequel Zurros, intimidé, se montrait plus docile et prêt à faire tout ce que le Comte Dooku ordonnerait. Même si Vos avait désobéi aux ordres, Dooku accepta cependant son interprétation créative des directives données. Puis, avant de poursuivre la séance de torture sur Maître Shylar, Dooku informa le Kiffar qu’ils partiraient tous le lendemain matin pour Kiffu afin de convaincre la Sheyf Tinté Vos de laisser les Séparatistes implanter une base sur la planète pénitentiaire de Kiffex.

 

Le jour suivant, Dooku et ses Acolytes Noirs se rendirent sur le monde natal de Quinlan et furent présentés à Tinté Vos. Depuis un moment déjà, Dooku tentait, sans résultat, de convaincre la Sheyf du bénéfice mutuelle qu’elle et les Séparatistes retireraient d’un accord. Comme il le réitéra ce jour-là, Dooku se doutait bien qu’une collaboration était pour l’heure improbable, le comte quémandant une simple autorisation pour l’implantation d’une base sur la planète carcérale. Mais toujours avide de pouvoir et tenant à conserver son autonomie, Tinté Vos renvoya la proposition de Dooku à la figure du comte, qui prit les mesures qui s’imposèrent en ordonnant à ses sbires de la tuer elle et ses Gardiens, le Sith prenant également part à la tuerie armé de son sabre laser incurvé. Rancunier, Dooku tint à montrer les pouvoirs du Côté Obscur que la vieille femme avait osés provoquer, déchaînant ses éclairs de Force contre les Gardiens de Kiffu présents. Mais lorsque Tinté fut sur le point d’être tuée par Kadrian Sey, Quinlan s’interposa et élimina Sey, faisant sauter sa couverture à la grande satisfaction de Dooku.

 

Dooku et ses sbires massacrent les <strong><a class=Gardiens de Kiffu." />
Dooku et ses sbires massacrent les Gardiens de Kiffu.

 

Quinlan prit la fuite avec Tinté pour la mettre à l’abri et Dooku se lança à leur suite. Lorsqu’il les rattrapa, le Sith avoua au Kiffar qu’il savait depuis le premier jour qu’il était un agent double, et que s’il l’avait laissé en vie c’était parce qu’il lui serait utile, un pion dévoué qui espionnerait pour lui. Après une brève passe d’armes, Dooku désactiva son sabre et usa de la télékinésie pour malmener Quinlan, non pour le terrasser mais pour l’obliger à l’écouter, notamment à propos des événements entourant la mort de ses parents. Pour appuyer ce qu’il disait, Dooku suggéra à Quinlan de recourir à la psychométrie, talent pour lequel Vos était le plus doué de sa génération, pour découvrir la vérité au lieu d’écouter ses paroles. S’insinuant à travers les brèches mentales qu’il avait créées, Dooku poussa Vos à s’immerger totalement dans le Côté Obscur pour augmenter la puissance de son pouvoir psychométrique et passer outre les défenses psychiques de Tinté pour fouiller dans son âme. Et lorsque Quinlan eut la révélation de la responsabilité de Tinté Vos dans la mort de ses parents, livrés en pâture à des Anzati, il ne resta plus à Dooku qu’à rendre son sabre à Quinlan pour qu’il pût assouvir sa vengeance, chose que le Kiffar s’empressa de faire sans état d’âme. Fier de lui, le comte félicita sa nouvelle recrue, arguant que désormais, avec le Côté Obscur pour allié, il avait la capacité de faire ce qu’il fallait pour changer la galaxie. Dès ce jour, Dooku eut un nouvel assassin personnel.

 

De son côté, les années passées à étudier les arcanes du Côté Obscur imprégnèrent Dooku de sa nouvelle personnalité de Dark Tyranus. Le comte cherchait également durant ces années au service de Sidious à accumuler d’anciens artefacts Sith, dont des holocrons, afin d’en bénéficier mais aussi en faire profiter des alliés de valeur dans la lutte contre la République. On sait par exemple que Dooku offrit notamment un holocron Sith au Jedi déchu Nikkos Tyris, un des fondateurs de la secte des Jensaarai. Aussi, ce fut la raison pour laquelle il envoya Quinlan Vos et Tol Skorr sur le monde nécropole de Korriban retrouver l’holocron perdu de Dark Andeddu. Vos s’en sortit haut la main, Tol Skorr, éjecté de la rampe du vaisseau de Dooku stationnant à basse altitude, ne devant la vie qu’au comte, qui rattrapa télékinétiquement son Acolyte Noir. Content des prouesses de Quinlan Vos, Dooku ne lui faisait néanmoins pas totalement confiance car, même s’il avait basculé du Côté Obscur, le Kiffar ne s’était pas pour autant totalement converti. Par conséquent, le Sith désirait tester une nouvelle fois son nouveau séide. Mais avant d’en venir à l’objectif de cette mission d’assassinat, Dooku fit une digression sur l’histoire des Sith, le fait qu’ils n’avaient rien à voir avec les Jedi Noirs et que leur règle leur imposait de n’être toujours que deux. Prenant cela pour argent comptant, Quinlan fit mine de s’intéresser pour découvrir l’identité du second Sith dont Dooku avait parlé à Obi-Wan sur Géonosis, mais le comte coupa court poliment à la conversation lorsque Vos suggéra que Dooku était un Sith.

 

Dooku offre le cristal rouge d'Andeddu à <strong><a class=Quinlan Vos." />
Dooku offre le cristal rouge d'Andeddu à Quinlan Vos.

 

Revenant au briefing de la mission, Dooku voulait faire trépasser quelqu’un se trouvant sur Coruscant, le sénateur Viento, qui pensait pouvoir tromper et utiliser le comte à ses propres fins. Toutefois, Dooku ne précisa pas le nom de la cible à Quinlan, justifiant que le nom de sa proie lui serait donné le moment venu. Par ailleurs, en guise de récompense pour son rude entraînement et son perfectionnement dans le Côté Obscur, Dooku offrit le cristal rouge qui alimentait autrefois le sabre de Dark Andeddu à Quinlan pour qu’il l’utilisât. Si l’assassinat du sénateur Viento réussit, Vos fut contrarié d’avoir été leurré en pensant tuer le second Sith, chose contre laquelle Dooku se défendit en affirmant qu’il ne lui avait jamais expressément dit qu’il tuerait un Sith sur Coruscant. Quelque peu déçu que la compréhension de Vos à propos du Côté Obscur fût si limitée, Dooku ne conserva pas moins l’atout précieux que le Kiffar représentait dans ses rangs. Ce fut sans doute depuis ce jour que Vos eut l’intime conviction que Dooku était en réalité un Sith et que son maître tirait les ficelles de la République en coulisses. Même si certains des lieutenants du comte connaissaient sa véritable nature de Sith, comme Asajj Ventress, un bon nombre en revanche l’ignoraient.

 

À l’occasion, il arriva à Dooku de placer une prime sur la tête de Jedi, prime que les membres d’une colonie minière sur Katanos VII trouvèrent suffisamment alléchante pour essayer de la récupérer. Ainsi, les habitants de cette colonie minière tuèrent un des Jedi nommé Lunis, mais sa Padawan Obs Kaj réussit à échapper à leurs griffes. Pas pour longtemps en tout cas, puisque Dooku arriva à ce moment-là sur les lieux et fit feu sur la capsule que l’Apprentie Jedi en fuite avait empruntée, ce qui fit qu’il ne versa la prime aux mineurs que pour la mort du Maître Jedi et non de l’apprentie, soit 6000 crédits. Et même si les principales activités du comte durant le conflit étaient de présider le Conseil Séparatiste et de diriger la guerre, Dooku accomplit personnellement certaines missions pour le seul profit de son maître, comme cela avait déjà été le cas sur la planète Hitaka où les deux Sith avaient leurré les Généraux Jedi Ki-Adi-Mundi et Aayla Secura. Mettant du cœur à l’ouvrage pour créer davantage de foyers de révolte, Dooku assista des chefs séparatistes locaux, comme cela fut le cas, environ quinze mois après Géonosis, lorsque le comte envoya un contingent de droïdes assassins de série A pour soutenir l’effort de guerre du Séparatiste Alto Stratus dans sa guerre contre les Républicains et les forces loyalistes de sa planète Jabiim.

 

Et en une occasion, alors qu’il se trouvait dans sa base de Bakura, environ dix-sept mois après les événements survenus sur Géonosis, Dooku dut prendre des mesures drastiques sur ordre de Sidious pour éliminer le Jedi Ronhar Kim et son Padawan Tap-Nar-Pal sur Merson en dépêchant une armée droïde très importante. Ces deux Jedi avaient dans l’idée de faire passer un bilan sanguin à tous les membres du Sénat afin de dénicher ce fameux second Sith dont Kenobi avait entendu parler, chose que Sidious, alias Palpatine, ne pouvait tolérer. Ainsi, l’envoi de troupes mécanisées cinq fois supérieures à ce que les Services de Renseignement de la République avaient cru s’avéra une action vitale, Dooku préservant de ce fait la double identité de son seigneur et maître. Alors que les forces armées des deux belligérants portaient le conflit aux quatre coins de la galaxie, Dooku et le Général Grievous ne reculèrent devant rien pour emporter le plus de vies possibles dans la tourmente de la guerre. Par exemple, l’homme et le cyborg eurent un jour l’idée d’éradiquer une armée d’invasion républicaine sur la planète Viidaav, ainsi que ses habitants, pourtant alliés aux Séparatistes, en rendant la surface de ce monde inhabitable. Les droïdes de combat avaient disséminé des charges explosives à la surface de ce monde en vue de transformer Viidaav en enfer. Au plus grand regret de Dooku, les soldats clones et les colons de Viidaav mirent au jour ce complot et combattirent les défenses droïdes pour stopper le signal de mise à feu des charges. La planète fut sauvée grâce aux actions héroïques de l’un et l’autre camp, dupés par les Séparatistes.

 

Dooku use de propagande pour parvenir à ses fins.
Dooku use de propagande pour parvenir à ses fins.

 

Continuant à prodiguer conseils et assistance à ses lieutenants et alliés, Dooku ne s’impliquait que rarement sur le champ de bataille, comme lorsque les Séparatistes envahirent la planète Praesitlyn pour contrôler le centre de communication vital s’y trouvant, où Dooku ne fit que conseiller l’Amiral Pors Tonith. Pour contrer les actions de Tonith, les Jedi Nejaa Halcyon et Anakin Skywalker se rendirent sur ce monde. D’ailleurs, Dooku et son Maître Sidious témoignaient d’un intérêt tout particulier pour Skywalker depuis le début de la Guerre des Clones et ne manquèrent cette occasion pour l’observer, car souhaitant l’amener plus près du Côté Obscur. Manipulant le cours de la Bataille de Praesitlyn pour œuvrer à la mise en œuvre du grand dessein des Sith, Dooku retarda volontairement l’arrivée des renforts de la Confédération des Systèmes Indépendants jusqu’au dernier moment, entraînant la défaite des forces de Pors Tonith et une nouvelle victoire pour la République. Néanmoins, la bataille avait éprouvé Skywalker.

 

Malgré les atrocités que Dooku avait commises, il existait des personnes qui croyaient sincèrement que le Seigneur Sith pouvait être sauvé. Parmi ces personnes, on comptait le Grand Maître Yoda, qui attendit néanmoins l’arrivée d’un message très particulier du comte au Temple Jedi agir en conséquence. Le Comte Dooku avait en effet épargné la vie du Jedi Jai Maruk, qu’il libéra pour le renvoyer au sanctuaire des Jedi avec un présent pour Yoda. Ce présent n’était autre qu’un petit coquillage, lourd de signification pour le comte et Yoda, et rappelant au vieux Maître Jedi une conversation qu’il avait eue avec Dooku 63 ans plus tôt quand l’humain n’était encore que Padawan. Explicitement, d’après ce que Maruk rapporta, Dooku était désireux de faire la paix ; implicitement, il semblait souhaiter rentrer au Temple Jedi. Préoccupé par cette nouvelle, et après avoir pesé le pour et le contre, Yoda décida de se rendre sur la planète Vjun pour rencontrer son ancien disciple. Dooku avait mis l’accent sur la nécessité d’une entrevue sous le sceau du secret, même si Yoda prit des précautions en informant vaguement et dans les grandes lignes le Conseil Jedi et le Chancelier Palpatine de ses plans.

 

Mais en réalité, Dooku ne tramait qu’une sombre machination en vue de tout simplement tuer Yoda, la paix n’entrant aucunement dans ses prérogatives. Pour aller à la rencontre de Dooku, Yoda s’alloua les services de Palleus Chuff, un acteur de petite stature, pour qu’il incarnât le Grand Maître en public lors d’une mission sur Ithor tandis que Yoda aurait les coudées franches pour se rendre sur Vjun. Ventress prit le vaisseau de l’acteur en embuscade peu avant son arrivée sur Ithor et le détruisit, capturant tout de même Chuff car s’étant rendue compte qu’il ne s’agissait pas de Yoda. Cependant, alors que la galaxie croyait que Yoda avait fait face à son destin, la véritable localisation de Yoda fut dévoilée à cause du droïde Solis, qui voyageait avec lui. Ainsi, Ventress remonta la trace du vrai Yoda jusqu’au Port Spatial de Phindar et attaqua le groupe du Maître Jedi avec dix-huit droïdes assassins de série A, tuant au passage deux Maîtres Jedi – Jai Maruk et Maks Leem – mais au final la Jedi Noire échoua une fois de plus. Cette tournure des événements déplut fortement à Dooku, qui songea sérieusement à éliminer sa tueuse, qui avait fait preuve d’un peu trop d’initiative en voulant se débarrasser elle-même du Grand Maître et avait failli. Cependant, lorsqu’elle reprit contact avec le comte, sachant pertinemment que son sort ne tenait plus qu’à un fil, Ventress fit une proposition audacieuse au comte, celle d’unir leurs forces pour tuer son Maître Sidious. Surpris par cela, Dooku ne se laissa pas pour autant démonter, mais décida de conserver Ventress et lui ordonna de revenir sur Vjun où Yoda viendrait finalement.

 

Dooku à l'époque de la mission sur Vjun.
Dooku à l'époque de la mission sur Vjun.

 

 

Au bout d’une longue attente, Dooku fut visité par Yoda au Château Malreaux, quartier général temporaire de Dooku sur Vjun. Yoda avait laissé les deux Padawans l’accompagnant dans les cavités sous le château afin de rencontrer son ancien élève seul. Le vieux Maître Jedi se présenta à la fenêtre du bureau du comte, qui lui ouvrit en guise d’invitation cordiale avant d’entamer la conversation. Celle-ci porta sur un souvenir d’enfance du comte, à propos des roses et de sa famille, avant d’en venir plus sérieusement à la nature du Côté Obscur et le choix que Dooku avait fait. Témoignant de l’intérêt, Yoda encouragea Dooku à lui expliquer en quoi le Côté Obscur était supérieur. Les arguments de Dooku, portant sur le fait que le Côté Obscur habitait chacun d’entre nous et qu’il fallait embrasser cette vérité, furent réduits à néant par les propos de Yoda, dont le but non dissimulé était de persuader Dooku de revenir auprès de lui, le Grand Maître sachant qu’une lueur de bien persistait au plus profond du cœur du leader séparatiste et qu’il lui accorderait son pardon, bien davantage qu’auprès de son nouveau maître Sith. Dooku sembla considérer cette proposition, ses convictions vacillant momentanément, mais la discussion fut interrompue par le chaos provoqué Kenobi et Skywalker, envoyés sur Vjun par Mace Windu à la requête du Chancelier Palpatine pour prêter main forte à Yoda si nécessaire, dans le château alors qu’ils affrontaient les droïdes et les défenses du château.

 

Même si Yoda n’était pas au courant de cela, ses efforts pour faire entendre raison à Dooku s’envolèrent quand le duel parut inéluctable entre les deux hommes, le comte prenant l’irruption de Kenobi, et surtout de Skywalker, comme une trahison. Dooku déchaîna sa furie contre Yoda, parvenant à le blesser légèrement de la pointe de son sabre laser écarlate. Mais la brève bataille qui s’ensuivit et qui illumina la salle des lueurs rouge et verte des armes des duellistes confirma les talents de Yoda, qui fit reculer Dooku à plusieurs reprises, le comte voyant ses offensives barrées par les parades de Yoda ou rencontrer le vide en raison de l’agilité du petit Jedi verdâtre à esquiver les coups de taille et d’estoc. Alors, comme ultime ressort, le Comte Dooku prit la poudre d’escampette à travers la fenêtre de la salle, se réceptionnant délicatement grâce à la Force plusieurs mètres en contrebas pour finalement se volatiliser une énième fois. Le piège que Dooku avait voulu tendre à Yoda avait été déjoué et avait failli se retourner contre lui quand Yoda avait montré tant de compassion pour le sauver. Mais Dooku ne se faisait pas d’illusion : il savait que le jeune homme qu’il avait été s’en était allé, définitivement ; il ne lui restait plus que la guerre et l’étreinte des ténèbres, qu’il servirait jusqu’à sa mort.

 

 

V. Le conflit se poursuit

 

Disposant ses forces à l’image de pions sur l’immense échiquier galactique de la guerre, Dooku cherchait à rallier toujours plus d’alliés sous la bannière séparatiste. Dans ce but, afin de bénéficier du soutien des Hutts, Dooku prit contact avec l’oncle de Jabba, Ziro le Hutt, et le convainquit d’enlever le fils de son neveu, à savoir le petit Rotta, pour dresser les clans Hutts contre la République et, dans une certaine mesure, permettre à Ziro d’obtenir un gain supplémentaire de pouvoir au sein des clans Hutts. Ziro s’en pourléchait déjà les babines et accepta tout naturellement. Rotta fut enlevé – sans que Jabba ne se doutât qu’il s’agissait d’une traîtrise provenant de Dooku – et emmené sur la planète Teth où il fut retenu sous la surveillance d’un bataillon de droïde et d’Asajj Ventress. Comme prévu, le seigneur du crime requit l’aide des Jedi et de la République, qui ne pouvaient refuser une telle aubaine au vu de la situation : en effet, les forces de Dooku avaient un solide contrôle des principales voies hyperspatiales et, de ce fait, le ravitaillement des troupes de la République dans la Bordure Extérieure s’en retrouvait handicapé. Aussi, la République avait cruellement besoin de conclure un traité avec les Hutts pour que ses armées pussent circuler en toute sécurité sur le territoire des seigneurs du crime et ainsi établir une ligne d’approvisionnement du Noyau jusqu’à la Bordure.

 

Dooku conspire avec Ziro le Hutt.
Dooku conspire avec Ziro le Hutt.

 

Sitôt après la visite de Kenobi sur Tatooine auprès de Jabba pour lui assurer qu’une opération de sauvetage de son fils était montée par la République, Dooku rendit à son tour visite au Hutt afin de semer le trouble en affirmant que les Jedi étaient responsables de cet enlèvement et que, de plus, ils prévoyaient d’attenter aux jours du seigneur du crime. Jabba exigeant des preuves quant à la véracité de ces accusations, Dooku s’engagea à les lui fournir. Pendant ce temps, comme il l’avait ordonné à son assassin, Ventress laissa la République décimer le bataillon droïde gardant le monastère de Teth où Rotta était détenu, le but étant d’obtenir des images compromettantes montrant le petit Hutt entre les mains des Jedi. Ventress lui fournit ces images holographiques par l’intermédiaire du droïde 4A-7, images sorties de leur contexte, montrant Rotta emmené par les Jedi Skywalker et Ahsoka Tano. Lorsqu’il fit visionner ces images à Jabba, Dooku avait obtenu l’effet désiré en attisant l’animosité du Hutt à l’encontre des Jedi et lui certifia qu’une opération de récupération était en cours afin de libérer son fils des Jedi. Patientant dans le palais de Jabba dans l’attente des nouvelles de son assassin, Dooku apprit de la part de Ventress, malgré le délai qu’il lui était imparti, que celle-ci n’avait toujours pas mis la main sur Rotta. Dooku rappela à sa tueuse que dans son propre intérêt il valait mieux pour elle qu’elle réussît, sans compter que les Séparatistes avaient besoin du soutien des Hutts contre la République. Mais la conversation tourna court et Ventress dut interrompre la transmission avec son maître car elle fut rappelée à ses devoirs quand elle dut affronter Kenobi.

 

Ultérieurement, non seulement Ventress n’avait toujours pas récupéré Rotta, mais en plus Skywalker avait emmené le petit Hutt à bord d’un transport en hyperespace pour gagner Tatooine et le ramener à son père. Bien entendu, la version qu’elle donna via le communicateur holographique de Dooku devant Jabba et son assemblée de malandrins fut tout autre : d’après ses dires, Rotta avait été assassiné par Skywalker avant qu’elle ne pût intervenir. Cet impondérable ne fut pas nuisible à Dooku dans son projet puisqu’il sut tirer parti de la colère manifeste de Jabba suite à cette nouvelle, et le leader séparatiste proposa de tuer Skywalker, se rendant selon lui sur Tatooine dans le but de tuer Jabba. Déployant ses MagnaGardes IG-100, deux d’entre eux aux commandes de chasseurs Porax-38 qui obligèrent Anakin, sa Padawan et le petit Hutt à s’écraser à plusieurs kilomètres du palais de Jabba, Dooku se porta personnellement à la rencontre des indésirables, voulant s’assurer, sous prétexte de protéger les intérêts et la vie du seigneur du crime, que Rotta n’arriverait jamais jusqu’à son père.

 

Par ailleurs, le comte informa son allié comploteur Ziro le Hutt de la progression de leurs affaires, la tournure actuelle des événements devant sans doute entraîner la chute de Jabba et probablement l’ascension de Ziro au sein des Hutts. Mais leur discussion fut interrompue car Amidala, venue rendre une visite de courtoisie à Ziro pour qu’il tentât de convaincre Jabba de l’innocence des Jedi dans l’enlèvement de Rotta, avait surpris la conversation entre le comte et du Hutt. Padmé capturée par les gardes de Ziro, Dooku affirma à son interlocuteur que la sénatrice était d’une valeur inestimable pour certains de ses alliés séparatistes et qu’ils se feraient une joie de le rétribuer en échange d’Amidala. Après quoi, Padmé fut retenue en détention et Dooku partit vers les dunes de sables accomplir sa sinistre besogne. À bord de son speeder, alors que la nuit venait de tomber sur les sables de Tatooine, Dooku intercepta la route de Skywalker, qui avait emprunté un autre chemin que celui d’Ahsoka afin de minimiser le risque d’être pris. Skywalker portant le sac à dos dans lequel devait se trouver Rotta, Dooku somma son opposant Jedi de le lui remettre ou alors de mourir, après quoi le comte lança ses éclairs de Force sur Skywalker, qui les para de son sabre laser.

 

Dooku affronte Skywalker dans les dunes de Tatooine.
Dooku affronte Skywalker dans les dunes de Tatooine.

 

Activant également son arme, Dooku chargea sur Anakin dans une passe d’armes où la pointe de l’arme de Dooku passa près du visage du Jedi. Dooku dut admettre que les talents d’épéiste d’Anakin avaient progressé. Cherchant à déstabiliser son adversaire, Dooku se rappela qu’Anakin était originaire de ce monde, avec lequel il partageait un lien ténébreux, marqué par le deuil. Envahi par l’émotion, Skywalker repoussa Dooku et tenta, via la télékinésie, de le submerger sous une rafale de sable, rafale que le Sith lui renvoya en pleine figure avec une aisance désarmante. Skywalker perdit son sabre et Dooku saisit cette occasion pour fondre sur son adversaire, qui récupéra son arme à temps pour arrêter la lame rouge lui effleurant le visage. Mais lorsque Skywalker se rétablit sur ses deux jambes, un geste de Dooku fit que le comte parvint à trancher une partie du sac dorsal d’Anakin où était censé se trouver Rotta. Dooku obligea Anakin à reconnaître sa défaite puisqu’il venait de tuer le fils de Jabba. Mais la mine de Dooku s’assombrit quand il découvrit que Skywalker n’avait servi que de leurre, le sac ne contenant que des pierres. Ayant plus d’un tour dans son sac, Dooku avait au préalable dispatché le reste de ses MagnaGardes sur la route du palais de Jabba pour s’assurer qu’aucun intrus ne pénétrerait dans la base de Jabba, ce qui fit qu’Ahsoka et Rotta furent confrontés aux gardes droïdes de Dooku.

 

De son côté, le comte de Serenno avait bien l’intention d’en finir avec Skywalker. Profitant d’une faiblesse dans la défense d’Anakin, Dooku le repoussa avec la Force et lui montra un hologramme du combat de la Padawan Togruta contre trois MagnaGardes, ce qui fit enrager Anakin au point qu’il désarma et fit chuter le comte au pied de la dune au sommet de laquelle ils combattaient. Nullement déconfit, Dooku remua le couteau dans la plaie en soulignant que ses droïdes tueraient Rotta et livreraient Tano vivante pour la soumettre à la vengeance de Jabba. Sur ce, Skywalker rompit l’engagement et enfourcha le speeder de Dooku pour soutenir sa Padawan, alors que Dooku riait à gorge déployée du tragique de la situation pour ses ennemis Jedi. Toutefois, grâce aux efforts conjoints de Skywalker, Tano et Amidala – qui avait été secourue des griffes de Ziro – le voile de mystère sur toute cette machination fut levé et un traité d’entente entre la République et les Hutts put être signé. Ziro fut arrêté et la responsabilité de l’enlèvement de Rotta rejetée sur les Séparatistes. Il ne restait plus au Comte Dooku qu’à quitter Tatooine à bord de son voilier solaire, informant du même coup Sidious de l’échec des négociations avec les Hutts. Mais pour le Seigneur Noir des Sith, les moteurs de la guerre tournaient toujours en leur faveur et cette petite victoire des Jedi n’empêcherait pas les deux Sith d’atteindre leurs objectifs.

 

D’un certain point de vue, Dooku ne comprenait pas exactement pourquoi son maître s’évertuait à prolonger un conflit que lui-même, avec la supériorité numérique des armées droïdes confédérées et de leurs bâtiments de guerre, serait apte à remporter dans des délais raisonnables. Mais en tant que fidèle disciple de Sidious, Dooku ne poussa pas plus loin le raisonnement, même si certaines décisions de Dark Sidious le plongeaient en pleine perplexité. Par exemple, alors qu’il se trouvait dans sa base sur Serenno, Dooku reçut un message l’alertant qu’une opération montée par les Jedi visait l’un des principaux chantiers navals séparatistes sur Gwori. Informant son âme damnée de maître, Dooku fut quelque peu étonné de voir que celui-ci était non seulement au courant mais qu’il traitait la menace actuelle avec légèreté, arguant que cette mission Jedi n’avait que très peu de chances de succès. Par ailleurs, éterniser le conflit permettait, selon les dires de Sidious, de séparer le bon grain de l’ivraie parmi les serviteurs des Sith et de vérifier quels Jedi représentaient un véritable danger. Mais les craintes de Dooku s’avérèrent fondées quand le Sith apprit que des Jedi avaient franchi le périmètre de sécurité théoriquement inviolable de Gwori pour des êtres organiques. Aussi contacta-t-il Juhm, le superviseur des chantiers de Gwori, pour lui offrir assistance en dépêchant des renforts sur place, même si Juhm affirmait qu’il n’en avait guère besoin et que la situation était sous contrôle.

 

Dooku informe <strong><a class=Dark Sidious de la destruction des chantiers navals de Gwori." />
Dooku informe Dark Sidious de la destruction des chantiers navals de Gwori.

 

Puis, Dooku fut ravi de constater que Juhm avait mis le grappin sur les membres du commando républicain, dont Ahsoka Tano, Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi, ce qui le motiva pour voyager jusqu’à Gwori pour assister aux premières loges à l’exécution de ses adversaires. Affrétant son voilier solaire personnel, Dooku fut escorté par Ventress pour l’occasion, mais une fois arrivé sur Gwori le comte de Serenno déchanta rapidement lorsqu’il découvrit les Jedi échappés et ses précieux chantiers anéantis. À la lumière de cet échec obscène, le couperet tomba pour Juhm quand Dooku prononça la sentence de mort pour le superviseur Muun, qui périt des mains de Ventress. Ne perdant pas une seconde, le Comte Dooku prit contact avec son maître pour le tenir au courant de cet effroyable gâchis. Mais le Seigneur Noir rasséréna son apprenti à propos de la perte des chantiers navals, d’autant que les Sith avaient pu mesurer à quel point Skywalker et Kenobi étaient puissants, et Juhm incompétent. Une expérience douloureuse mais forte d’enseignement pour le leader séparatiste, qui se jura de pallier ces deux difficultés.

 

En tant que leader des Séparatistes, mais aussi en tant que bras armé de Sidious manœuvrant ses pions sur l’immense échiquier galactique de la Guerre des Clones, Dooku dut rivaliser d’ingéniosité au cours de cette conflagration pour amener de plus en plus de mondes, notamment des planètes neutres, dans le giron de la Confédération des Systèmes Indépendants. L’un de ses stratagèmes visait le Roi Katuunko de Toydaria, qui envisageait sérieusement de soutenir la République en autorisant l’implantation d’une base de ravitaillement dans le Système Toydaria. Auparavant, Dooku, par l’intermédiaire du Sénateur Lott Dod, avait bien tenté d’empêcher que Toydaria servît de point de saut pour une mission de ravitaillement à destination de la planète assiégée de Ryloth organisée par Bail Organa et la République, mais cet effort s’avéra infructueux. Pire pour le comte, Katuunko pensait, suite à ces événements, à reconsidérer sa position de neutralité et à se ranger ouvertement du côté de la République en engageant des pourparlers avec elle, chose que le disciple de Sidious ne pouvait tolérer.

 

Interceptant les communications entre le souverain et la République, Dooku apprit que ce serait Yoda qui serait dépêché sur place pour ouvrir les négociations sur Rugosa, une lune corallienne, et dépêcha son assassin Asajj Ventress pour couper l’herbe sous le pied vert de son ancien mentor. Par l’intermédiaire de Ventress, Dooku put discourir par hologrammes interposés avec Katuunko, soutenant que les Jedi ne pourraient le protéger lui et son peuple, les gardiens de la paix ne pouvant même pas se protéger eux-mêmes. En guise de démonstration, plusieurs frégates Munificent accueillirent le vaisseau consulaire de Yoda dès sa sortie de l’hyperespace. Néanmoins, si le navire républicain dut prendre la poudre d’escampette, Yoda et plusieurs clones étaient parvenus à se poser sur Rugosa, et acceptèrent de relever un défi : si Yoda et ses clones parvenaient à vaincre les forces droïdes présentes, Toydaria se joindrait à la République ; mais dans le cas contraire, Toydaria adhèrerait au mouvement séparatiste.

 

Maître en fourberie, trait qu’il transmit à son apprentie Ventress, Dooku s’assura que le combat serait tout sauf équitable, envoyant tout un bataillon pour affronter Yoda et les quelques clones l’accompagnant. Toutefois, ce déséquilibre ne fut que temporaire puisque Yoda parvint à dominer ses adversaires sur le champ de bataille, au grand déplaisir de Dooku, d’autant que Katuunko avait pu être témoin de la bravoure et de la force du vénérable Grand Maître à la peau verte. Renvoyant la proposition d’alliance au visage du comte, Katuunko faillit bien trépasser sous les lames de la Jedi Noire lorsque Dooku, furibond, ordonna à son assassin de tuer le roi Toydarien. Mais Yoda arriva à point nommé pour sauver son altesse sérénissime et ainsi infliger un cuisant échec au Comte Dooku, qui n’était en définitive pas parvenu à gagner la loyauté de Toydaria malgré les ressources déployées.

 

Au cours de la guerre, bien qu’étant appelé de par ses obligations à se tenir relativement loin du champ de bataille, Dooku connut maintes occasions de se salir les mains et de diriger lui-même les opérations en allant au feu, comme cela fut le cas lors de l’attaque séparatiste contre la planète Falleen. Au cours de cet engagement, le comte parvint à infiltrer la forteresse du roi de Falleen, dernier bastion de résistance de la planète, et à l’obliger, sabre laser aidant, à baisser le bouclier protégeant sa forteresse tout en cédant son monde à la Confédération des Systèmes Indépendants. Jubilant, Dooku ne rata pas cette opportunité de satisfaire son maître en lui faisant part de sa victoire.

 

Dooku a des
Dooku a des "arguments" tranchants pour faire céder le Roi de Falleen.

 

Très peu de temps après, Sidious reprit contact avec son apprenti en vue de mettre sur pied un plan pour tuer Bail Organa et Obi-Wan Kenobi, ce plan consistant notamment à recourir à un agent infiltré au sein des Amis de la République, un groupe fournissant des informations à Organa. Sur les ordres de Sidious, Dooku fournit par l’intermédiaire de cet agent des renseignements selon lesquels les Sith seraient sur la planète Zigoola. En effet, la planète susnommée abritait un temple Sith dans les entrailles duquel se trouvaient de dangereux artefacts du Côté Obscur qui ne manqueraient pas de détruire les cibles des Sith. Si Kenobi et Organa se rendirent effectivement sur Zigoola, leur échappée belle fut un nouvel échec retentissant pour Dooku, ce qui mina davantage la confiance de Dark Sidious envers son disciple. Ne relâchant pas pour autant ses efforts, ce fut également vers cette époque que Dooku participa à une conférence séparatiste sur Chanosant dans le but de rallier toujours plus de mondes et de ressources à sa cause.

 

Par la suite, il fut confié au Général Grievous le commandement du tout nouveau vaisseau de guerre de la Marine Séparatiste, le Malveillant, un puissant croiseur doté d’un canon ionique capable de neutraliser les systèmes de tous les appareils croisant sa route avant de les abattre comme des quilles. Pour les phases initiales des tests du Malveillant, Dooku supervisa la manœuvre avec son général cyborg en chef, décimant les navires de combat républicains en ne laissant aucun témoin derrière eux. Lorsqu’ils furent rejoints dans le Système Abregado par une flottille de trois destroyers Venator dirigés par Maître Plo Koon, Dooku somma de brouiller les transmissions ennemies avant que quiconque pût les localiser, puis le canon ionique du Malveillant fit son ignominieux office. Quelques survivants, dont Plo Koon et le Commandant Wolffe, étaient parvenus à gagner des capsules de sauvetage pour échapper à la destruction, et ce fut donc tout naturellement que Dooku voulut s’assurer qu’aucun importun ne s’en sortirait vivant en faisant dépêcher des vaisseaux d’abordage Droch pour traquer et éliminer les éventuels rescapés républicains. Toutefois, ces efforts pour faire taire les curieux ne permirent pas à Dooku et à Grievous d’empêcher Anakin Skywalker et Ahsoka Tano, venus à bord du Twilight inspecter les débris de la flotte de Plo Koon en quête de survivants, d’exfiltrer le Jedi Kel Dor et quelques clones des vestiges du champ de bataille et de se soustraire à temps au rayon ionique du croiseur Subjugator. Contenant sa colère, Dooku reporta cet échec sur une énième incompétence de ses subordonnés, en l’occurrence Grievous dans ce cas précis.

 

Dooku et <strong><a class=Grievous sur le pont du Malveillant." />
Grievous et Dooku sur le pont du Malveillant.

 

Pour la suite des exactions commises par le Malveillant, Dooku quitta le bord mais resta en contact avec le Général Grievous, resté à bord de son nouveau croiseur étendard. Suite à la Bataille de Ryndellia, qui fut davantage un massacre pour les frégates Pelta de la République, et après que Grievous eut passé ses nerfs sur l’un de ses droïdes de combat B1, Dooku assigna au cyborg Kaleesh une nouvelle mission en décidant d’anéantir le Centre Médical des Abîmes de Kaliida pour « délester » la Grande Armée d’une partie de ses troupes alors en convalescence. Si Grievous parvenait à la détruire, les fantassins clones estropiés ne pourraient plus être secourus dans cette région de la galaxie, ce qui représenterait un avantage considérable. Dooku, après lui avoir témoigné sa confiance, coupa la communication pour retourner à ses affaires. Puis, alors qu’il se trouvait en hyperespace à une courte distance de sa cible, le Malveillant fut contacté par Dooku, qui avait reçu des nouvelles intéressantes de Dark Sidious : selon lui, un groupe de combat mené par Anakin Skywalker était en chemin pour barrer la route au Malveillant. Malgré la grande confiance de Grievous dans les capacités du vaisseau, Dooku souligna qu’il s’agissait de Skywalker et qu’il ne devait pas être sous-estimé. Et ces craintes furent tout à fait fondées comme en témoigna la suite des événements.

 

Suite à la confrontation avec l’Escadron Shadow de Skywalker, le Malveillant subit des dégâts catastrophiques : son arme principale fut réduite au silence et plusieurs sections du croiseur Subjugator furent éventrées ou victimes d’explosions, sans compter que des destroyers menés par Obi-Wan Kenobi étaient arrivés en renfort aux abords de la station et se mirent à poursuivre le bâtiment séparatiste à l’agonie en le pilonnant allègrement de leurs turbolasers. Le Malveillant passa du statut de chasseur à celui de proie, fuyant ses poursuivants à travers le vide intersidéral, son hyperdrive ayant été temporairement neutralisé. Devant prendre les choses en main, et obligeant Grievous à ravaler sa fierté, le Comte Dooku certifia à son général en chef que la sénatrice Amidala était en chemin vers le secteur actuel du croiseur confédéré et pourrait servir d’otage, laissant le champ libre au Malveillant pour qu’il pût effectuer des réparations sommaires sur son système hyperdrive et regagner le territoire séparatiste pour être restauré. Patientant plus que de raison, Dooku somma son général de s’expliquer pour savoir pourquoi le croiseur n’était toujours pas arrivé au point de rendez-vous. Pour toute réponse, Grievous raccrocha simplement au nez du comte pour ne pas avoir à rapporter son nouvel échec. En effet, les navicomposants du Malveillant avaient été reprogrammés par Skywalker, qui avait discrètement abordé le navire avec Kenobi pour sauver Amidala et C-3PO, pour que le vaisseau s’écrasât sur la lune morte d’Antar. La perte de ce précieux bâtiment de guerre fut une claque infligée au chef des Séparatistes, mais n’entama en rien sa détermination.

 

Lorsque le vice-roi de la Fédération du Commerce Nute Gunray fut capturé sur Rodia suite à une tentative infructueuse pour faire basculer la planète dans le camp confédéré, cela fut un sujet de grande inquiétude pour Dark Sidious, qui savait tout comme Dooku que le Neimoidien ne pourrait soutenir très longtemps un interrogatoire Jedi. Déjà à pied d’œuvre, Dooku, conférant avec son maître par hologrammes interposés à bord de sa frégate Munificent, rassura le Seigneur Noir en ajoutant qu’Asajj Ventress serait chargée soit de libérer Gunray de ses geôliers, soit de le réduire définitivement au silence. Même si Sidious demeurait dubitatif quant aux aptitudes de Ventress, surtout à la lumière de ses échecs récents, Dooku réitéra sa confiance dans son meilleur assassin en certifiant qu’elle s’acquitterait de sa mission à la lettre. Sidious lui donna alors son aval pour l’opération. Lorsque la communication avec Sidious prit fin et que son hologramme s’évanouit, Ventress eut un bref échange privé avec le comte : cette fois-ci, elle devrait montrer qu’elle était digne d’être son apprentie. Et ce fut ce que la jeune femme fit, avec brio et l’aide de Faro Argyus, capitaine renégat des commandos du Sénat, en délivrant Gunray tout en infligeant des avaries au destroyer Venator Tranquillité pour empêcher toute poursuite. Ventress tua à cette occasion Argyus, le mérite de la réussite du sauvetage de Gunray lui revenant après tout, et Dooku, de son côté, ne ressentit aucune émotion suite à la mort d’Argyus, qu’il connaissait depuis longtemps pourtant. C’est dire à quel point le cœur du comte de Serenno était devenu aussi froid et dur que de la pierre.

 

Dooku et Ventress complotant dans l'ombre.
Dooku et Ventress complotant dans l'ombre.

 

Ne reculant devant rien, même pour tester la fiabilité de ses agents, Dooku profita de l’évasion du vice-roi Gunray pour soumettre Grievous à une épreuve afin de déterminer si le cyborg était toujours apte à commander l’Armée Droïde Séparatiste. Ce plan machiavélique mis en branle pour son général en chef incluait la participation des Jedi Kit Fisto et Nahdar Vebb, qui suivirent la piste du vice-roi grâce à une balise intégrée dans le croiseur grâce auquel le Neimoidien et ses alliés purent s’échapper. Les Jedi et quelques clones remontèrent le signal jusque dans une forteresse située sur une lune de Vassek, l’antre de Grievous, où l’hologramme d’un Dooku suffisant les accueillit. À la place, le comte promit aux Républicains une autre récompense, s’ils arrivaient bien entendu à mettre la main dessus : Grievous. Ainsi, la série d’affrontements qui eurent lieu entre le cyborg et ses invités impromptus de la République fut l’occasion de vérifier la combativité du général Kaleesh. Par la suite, le comte apprit du synthétiseur vocal de Grievous que ce dernier était parvenu à éliminer les clones et Vebb, mais aussi que Maître Fisto avait pu en réchapper. À l’évidence pour Dooku, son général avait encore des progrès à faire avant de pouvoir se targuer d’avoir éliminé un membre éminent du Haut Conseil Jedi.

 

Dooku demeurant insaisissable, toujours en mouvement au sein de la Flotte Séparatiste, les Jedi eurent bien une idée pour le débusquer, l’une des parties de ce plan consistant à laisser Anakin Skywalker se laisser capturer par l’équipage de la frégate Munificent du comte, ce qui arriva un peu trop bien au goût d’Anakin. L’autre partie du plan consistait pour Kenobi à gagner à ce moment-là, pendant que les droïdes du bord étaient occupés à emmener Skywalker en détention, le vaisseau de Dooku en scaphandre pressurisé afin de délivrer son compagnon Chevalier Jedi et en prime mettre la main sur Dark Tyranus. Une fois Skywalker libéré de ses tortionnaires droïdes, les Jedi trouvèrent Dooku dans sa cabine, méditant en position du lotus et au courant de la présence des visiteurs, ayant ressenti comme une déplaisante perturbation dans la Force.

 

Dooku reste impassible face à ses ennemis Jedi.
Dooku reste impassible face à ses ennemis Jedi.

 

Ce fut à ce moment-là que le destroyer républicain accompagnant les Jedi fit feu de tous ses canons sur la frégate du comte. Stoïque, Dooku resta immobile et serein un instant avant de fausser compagnie à Kenobi et Skywalker en se laissant glisser dans un conduit dont l’ouverture, située sous son pouf de méditation, s’était activée en moins d’une seconde pour permettre au leader séparatiste de se faufiler hors de ce piège. Skywalker, impulsif, suivit Tyranus dans le boyau métallique en espérant le rattraper. Durant cette course, qui ressemblait davantage à une glissade effrénée, Dooku tendit le bras et déchaîna les éclairs de Force pour freiner Anakin, qui usa de son sabre laser pour parer les mortelles décharges. Toutefois, du fait de l’énergie dégagée par la foudre Sith, Skywalker en fut désorienté et cette diversion permit à Dooku de continuer à glisser jusqu’au hangar principal sans se soucier de Skywalker, qui avait perdu la piste de sa cible au moment où le boyau d’évacuation s’était séparé en deux.

 

De son côté, le chef des Séparatistes, une fois au hangar, se hâta pour pénétrer à l’intérieur de son voilier solaire et mettre littéralement les voiles, escorté par plusieurs chasseurs droïdes Vautour. S’engagea alors une course-poursuite au cours de laquelle les Jedi talonnèrent le voilier de Dooku de près grâce à une navette Sheathipede. Anakin et Obi-Wan assaillirent Dooku et les tirs perturbèrent les Séparatistes et, grâce à Kenobi alors aux commandes des batteries de la navette, le voilier géonosien fut touché et s’embrasa, prêt à s’écraser sur la planète la plus proche avec son passager, à savoir Vanqor. Suite à une collision avec l’un des chasseurs Vautour de l’escorte du comte, Kenobi et Skywalker subirent le même sort que le voilier de Tyranus en se posant en catastrophe sur Vanqor également. Le comte avait évacué son transport désormais inopérant en prenant soin d’activer une balise de détresse et s’était dirigé vers une grotte proche, veinée de cristaux et de gemmes. Même avec Kenobi et Skywalker ayant décelé sa présence parmi les formes de vie de la grotte ténébreuse, Dooku ne se laissa pas décontenancer et provoqua un éboulement de stalactites et de rochers sur les Jedi grâce à la télékinésie. Ses adversaires ensevelis sous les décombres, Dooku se réjouit et emporta le sabre laser d’Anakin en guise de trophée, son contentement se lisant sur son visage. Puis, comme ultime précaution, il recourut à la Force pour sceller l’entrée de la caverne.

 

Dooku invoque <strong><a class=la Force." />
Dooku invoque la Force.

 

Seul et dissimulant son visage sous sa capuche, Dooku parcourut les étendues désertes et gelées de Vanqor, direction l’épave de son voilier solaire. Ce fut alors que le Sith découvrit sur le lieu du crash un gigantesque vaisseau en forme de soucoupe et dont l’équipage essentiellement composé de Weequays était en train de piller les vestiges de son appareil et de celui des Jedi. Dooku s’approcha de celui qui semblait être leur chef pour l’interpeller : Hondo Ohnaka. Ne désirant nullement dévoiler sa véritable identité aux malandrins, Dooku prétexta qu’il n’était que la pauvre victime d’une tempête d’astéroïdes qui l’avait forcé à se poser de toute urgence avec son voilier solaire. Ohnaka lui proposa, contre monnaie sonnante et trébuchante, de l’acheminer jusque sur Florrum, située à six parsecs de Vanqor. Ne pouvant se permettre de faire la fine bouche, Dooku accepta l’offre du pirate, toute planète s’avérant plus propice que la glaciale planète sur laquelle il se trouvait. Toutefois, au cours du trajet vers Florrum, que cela fût par négligence ou arrogance, Dooku commit l’erreur de sous-estimer la malveillance de ses « bienfaiteurs », car sitôt arrivé dans la base des pirates sur Florrum, le Sith se retrouva dans une position très inconfortable.

 

Encerclé par les séides d’Ohnaka après avoir descendu la rampe du vaisseau pirate, Dooku voulut se saisir de son arme et de celle de Skywalker et constata qu’il en avait été dépouillé, Ohnaka brandissant avec suffisance les sabres laser et s’étant douté dès le départ qu’il s’agissait ni plus ni moins que du chef des Séparatistes. En dépit de ses pouvoirs de Sith, Dooku n’était pas de taille face à la supériorité numérique des Weequays qui pouvaient l’atteindre par des tirs croisés, d’autant qu’il n’avait aucune, ou peu s’en fallait, de possibilités de riposte pour le moment. Captif des flibustiers, Dooku allait servir de monnaie d’échange contre une rançon substantielle – un million de crédits sous forme d’épice – dans une transaction qui impliquerait la République, Ohnaka étant persuadé que celle-ci débourserait une somme astronomique pour arrêter le leader séparatiste. La République acceptant à condition que deux Jedi pussent vérifier la véracité des dires du pirate, Dooku fut maintenu dans un champ de détention, isolé dans une cellule sombre jusqu’à ce que Skywalker et Kenobi fussent arrivés sur Florrum, non sans une certaine satisfaction de voir le puissant Seigneur Sith réduit à l’impuissance. Faisant fi des railleries de ses ennemis, et rappelant au passage à Skywalker qu’il avait été son prisonnier il y a encore peu de temps, Tyranus leur soutint que la situation s’améliorerait bientôt pour lui, et mit en garde Obi-Wan et Kenobi contre les manigances des Weequays. Les Jedi coupèrent court à la conversation et laissèrent Dooku à sa solitude… pour une brève période seulement.

 

Dooku prisonnier des pirates, sous les yeux contentés de Kenobi et Skywalker.
Dooku prisonnier des pirates, sous les yeux contentés de Kenobi et Skywalker.

 

Car les pirates et leur chef comptaient multiplier leurs profits en faisant prisonniers Obi-Wan et Anakin, qui furent drogués via leurs boissons, menottés et encordés par une ligne électrique au comte pour les empêcher de se mouvoir à loisir. Sitôt les effets du narcotique ingéré un peu plus tôt dissipés, les Jedi eurent la désagréable surprise de se retrouver en compagnie de Tyranus dans une même cellule, en plus du fait d’avoir été dupés par les Weequays en dépit des avertissements du Sith concernant la sournoiserie de leurs ravisseurs. Furieux de devoir supporter la présence de son ennemi, Skywalker fut rappelé à plus de tempérance par Kenobi, surtout si les trois compagnons de cellule espéraient s’évader, comme le souligna le comte. Peu de temps après, Dooku eut l’idée de profiter d’un moment d’absence de la sentinelle en poste devant leur cellule pour invoquer la Force afin de soulever l’assiette de fruits du gardien et la faire léviter jusqu’aux barreaux de la geôle. Anakin arguant que la priorité n’était pas de manger mais de s’évader, le Jedi ne put remarquer qu’en réalité Dooku voulait utiliser le couteau placé sur le rebord de l’assiette. Il utilisa l’outil tranchant pour l’insérer dans la fente murale actionnant le mécanisme d’ouverture de la porte et ainsi leur donner le champ libre, et ne rata pas cette opportunité pour se congratuler.

 

Sortant sans attendre leur reste, les trois hommes toujours ligotés ensemble arpentèrent furtivement les couloirs de la base dans l’espoir de trouver la sortie. Le comte assomma même un garde au passage en dépit des entraves qu’il avait aux mains. Le garde en question avait une clé permettant d’ouvrir la coursive menant au hangar, mais de l’autre côté de la porte des Weequays en faction les surprirent, en plus de ceux appelés en renfort par Pilf Mukmuk, le singe-lézard Kowakien d’Ohnaka, qui avait repéré les captifs en fuite. Réincarcérés, les trois hommes s’accordèrent sur le fait qu’il fallait qu’ils s’évadent avant l’arrivée de la rançon républicaine et effectuèrent une seconde tentative d’évasion grâce aux talents de persuasion de Kenobi, qui convainquit le garde en poste de les laisser partir, ce qui sembla impressionner même le Seigneur Sith. Esquivant les personnes éventuelles que les trois humains pouvaient croiser, Anakin profita de ces instants pour souligner l’âge certain de Dooku, qui ne se déplaçait plus aussi lestement et rapidement qu’autrefois. Contenant son courroux, Dooku aurait volontiers tué ses compagnons d’infortune si, ce faisant, cela ne l’obligeait pas à traîner leurs dépouilles avec lui.

 

Obi-Wan Kenobi, Dooku et <strong><a class=Anakin Skywalker, prisonniers pour le meilleur et pour le pire." />
Obi-Wan Kenobi, Dooku et Anakin Skywalker, prisonniers pour le meilleur et pour le pire.

 

Mais les palabres cessèrent bien vite car leurs geôliers se rendirent compte de leur évasion et sonnèrent l’alerte. Recourant à la Force pour renverser des caisses et ainsi obstruer le passage derrière eux, Dooku suivit les Jedi lorsque Skywalker défonça une porte donnant sur l’extérieur ; de là, ils pourraient franchir le rempart de la base. Accompagnant Anakin et Obi-Wan dans leur élan, Skywalker ayant saisi une barre métallique pour faire office de perche censée les propulser sur le mur d’enceinte ou au-delà, Dooku fut victime de sa position d’arrière-garde du groupe et, le saut ayant été trop court, se retrouva suspendu à l’instar de Kenobi tandis qu’Anakin s’agrippait désespérément au rebord sommital du rempart. Par ailleurs, le trio se retrouva sous le feu nourri de leurs poursuivants, l’un des tirs sectionnant le lien reliant Kenobi à Dooku. Il fallut les réflexes du Maître Jedi pour éviter au Sith de choir, mais cette position précaire fit que les trois hommes furent prestement ramenés en cellule. Anakin commença à perdre patience et suggéra à son confrère de se débarrasser du poids mort, l’allusion à Dooku étant à peine masquée.

 

Mais les Jedi furent sollicités par Ohnaka pour être soumis à la torture tandis que le Comte Dooku fut laissé dans sa cellule. Puis, une brusque coupure de courant, imputable aux actions de Jar Jar Binks, venu avec quelques clones apporter la rançon puis parti en mission pour sauver ses amis, offrit son salut au Seigneur Sith qui ouvrit aisément les portes de sa prison et étouffa le garde avec ses liens. La confusion régnant dans la base suite à la rupture du réseau énergétique, Dooku s’achemina vers l’aire d’un vaisseau sur laquelle il rencontra les Weequays Turk Falso et Barb Mentir : le Sith étrangla Falso et le manipula pour qu’il fît feu avec son blaster sur Mentir, puis Tyranus acheva d’étrangler Falso avant de prendre la poudre d’escampette à bord d’une navette d’attaque Flarestar, regagnant ainsi tranquillement le territoire de la Confédération des Systèmes Indépendants.

 

Dooku s'échappe de Florrum.
Dooku s'échappe de Florrum.

 

Ultérieurement, le disciple de Dark Sidious autorisa le général Neimoidien Lok Durd à mettre en chantier son projet d’arme innovatrice, le Défoliateur, qui assurerait la victoire aux Séparatistes en ne détruisant que la matière organique tout en préservant les droïdes sur les champs de bataille. Pour les tests préliminaires du Défoliateur, Durd jeta son dévolu sur le monde de Maridun et Dooku espérait que l’efficacité de l’arme serait à la hauteur du prix déboursé. Après avoir constaté par transmission holographique les effets dévastateurs du Défoliateur sur le paysage de Maridun, le Comte Dooku voulut vérifier l’efficience de ce nouveau gadget technologique sur les êtres organiques et les Lurmen habitant le village proche de la base de Durd furent sélectionnés pour servir de cobayes. Avec l’assentiment du comte, Lok Durd put procéder aux essais, mais le Neimoidien dut faire face à un impondérable : la présence sur Maridun des Jedi Ahsoka Tano, Anakin Skywalker et Aayla Secura, ainsi que de clones. L’intervention des gardiens de la paix prémunit les Lurmen de l’anéantissement, Durd fut arrêté et son arme neutralisée. Dooku fut sans doute mis au courant de l’échec du Neimoidien, mais il semblait n’avoir cure du sort de son général ventripotent.

 

Lors de l’invasion puis de l’occupation de Ryloth, monde natal des Twi’leks, Dooku donna au leader du Techno-Syndicat, Wat Tambor, les plus strictes recommandations en ce qui concernait les manœuvres des Jedi et de la République dans le système, sachant pertinemment qu’un monde de cette importance ferait l’objet d’une reconquête de la part de l’Armée Clone. Toutefois, malgré ces conseils avisés, les subordonnés de Tambor furent incapables d’empêcher la République de forcer le blocus instauré en orbite de Ryloth et de déposer des troupes terrestres qui convergeraient inéluctablement vers Lessu, la capitale planétaire. Face au rouleau compresseur de la Grande Armée, il devint claire pour Tyranus que Ryloth serait bientôt perdue et ordonna par conséquent à Tambor de quitter la planète au plus vite en prenant soin d’emporter tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande et de laisser ce qui ne pouvait être emporté.

 

Car Dooku comptait ne laisser que des ruines derrière lui, désirant appliquer le principe de la terre brûle afin de faire passer aux autres mondes un message à valeur politique : montrer ce qu’il en coûtait à vouloir laisser la République gagner. Mais c’était sans compter sur la réticence de Wat Tambor à évacuer les lieux, chose que le Skakoan retarda au point qu’il le paya et fut finalement capturé par Maître Windu en personne quand les troupes alliées de la République et des Combattants de la Liberté Twi’leks investirent Lessu. Mais les ordres de Dooku tenaient toujours et, en dépit de la capture de Tambor, le comte souhaitait que Lessu fût détruite par les bombardiers Hyena séparatistes, mais ce plan tourna court quand Skywalker et sa Padawan Tano abattirent les appareils ennemis, sauvant de ce fait la capitale de Ryloth et mettant un terme à la bataille pour libérer ce monde.

 

Dooku dans son installation sur Behpour.
Dooku dans son installation sur Behpour.

 

Par la suite, Dooku se rendit sur Behpour, située dans le système de Naboo, afin de vérifier par lui-même l’efficacité d’une toute nouvelle arme mise au point par Kul Teska, capable de détruire le soleil de Naboo. Toutefois, les informations relatives à l’emplacement de l’installation secrète construite sur Behpour furent éventées et une force d’assaut de la République envahit la planète pour mettre un terme à ces sinistres desseins. Ce ne fut que lorsque le gros des troupes républicaines mené par Mace Windu et Ahsoka Tano investit l’installation séparatiste que Dooku s’invita à la partie. Tyranus se rendit ainsi sur une plate-forme de la base pour neutraliser des clones attendant avec le vaisseau Twilight de pouvoir évacuer les Généraux Jedi de ce nid de Séparatistes. Prestement, Dooku para les tirs de la petite escouade, les repoussa à l’intérieur du Twilight et désolidarisa le vaisseau de son dock d’amarrage, les gêneurs étant ainsi mis hors de combat alors que les Jedi Obi-Wan Kenobi et Mace Windu arrivaient à ce moment précis au point d’extraction.

 

Après un bref échange des plus incisifs, Dooku engagea plusieurs de ses MagnaGardes dans un duel pour éliminer ses adversaires, mais les sbires robotiques ne tinrent guère longtemps face aux deux Jedi. Devant régler le problème par lui-même, Dooku dégaina son arme à lame écarlate et croisa le fer avec les deux Généraux Jedi, qui peinèrent à trouver une faille dans la défense de Dooku, constituée de parades et d’attaques maîtrisées ainsi que de flots d’éclairs de Force. Toutefois, le Sith montra quelques signes de fatigue au bout d’un certain temps, et le duel aurait pu connaître un terme rapide avec la défaite de Dooku si une explosion bienvenue n’avait pas fait vaciller la plate-forme où les bretteurs combattaient. Si Dooku chuta de l’aire d’atterrissage, il fut rattrapé en vol par une navette Sheathipede, et le Seigneur Sith et son apprentie Asajj Ventress levèrent le camp suite à ce nouvel échec sur Behpour.

 

Dooku s'adresse par hologrammes interposés à Pre Vizsla et aux Death Watch.
Dooku s'adresse par hologrammes interposés à Pre Vizsla et aux Death Watch.

 

Attisant les passions et les dissensions au sein d’une galaxie déjà divisée, Dooku et ses alliés Séparatistes apportèrent leur soutien au mouvement des Death Watch, des terroristes Mandaloriens désireux de restaurer les traditions guerrières de leur planète et de renverser le gouvernement pacifiste des Nouveaux Mandaloriens dirigé par la Duchesse Satine Kryze. Agissant toujours comme une éminence grise qui tirait les ficelles des complots dans l’ombre, rôle qui lui allait à ravir, Dooku exhorta le chef des Death Watch, le Gouverneur Pre Vizsla de Concordia, à opérer des actes de sabotage et des attentats afin de donner à la République des raisons de se pencher sur le cas de la planète Mandalore et, finalement, y envoyer une force d’occupation. La République et les Jedi s’intéressèrent à la planète des Mandaloriens quand des rumeurs commencèrent à courir à son propos, des rumeurs affirmant que la dirigeante de Mandalore monterait en secret une armée pour soutenir l’effort de guerre des Séparatistes, et le Maître Jedi Obi-Wan Kenobi fut dépêché sur place afin de faire toute la lumière sur cette affaire. La visite du Jedi ne sembla pas inquiéter Tyranus, au grand étonnement de Vizsla : selon le comte, si la République était amenée à envoyer un corps expéditionnaire sur Mandalore, les habitants seraient soumis en permanence à cette force d’occupation, ce qui ne manquerait pas de créer un mouvement de mécontentement. Ainsi, la population verrait dans les Death Watch des libérateurs qu’ils accueilleraient à bras ouverts pour chasser l’occupant républicain. Aussi, Dooku ordonna-t-il à Vizsla de faire preuve de patience le temps que son maître Sidious agît de son côté au Sénat.

 

La Duchesse Satine ayant décidé de plaider sa cause devant le Sénat en faveur de l’abandon de l’envoi de troupes de clones sur Mandalore, estimant que cette affaire relevait de la politique interne, le plan des Sith marchait à la perfection et il ne restait plus au comte et à ses alliés Death Watch qu’à attendre que la situation s’envenimât. Dooku assura au chef du groupuscule terroriste que la République ne tarderait pas à leur offrir une confrontation sur un plateau d’argent, mais un petit détail était à régler : éliminer la Duchesse Satine. Hormis cela, le complot des Sith prenait forme et Dooku fut satisfait de pouvoir en rendre compte à son maître, arguant que le peuple Mandalorien avait été mis dans un tel état de frénésie que l’arrivée prochaine des troupes républicaines, prêtes à appareiller pour Mandalore, créerait littéralement une révolution et un nouveau foyer de contestation dans cette zone de la galaxie. Mais Tyranus et son maître avaient sous-estimé la détermination de Satine qui put annuler l’envoi de soldats sur Mandalore. Et en dépit de l’impétuosité de Vizsla, prêt à prendre Mandalore même sans l’appui des forces séparatistes, Dooku dut tempérer ses ardeurs en lui soulignant le fait qu’il ne tiendrait jamais la planète plus d’une journée sans le renfort de ses droïdes de combat. Mais il lui assura que les voies vers une victoire des Death Watch étaient nombreuses et que le temps leur offrirait d’autres opportunités.

 

 

VI. Guerre, complots et trahisons

 

 

Le conflit se prolongeant, la question du coût de la guerre et de la levée de nouvelles troupes vit le jour dans l’enceinte du Sénat. Afin d’attiser le brasier de la guerre, et suite au report du vote du projet de loi sur la dérégulation du système bancaire afin de créer davantage de clones pour la République, Dooku fut contacté par ses alliés de la Fédération du Commerce et du Clan Bancaire InterGalactique afin que le disciple de Sidious apportât la guerre sur Coruscant pour convaincre les sénateurs indécis ou réticents à un tel projet de loi. Ceci aiderait le plan du maître de Tyranus pour déstabiliser davantage la République dans une course à la militarisation effrénée. Aussi Dooku chargea-t-il le Général Grievous d’envoyer des droïdes de démolition, déguisés en droïdes de nettoyage, pour commettre un acte de sabotage sur la capitale. C’est alors que, à l’initiative de Padmé Amidala, qui s’était rendue sur Raxus, capitale de la Confédération des Systèmes Indépendants, pour prendre contact avec la sénatrice séparatiste Mina Bonteri, de possibles accords de paix entre les deux belligérants commencèrent à pointer le bout de leur nez.

 

Ceci aurait été catastrophique pour le plan des deux Sith, mais Dooku dut feindre d’approuver la proposition de pourparlers avec la République lorsque Bonteri proposa et mit aux voix cette motion lors d’une session du Congrès Séparatiste et que la majeure partie de l’assemblée vota en faveur de négociations de paix. Cependant, en dépit de ce retournement de situation imprévu, ses sombres machinations continuaient à se tramer dans l’ombre et le comte ne manqua pas de rassurer ses alliés sur Coruscant qu’étaient Lott Dod, Nix Card et Gume Saam. Et ses tractations portèrent finalement leurs fruits : les droïdes de démolition détruisirent un générateur de puissance sur Coruscant, et l’attentat servit de levier pour faire passer le projet de dérégulation des banques et ainsi continuer à alimenter la conflagration galactique. Sitôt cet attentat sur Coruscant passé, le Comte Dooku transmit un message aux instances de la République, affirmant que cette dernière avait perpétré une attaque barbare et inqualifiable contre les Séparatistes sur leur territoire, assassinant du même coup la promotrice des accords de paix, Mina Bonteri.

 

Le message de Dooku au Sénat balaie tout espoir de paix.
Le message de Dooku au Sénat balaie tout espoir de paix.

 

Dooku utilisa sa mort et ce soi-disant attentat comme prétexte pour annuler officiellement la proposition de paix émise par le Sénat Séparatiste. Mais en coulisses, c’était bien Dooku, et non la République, qui avait orchestré le meurtre de Bonteri dans le but de saper le processus de paix et se débarrasser d’une pacifiste dans ses rangs. Dans le même temps, le chef des Séparatistes s’alloua les services des chasseurs de primes Robonino et Chata Hyoki pour menacer des sénateurs républicains susceptibles de voter contre une motion de financement pour la création de nouveaux soldats clones. Toutefois, face à l’entêtement et à l’idéalisme de la Sénatrice Amidala, Dooku se rendit bien compte que les mesures d’intimidation ne seraient guère efficaces. Ce fut la raison pour laquelle il ordonna à Robonino et Hyoki d’éliminer la sénatrice de la partie définitivement, mais la tâche s’avéra plus ardue à mettre en œuvre. Mais malgré les efforts de Padmé et de ses partisans, la motion passa et la guerre gagna en intensité, à la grande satisfaction de Dooku et de son maître.

 

Au fil du temps, Asajj Ventress vit sa maîtrise du Côté Obscur se parfaire sous la tutelle de Dooku, sa puissance devenant si grande qu’elle finit par causer des tracas au maître de Tyranus, Dark Sidious. Un jour, alors qu’il méditait dans son palais de Serenno, le comte fut interpellé par voie holographique par son maître. Le Seigneur Noir des Sith affirmait que Ventress était devenue trop puissante pour qu’il ne s’en préoccupât pas, craignant que son apprenti et cette tueuse n’en vinssent à s’unir pour le renverser. Le comte rétorqua qu’il demeurerait loyal à son maître, mais par mesure de précaution, Sidious somma Dooku d’éliminer Ventress sans plus attendre. Après une vaine tentative pour persuader Sidious que Ventress était son agent le plus fiable et le plus dévoué, Tyranus courba finalement l’échine et s’exécuta. Ainsi, la première chose que fit Dooku fut de rappeler les renforts en route pour Sullust, en orbite de laquelle Asajj Ventress livrait bataille à la République et aux Jedi Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker.

 

Dark Sidious ordonne à Dooku d'éliminer Asajj Ventress.
Dark Sidious ordonne à Dooku d'éliminer Asajj Ventress.

 

Suite à un énième appel au secours holographique émanant de son apprentie, Dooku, suivant les instructions de Sidious, souligna la situation désastreuse dans laquelle la jeune femme se trouvait et qu’il s’agissait de son dernier échec au service de sa personne. Après quoi, le chef des Séparatistes prit contact avec le droïde TJ-912 pour lui intimer l’ordre de viser et détruire le vaisseau amiral séparatiste où la Jedi Noire avait atterri. Au terme d’un intense pilonnage, le destroyer Providence où se trouvait Ventress fut réduit à l’état de poussière stellaire, ce qui laissait supposer pour Dooku que son apprentie avait péri à son bord. Aussi ordonna-t-il à la flotte de battre en retraite pour limiter les dommages collatéraux. Sitôt les combats terminés, Dooku transmit l’information à son maître en gage de son indéfectible loyauté, même si mettre un terme à la vie de son assassin fut un acte qui le laissa songeur un moment.

 

Cependant, ni lui ni Sidious ne savaient à ce moment précis qu’Asajj Ventress avait survécu et rejoint Dathomir, où vivait son clan de sorcières dirigé par Mère Talzin, les Sœurs de la Nuit, pour y préparer sa revanche contre son ancien maître Sith. Avec le soutien de deux autres Sœurs de la Nuit comptant parmi les meilleures guerrières de la tribu, Karis et Naa’leth, grâce à la magie des sorcières rendant les trois jeunes femmes quasi invisibles et une fléchette empoisonnée brouillant la vue, Ventress se rendit sur Serenno et se faufila de nuit avec ses sœurs dans le palais du comte. Et malgré le fait que Dooku fût plongé dans un profond sommeil, Ventress resta sur ses gardes car elle avait affaire à un Seigneur Sith. Asajj propulsant la fléchette empoisonnée par le truchement de la Force, l’impact du dard réveilla subitement Tyranus, qui empoigna son sabre laser et constata en quelques secondes que sa vision se brouillait. Pris au dépourvu, apparemment désavantagé et persuadé qu’il était la victime d’une traîtrise des Jedi, Ventress et ses sœurs utilisant pour l’occasion des sabres laser, le comte s’ouvrit à la Force pour pallier sa cécité temporaire et se jeta dans la bataille.

 

Dooku affronte des ennemies camouflées : Asajj Ventress, Karis et Naa'leth.
Dooku affronte des ennemies camouflées : Asajj Ventress, Karis et Naa'leth.

 

En maestro du Makashi, Dooku para avec aisance les attaques des trois assaillantes, projetant l’une d’elle contre un mur pour limiter leur avantage numérique. Et toujours dans cette optique, Dooku recula dans le corridor reliant sa chambre à sa salle de travail. À nouveau encerclé suite à une pirouette aérienne effectuée par l’une des Sœurs de la Nuit, Dooku asséna un coup de pied à l’une des sorcières pour se dégager de la portée des sabres laser de ses ennemies et sauta avec une agilité de jeune homme hors du couloir pour se réceptionner au centre de la salle de travail, en position de garde, prêt à contrer l’adversaire avec son aplomb habituel. Toutefois, essoufflé et acculé, Dark Tyranus dut bientôt ployer : Ventress le projeta contre son bureau et dépouilla le vieil homme de son arme. Même à terre, le comte avait des ressources insoupçonnées, car lorsque les trois femmes s’apprêtèrent à lui porter le coup fatal, Tyranus se releva, paumes levées, et déchargea la foudre Sith sur Asajj, Karis et Naa’leth. Prenant plaisir à les voir se convulser dans d’atroces douleurs, le leader séparatiste ne perdit pas pour autant de temps et se débarrassa des importunes en les expédiant à travers la fenêtre de sa salle de travail. Chutant de la falaise à-pic au sommet de laquelle était sis le palais du comte, Asajj parvint à s’accrocher à la roche et à sauver ses deux camarades d’une mort certaine.

 

Si Dooku avait survécu à la confrontation, son ex-apprentie aussi, il se rendait bien compte qu’il lui fallait trouver un nouvel assassin pour effectuer ses basses besognes et le préserver de toute nouvelle incursion sur son domaine. Talzin, la matriarche des Sœurs de la Nuit, avait déduit la même chose suite à l’échec de l’assassinat de Dooku et profita de cette opportunité pour prendre contact avec le comte dans le but de lui proposer un nouveau sbire, un mâle. Mais dans l’ombre, ce nouvel acolyte pour Dooku obéirait exclusivement aux ordres des Sœurs et de Ventress et se retournerait contre le Seigneur Sith au moment opportun. Le chef de la Confédération des Systèmes Indépendants accepta et fit le voyage jusqu’à Dathomir pour discuter de cet arrangement avec Talzin. Fin politique, Dooku profita de son séjour chez les Sœurs de la Nuit pour tenter de les embrigader dans la lutte menée par les Séparatistes, mais les paroles mielleuses du comte tombèrent dans l’oreille d’une sourde : selon Talzin, la loyauté des sorcières était réservée exclusivement au clan, et fournir un nouvel assassin à Dooku, du point de vue de Talzin, ne servirait qu’à éponger une vieille dette que la matriarche Dathomirienne avait envers le Sith, après quoi elle espérait ne plus jamais entendre parler de lui. Tyranus ne s’en offusqua pas, étant venu après tout pour trouver un bras armé, et discuta des modalités avec Talzin autour d’une boisson confectionnée avec des racines noires.

 

Talzin s'entretien avec Dooku en vue de lui fournir un nouvel assassin.
Talzin s'entretien avec Dooku en vue de lui fournir un nouvel assassin.

 

La conversation portant sur le Seigneur Sith Dark Maul, défait par Kenobi des années plus tôt, Talzin proposa à Dooku de lui fournir un guerrier de la même lignée que le Zabrak Sith, des membres de cette espèce, les Frères de la Nuit, vivant de l’autre côté de la planète Dathomir. Séduit par l’idée de posséder la force et la fidélité d’un combattant de cette trempe, Dooku accepta l’offre et repartit sur Serenno le temps que Talzin sélectionnât le meilleur candidat parmi les Zabrak Dathomiriens. Et celui-ci fut amené à Dooku en la personne de Savage Opress, transformé physiquement et mentalement par les pouvoirs mystiques des Sœurs de la Nuit, pour répondre aux attentes du Comte Dooku en attendant de remplir sa véritable mission. Content du spécimen de guerrier qu’il venait d’acquérir, Tyranus souhaitait néanmoins tester les qualités de combattant d’Opress et l’envoya sur Devaron pour prendre le Temple d’Eedit, servant de base aux actions militaires de la République dans cette partie de l’espace. Fort impressionné par le massacre perpétré sur Devaron, le Jedi Halsey et son Padawan Knox figurant parmi les victimes, Dooku, après le retour de Savage sur Serenno, lui fit part de ses intentions : il comptait bien faire du Zabrak un guerrier aussi implacable que Dark Maul, lui promettant monts et merveilles en termes de puissance du Côté Obscur au point qu’il serait capable de vaincre Dark Sidious, et ensemble, ils pourraient alors régner sur la galaxie. Ainsi donc, ce serviteur devait à terme servir les sombres desseins de Dooku, qui convoitait le pouvoir suprême en bon Sith qu’il était.

 

Dooku entamant la formation de son nouveau disciple, ce dernier fut évalué dans ses aptitudes au sabre laser par son maître. D’une main, et avec une facilité déconcertante, Dooku para les assauts de Savage, qui ne possédait encore aucune technique et se contentait d’assauts triviaux, voire brouillons. Sans le moindre effort, Dooku anticipa chacun des mouvements brusques de son apprenti au cours de cette séance d’entraînement. Puis, après quelques passes et mettant fin à la session martiale, Dooku désarma le Zabrak avant de le rejeter à terre et de le tenir en joue avec son sabre et celui d’Opress (un sabre laser à double lame) placés en ciseaux sur sa gorge. Ressentant l’extraordinaire potentiel, et la formidable haine enfouie dans le cœur d’Opress, Dooku affirma à ce dernier qu’avec une formation adéquate il pourrait fourbir ses talents naturels. La véritable initiation de Savage allait pouvoir enfin commencer, notamment en libérant cette force obscure brute du Zabrak pour qu’il développât ses pouvoirs.

 

Dooku teste les aptitudes de Savage Opress, son nouvel apprenti.
Dooku teste les aptitudes de Savage Opress, son nouvel apprenti.

 

Lors d’une initiation aux pouvoirs de la Force, dans l’allée bordée d’obélisques s’étendant devant le palais du comte, Dooku démontra les effets de la Force en cela qu’elle était une ressource dans laquelle piocher, notamment pour faire léviter des objets aussi lourds que des colonnes de pierre. Lorsque le moment fut venu pour Opress de réitérer la prouesse de son maître avec les obélisques, le disciple noir se heurta à des difficultés. Soumettant son apprenti à la torture des éclairs de Force, Dooku argua qu’il n’y arrivait pas parce qu’il était persuadé que cette tâche était impossible. Déchaînant à plusieurs reprises la foudre Sith, le Comte Dooku poussa Savage à être à l’écoute de ses sensations, à se connecter à cette réserve inépuisable qu’était sa haine pour triompher de tous les obstacles. Avec sa colère alimentée par la douleur inhérente aux éclairs Sith, Savage Opress réussit finalement à soulever mentalement les obélisques, à la grande satisfaction de Dooku. Savage curieux de savoir comment se protéger du pouvoir des éclairs de Force, Dooku lui rétorqua simplement qu’un maître avisé ne révélait pas tous ses secrets à la fois. Avec ses méthodes, fondées sur l’humiliation et la souffrance, Dooku passait certes pour un instructeur des plus sévères, mais il fallait reconnaître qu’il obtenait des résultats probants en un laps de temps très court.

 

Une fois cette première phase de l’entraînement achevée, le Comte Dooku envoya Savage Opress s’acquitter d’une autre mission : se rendre sur Toydaria, capturer le Roi Katuunko vivant et l’amener devant le Seigneur Sith. Malheureusement, lorsqu’il revint à bord du destroyer Providence de son maître, venu en orbite de Toydaria pour suivre de près Savage, le Zabrak revint avec le cadavre du souverain Toydarien qu’il avait malencontreusement tué alors qu’il était confronté à Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker, venus sur Toydaria pour stopper les méfaits de cette brute sanguinaire. Extrêmement déçu, traitant son apprenti d’animal stupide et féroce, Dooku ne retint pas sa colère et châtia Opress en le soumettant une nouvelle fois aux éclairs de Force, le pardon n’étant pas la voie du Côté Obscur. Ce fut à ce moment qu’Asajj Ventress fit sa réapparition à la porte de la cabine de Dooku. D’abord surpris, le Sith ordonna à Savage de le débarrasser de la jeune femme en guise d’expiation pour sa mission ratée avec Katuunko. Mais Opress révéla sa véritable allégeance lorsque Ventress lui toucha le front, manipulant ainsi son esprit, et que le Zabrak se rangea aux côtés de celle-ci pour défier Dooku et lui faire payer sa trahison.

 

Dooku ne se laisse pas submerger par Asajj Ventress et Savage Opress.
Dooku ne se laisse pas submerger par Asajj Ventress et Savage Opress.

 

Littéralement dos au mur, le Seigneur Sith utilisa la propre haine de Ventress pour sortir de son angle d’attaque et parer ensuite les mouvements brutaux mais grossiers de Savage, Dooku alternant les parades contre les lames rouges de ses assaillants. Esquivant en économisant ses mouvements, Dooku fut à un moment projeté contre le mur de sa cabine par le Zabrak à la force herculéenne et fut désarmé, n’ayant d’autre choix que de foudroyer Opress lorsque Ventress lui ordonna d’achever le vieil homme. Se rétablissant avec célérité, mais toujours dépourvu de son sabre laser incurvé, Dooku fut suffisamment leste pour éviter plusieurs fois les deux lames écarlates des sabres de la Jedi Noire. Opress revenant à la charge, son attaque offrit la possibilité au comte de se mettre hors de portée des armes d’Asajj, de jeter à bas le Zabrak avec une nouvelle vague de décharges électriques et de récupérer son sabre laser via la Force pour s’occuper de la jeune femme. Au cours de ce duel, Savage ne fut pas un réel problème pour le Sith puisqu’à chaque fois qu’il se relevait, le comte le paralysait à nouveau grâce à la foudre Sith, ce qui lui permettait de ses concentrer sur les assauts incessants de Ventress. Avec Opress à bout de souffle et son ex-apprentie impatiente car inapte à percer ses défenses, Dooku ne manqua pas l’occasion de la railler, voyant dans le Zabrak le piètre reflet de l’instructeur amateur qu’était Ventress.

 

Et soudain, sans crier gare, Opress se retourna contre sa maîtresse, étranglant avec la Force Dooku et la Jedi Noire avant de les envoyer contre un mur métallique et de les confronter tous les deux. Face à la férocité décuplée du guerrier renégat, Dooku et Asajj allièrent provisoirement leurs pouvoirs pour sonner le Zabrak, puis le Sith profita de l’inattention de ses ennemis pour se glisser par la trappe secrète située sous son siège. Talonné de près par Ventress, Dooku argua qu’elle n’était pas de taille contre lui sans l’aide de son ignoble monstre, désormais confronté à Kenobi et Skywalker quelques ponts plus haut, les deux Jedi ayant suivi la trace du Zabrak. Dans une coursive des entrailles de son destroyer, Dooku prit l’avantage sur son ancienne disciple, l’obligeant à reculer, virevolter, avant de la clouer au mur, la désarmer et la foudroyer pour lui porter le coup de grâce. Néanmoins, toujours agile malgré son éreintement, Ventress esquiva de justesse la lame cramoisie de Dooku avant de battre en retraite en empruntant une écoutille et de quitter le bord dans une capsule de sauvetage. Tyranus avait une fois de plus prouvé qu’il était un Sith des plus redoutables, capable de survivre à un adversaire supérieur en nombre, mais le fait était qu’il devrait à présent toujours craindre dans son ombre une menace, non seulement celle de Ventress, mais aussi celle d’Opress, parvenu à s’enfuir et désormais lâché dans la galaxie. Malgré ce revers, le Comte Dooku pouvait toujours compter sur ses légions de séides pour exécuter ses ordres et manœuvrer ses pions sur l’échiquier galactique de la Guerre des Clones.

 

Dooku, le Sith invaincu par son ancienne apprentie.
Dooku, le Sith invaincu par son ancienne apprentie.

 

Ses troupes ayant réussi à capturer vivant le Maître Jedi Even Piell, détenteur des coordonnées de la Route Nexus, une voie hyperspatiale stratégique serpentant du territoire séparatiste jusqu’au centre de la République, Dooku pressa son subordonné Osi Sobeck, directeur sadique de la prison appelée la Citadelle, de soutirer ces données cruciales au Jedi Lannik. Mais le comte s’inquiéta des proportions inquiétantes que prenait l’inaptitude de Sobeck à faire son travail lorsqu’un commando républicain s’infiltra dans le centre carcéral pour délivrer Maître Piell et empêcher les Séparatistes d’accéder à l’information. Rappelant à Sobeck que les coordonnées de la Route Nexus donneraient un avantage décisif dans le conflit pour le camp qui les détiendrait, Dooku menaça son subalterne de se déplacer en personne pour régler l’affaire. Si Sobeck lui assura que la situation était sous contrôle, le Seigneur Sith réitéra néanmoins ses ordres : mettre la main sur l’information et tuer les Républicains une fois celle-ci obtenue. Mais avec la situation s’éternisant sur Lola Sayu, Dooku s’impatienta et tenta à plusieurs reprises de contacter Sobeck pour être informé de la progression des opérations, pour au final apprendre que le directeur Phindien n’avait toujours pas mis le grappin sur les évadés. Pire, Dark Tyranus eut le déplaisir d’apprendre que le commando républicain avait été extrait de Lola Sayu par une flotte républicaine en emportant les coordonnées de la Route Nexus, Sobeck ayant trouvé la mort par la même occasion.

 

Continuant d’alimenter les fractures touchant des civilisations planétaires, le Seigneur Sith put compter sur son agent Riff Tamson pour mener la planète Dac et ses deux principaux peuples, les Mon Calamari et les Quarren, aux portes de la guerre civile en ordonnant au Karkarodon d’assassiner le Roi Yos Kolina. Donnant son assentiment après que Tamson lui eut assuré le soutien des Quarren, Dooku ordonna une attaque à grande échelle des Séparatistes contre les Mon Calamari et leurs alliés Républicains, promettant à Tamson que la planète aquatique serait sous son contrôle total. Après que les Séparatistes eurent écrasé les forces républicaines et Mon Calamari, la préoccupation du comte se reporta sur Lee-Char, qui n’avait pu être tué durant la bataille et qui représentait toujours une menace en cela qu’il pouvait devenir une bannière sous laquelle les Mon Calamari pourraient se rallier et continuer à résister. Ne pouvant se permettre de laisser cette épine dans son pied, Dooku pressa ardemment ses séides de trouver le prince pour éviter un tel désagrément, et somma Tamson de dresser des camps de travail sous la capitale pour y enfermer les prisonniers, qu’ils fussent civils ou soldats, même les femmes et les enfants. L’inhumanité du Sith n’avait pas de limite, et les renforts qu’il envoya par la suite sur Dac témoignaient du fait qu’il connaissait bien ses ennemis, qui lanceraient sûrement une contre-attaque pour libérer le monde océanique.

 

Dooku donne ses ordres à Riff Tamson.
Dooku donne ses ordres à Riff Tamson.

 

Son intuition s’avéra fondée et l’envoi de troupes de réserve sur Dac une sage précaution puisque, en dépit de l’arrivée de renforts Gungans, les Républicains subirent un sérieux revers. Seuls Lee-Char et Ahsoka Tano échappèrent à la capture. Mais même avec l’armée de ses ennemis neutralisée, le problème demeurait entier pour le leader séparatiste : tant que le Prince Lee-Char resterait libre, il symboliserait l’espoir pour le peuple asservi de Dac, constituant une menace tangible pour les projets du comte. Ce fut sans doute cette décision extrémiste, ainsi que l’ingérence d’autres Karkarodons dans les affaires de la planète, qui devait à terme revenir dans les mains de Tamson, qui poussa Nossor Ri, représentant des Quarren, à se remettre en question et à finalement trahir Dooku et soutenir la cause du prince. Ainsi, les actes de Dark Tyranus prouvèrent que l’oppression des peuples ne pouvait aboutir qu’à une seule issue logique, l’insurrection. Une goutte d’eau dans l’océan pour le perfide comte, qui pouvait tourner son regard vers d’autres mondes pour créer de nouveaux foyers de dissensions entre des peuples dominants d’une planète.

 

Naboo devint par conséquent une cible privilégiée. Dooku put compter sur les méfaits de son agent, le mystique ministre Rish Loo, pour hypnotiser le Boss Lyonie, chef des Gungans, par l’intermédiaire d’un collier d’envoûtement afin qu’il menât son peuple sur le chemin de la guerre contre les Naboo et la ville de Theed. Le plan sembla fonctionner un temps, puisque Grievous et plusieurs bataillons droïdes purent se poser sur Naboo pour prêter main forte aux Gungans lorsque ceux-ci marcheraient sur Theed. Du moins, ce projet marcha jusqu’à ce que Skywalker et Amidala se mêlassent de la partie, dévoilant publiquement la duplicité de Rish Loo. De plus, Grievous parvint à se faire capturer par les Gungans, ce qui compromettait non seulement le plan d’invasion de Naboo, mais aussi le conflit galactique dans son développement à plus long terme. Dark Sidious avait conscience de cela et enjoignit à son apprenti Tyranus, alors basé dans le laboratoire secret de Rish Loo sur Naboo, de faire libérer le général cyborg, vital à la Guerre des Clones selon ses dires, en attirant Anakin Skywalker dans un piège. Un échange de prisonniers devrait permettre aux Sith de récupérer leur général.

 

Prestement, Dooku contacta Rish Loo, alors en fuite et traqué par Skywalker, pour qu’il laissât des indices afin que le Jedi fût amené là où se trouvait le comte. Et lorsque le Gungan félon arriva à son laboratoire, le Sith l’éventra sans autre forme de procès pour son incompétence, sous les yeux d’Anakin qui avait suivi la trace de Loo. Juste avant de croiser leurs sabres, Dooku révéla être le conspirateur derrière l’embrasement des passions qui devait plonger Naboo dans l’horreur de la guerre, mais aussi que les Sith étaient déjà à l’origine des combats qui avaient frappé la planète lors de l’Invasion de Naboo des années plus tôt. Skywalker enrageant, les deux hommes engagèrent le combat, faisant tourbillonner et bourdonner leurs armes avec un Dooku maître de la situation d’entrée de jeu. Profitant d’un moment d’inattention de son adversaire, Dooku propulsa mentalement des droïdes lanternes sur Skywalker, puis rengaina son arme pour laisser ses MagnaGardes malmener et électrocuter l’intrépide Jedi tandis que le Sith se délectait du spectacle.

 

Dooku se réjouit à l'idée de capturer Skywalker.
Dooku se réjouit à l'idée de capturer Skywalker.

 

Attisant la colère de Skywalker, Dooku déplaça le combat dans une salle annexe du laboratoire où le Sith, après avoir esquivé des attaques de taille, joignit ses efforts à ceux de ses droïdes et désarma le jeune duelliste après une brève passe d’armes. Même si Skywalker tenta d’échapper aux décharges électriques paralysantes des MagnaGardes, Dooku le plaqua avec la Force contre un mur, l’étrangla et épuisa les dernières ressources du Jedi en le foudroyant. Désormais Anakin était le captif du comte, qui l’enferma dans un champ de confinement et prit un malin plaisir à joindre la Sénatrice Amidala via le comlink du Jedi pour lui proposer l’échange. Devant l’hésitation puis le refus de la jeune femme, le Sith fit torturer Skywalker pour l’inciter à prendre en considération son offre, ne lui laissant qu’une heure pour prendre la bonne décision. Contrainte et inquiète pour celui qui était en secret son mari, Padmé accéda à la requête du comte qui récupéra le Général Grievous et relâcha Skywalker.

 

Allant jusqu’à plonger des mondes neutres dans la conflagration galactique pour causer un maximum de dégâts, le Comte Dooku investit le monde pacifique de Kiros, peuplé par une colonie d’artisans Togruta et dirigé par le Gouverneur Roshti. Face à cette invasion surprise, Roshti préféra négocier avec Dooku plutôt que de l’affronter, mais questionna tout de même le Seigneur Sith sur la raison de cette invasion. Le chef de la Confédération des Systèmes Indépendants le rasséréna immédiatement en affirmant qu’il s’agissait d’une occupation pacifique afin d’assurer, soi-disant, la protection des habitants de Kiros. Et lorsque le gouverneur fit part à Dooku de ses inquiétudes à propos d’histoires concernant des planètes prises dans les feux croisés des Républicains et des Séparatistes, l’apprenti de Sidious proposa à Roshti d’offrir aux Togruta un sanctuaire le temps que les combats fussent passés, car la République n’allait pas rester les bras croisés face à l’annexion d’un monde non-aligné. Mais derrière ce discours rassurant se cachait un double jeu des plus abjects, puisque Dooku s’était allié aux Zygerriens, connus pour être des esclavagistes, afin de déporter le peuple de Kiros et réduire les Togruta ainsi capturés en esclavage. Cette manœuvre devait servir les projets de son maître Sidious pour mieux hâter l’essor des Sith, l’asservissement des plus faibles ayant toujours tenu un rôle indispensable dans la prospérité d’un empire contrôlé par les Seigneurs Noirs, tradition que Sidious comptait bien restaurer et à laquelle Dooku souscrivait corps et âme.

 

Dooku, lors de son voyage sur Zygerria, s'entretient avec <strong><a class=Dark Sidious à propos de l'attitude de la Reine Miraj Scintel." />
Dooku, lors de son voyage sur Zygerria, s'entretient avec Dark Sidious à propos de l'attitude de la Reine Miraj Scintel.

 

Mais il semblait pour les Sith que la souveraine Zygerrienne, Miraj Scintel, commençait à faire preuve de bravades à leur encontre, notamment en décidant d’épargner la vie d’Anakin Skywalker, infiltré sur Zygerria avec ses compagnons pour tenter de localiser le peuple envolé de Kiros, afin d’en faire son esclave personnel. Les craintes de Tyranus et de son maître s’avérèrent fondées lorsqu’Atai Molec, le conseiller de la reine, rapporta au comte l’attachement soudain de Scintel pour Skywalker. Devant prendre des mesures draconiennes, et avec une consigne explicite de Dark Sidious, Dooku fit route vers Zygerria avec une seule mission en tête : mettre au pas l’impertinente dirigeante et s’assurer de son allégeance à la cause des Sith, ou alors punir de manière expéditive sa défiance qui risquait de mettre en péril les projets du Seigneur Noir. L’arrivée impromptue et malvenue du Comte Dooku sur Zygerria contraria quelque peu Miraj, qui ne se laissa pas décontenancer pour autant et le reçut dans la salle du trône. Avec un Dooku préoccupé par l’influence grandissante que Skywalker exerçait sur elle, la Reine Scintel tenta de rassurer le comte quant à son emprise sur le jeune Jedi. Loin d’être dupe, ayant été après tout un Jedi autrefois, Tyranus réfuta le postulat de la reine stipulant qu’elle pouvait asservir les célèbres gardiens de la paix et de la justice.

 

La conversation se poursuivant autour d’un verre, le chef des Séparatistes prêta l’oreille à l’argumentation de Miraj Scintel qui campait sur ses positions et prit comme exemple la situation calamiteuse dans laquelle se trouvait actuellement Obi-Wan Kenobi, capturé un peu plus tôt et transféré sur Kadavo pour y subir le traitement de subjugation inhérent à sa nouvelle condition d’esclave. Attentif à ce discours qui marquait bien les ambitions de la reine pour se constituer une armée d’esclaves aussi puissants que les Jedi, Dooku n’en demeura pas moins inflexible : son but, et donc celui de son maître, n’était pas l’asservissement mais l’extermination de l’Ordre des Chevaliers Jedi. Exigeant ce pour quoi il avait dû se déplacer en personne, Dark Tyranus intima l’ordre à Scintel de convoquer Skywalker pour qu’il fût exécuté sur-le-champ. Rétive à cette idée, la souveraine Zygerrienne se dressa contre le comte, et contre son conseiller Molec, qui se rallia au point de vue de Dooku car il estimait que sa reine s’était égarée et n’était par conséquent plus digne de régner. Décidée à châtier cette impudence doublée d’un acte de haute trahison, Miraj empoigna et activa son fouet laser pour attaquer le comte. Ce dernier, avec la sérénité d’un adversaire ayant toutes les cartes en main, étrangla la reine d’une simple pensée jusqu’à ce qu’elle suffoquât. Il fallut l’irruption d’Anakin Skywalker dans la salle du trône pour que Dooku relâchât son étreinte invisible sur le larynx de la souveraine, même s’il était trop tard pour celle-ci qui était à l’article de la mort.

 

Anakin Skywalker et Dooku s'apprêtent à en découdre dans la salle du trône du palais de Zygerria.
Anakin Skywalker et Dooku s'apprêtent à en découdre dans la salle du trône du palais de Zygerria.

 

Menaçant en vain Skywalker en affirmant qu’il tuerait la reine s’il approchait davantage, le comte défia en combat singulier le Jedi qui, privé de son sabre laser, s’empara du fouet laser de Scintel. Pratiquement impavide, maîtrisant le combat au sabre avec un art consommé, Tyranus para les quelques coups de fouets de Skywalker avant de le foudroyer pour une énième fois. Des gardes royaux pénétrant à ce moment-là dans la salle du trône, le comte leur fit croire que le Jedi avait assassiné leur reine, cernant le jeune Chevalier de toutes parts, mais pas sans échappatoire. Car ce répit dans leur duel permit à Anakin de prendre la reine agonisante sur ses épaules et de fuir par la baie vitrée de la pièce et de quitter Zygerria à bord d’un transporteur piloté par Ahsoka Tano. Débarrassé de l’intrus Jedi, et avec une situation redevenue stable sur Zygerria avec des pions dociles, Dooku entra en communication holographique avec le centre de conditionnement de Kadavo pour adresser ses adieux à Kenobi, proche de l’exécution après avoir trimé comme une bête de somme les fers aux pieds. Cependant, en laissant s’échapper Skywalker, le comte n’imaginait probablement par les répercussions que cela allait avoir, puisque le jeune Jedi et sa Padawan Togruta atterrirent sur Kadavo avec leur vaisseau, le Tecora, et ils entendaient bien libérer tous les captifs des esclavagistes. Dooku ordonna à Kenobi de raisonner Skywalker, sur le point de pénétrer dans le complexe à coups de sabre laser, sans quoi tous les esclaves serraient mis à mort, mais cette mesure d’intimidation s’avéra futile puisque Skywalker avait eu la précaution d’avertir une flotte de la République. Suivant l’opération depuis Zygerria, Dooku vécut sans doute avec désagrément la fin des opérations esclavagistes des Zygerriens avec la destruction du centre de Kadavo. Une opération avortée parmi un essaim de complots que les Sith ourdissaient avec méthode partout ailleurs dans la galaxie.

 

En tant que Sith, Dooku cherchait certes des alliés toujours plus nombreux et retors, mais il ne les considérait pas pour autant comme des amis. La nécessité de rappeler à l’ordre des subalternes insolents, ou de se délester de certaines personnes devenues des poids morts, au mieux des gênes, survint plus souvent qu’il ne l’aurait souhaité, mais Dooku ne répugnait pas à commettre les pires besognes pour qu’il n’y eût aucune anicroche dans le Grand Plan des Sith. Ainsi, on sait qu’à un moment donné du conflit le leader séparatiste se sépara de Pre Vizsla et de son groupe terroriste des Death Watch, le Seigneur Sith ayant dû être suffisamment agacé par son subordonné pour lui laisser un souvenir taillé dans la joue à la pointe de son sabre laser. Se faisant des ennemis même au sein de ses propres rangs, le Comte Dooku vit le jeune Lux Bonteri changer son fusil d’épaule après que sa mère Mina Bonteri, pourtant une Séparatiste patriote, eut été assassinée pour ses convictions et pour avoir tenté d’engager un processus de paix avec la République. Réclamant vengeance, Lux Bonteri fit un esclandre lors d’une négociation de paix se tenant sur Mandalore entre la République et les Séparatistes, proférant des accusations contre Dooku, jugées calomnieuses par ce dernier. Par voie holographique, Dooku demanda en privé des comptes au jeune Bonteri avant de sommer ses droïdes de l’envoyer rejoindre sa défunte mère. Mais Lux fut sauvé par Ahsoka Tano, présente également à la conférence, et extrait de Mandalore, même si par la suite son projet d’alliance avec les Death Watch pour tuer le comte ne se concrétisa jamais.

 

Dooku et Moralo Eval, les deux hommes à l'origine du complot visant à enlever le Chancelier <strong><a class=Palpatine." />
Dooku et Moralo Eval, les deux hommes à l'origine du complot visant à enlever le Chancelier Palpatine.

 

Avec l’aide du cerveau criminel Moralo Eval, Tyranus mit sur pied une machination audacieuse : enlever le Chancelier Palpatine en personne, autrement dit la face publique de son maître Sidious, lors du Festival de la Lumière devant se tenir sur la planète Naboo. Le plan faillit bien être annulé en raison de l’incarcération de Moralo Eval, qui fut libéré par Cad Bane et Rako Hardeen, ce dernier n’étant autre que le Jedi Obi-Wan Kenobi qui avait subi une transformation physique après avoir simulé sa propre mort afin de mieux découvrir toutes les ramifications du complot pour le déjouer. Après qu’Eval et ses deux comparses de cavale eurent fait escale sur Nal Hutta et Orondia, Dooku accueillit les trois évadés sur Serenno où le comte avait organisé un tournoi visant à départager les meilleurs chasseurs de primes de la galaxie et inclure les vainqueurs dans sa conspiration. Réceptionnant froidement Eval, Dooku ne manqua pas de rappeler au criminel Phindien que le facteur temps était une composante essentielle de leur plan. La présence de Cad Bane n’était guère surprenante, mais le Seigneur Sith sembla intrigué d’emblée par la présence du nouveau venu qu’était Rako Hardeen, sans se douter que derrière le visage transformé grâce aux prouesses de la nanotechnologie se tenait l’un de ses plus vieux ennemis Jedi.

 

Sans autre forme de cérémonie, après que Hardeen et Bane eurent réclamé leur paiement, Tyranus consentit à leur verser leur rétribution mais à la seule condition de se soumettre au tournoi qu’il avait préparé avec le concours d’Eval, ce dernier devant encore s’atteler aux derniers préparatifs avant que tous les concurrents ne pussent entrer dans l’arène. Le soir même, Dooku rejoignit les participants, comptant parmi les plus vils malandrins de toute la galaxie et invités par le comte de Serenno, sur l’esplanade s’étendant devant son castel et où, pour l’occasion, une gigantesque cube, la Boîte, avait été installé, ce parallélépipède régulier contenant une série de pièces toutes truffées de pièges destinés aux concurrents. Après une brève présentation des différents chasseurs de têtes, Dooku mit les choses au clair : seuls les cinq meilleurs seraient sélectionnés, c’est-à-dire les cinq survivants des épreuves de la Boîte, pour participer à la conjuration visant à kidnapper le Chancelier, qui constituera le point de bascule de la Guerre des Clones aux yeux du Sith qui n’hésita pas à souligner ce dernier point avec emphase. Après que les chasseurs de primes eurent remis leurs armes et se firent expliquer en quoi consistait ce bâtiment cubique par Eval, le comte et le Phindien rejoignirent la salle de contrôle d’où ils pourraient observer à loisir la progression des criminels.

 

Dooku témoigne un certain intérêt pour Hardeen, au grand désarroi de Moralo Eval.
Dooku témoigne un certain intérêt pour Hardeen, au grand désarroi de Moralo Eval.

 

Alors que les épreuves suivaient leur cours, Dooku montra un intérêt tout particulier pour Rako Hardeen, qui avait déjà permis à ses collègues de s’échapper de la première pièce de la Boîte, envahie par du dioxis, et faisait preuve d’une adresse frappante lors de la deuxième épreuve. Après des recherches, Eval l’informa du fait qu’il avait tué Obi-Wan Kenobi, laissant le Sith pantois. Et l’ingéniosité de ce prétendu Hardeen ne cessa de stupéfier le Sith, puisqu’il trouva l’issue de la deuxième épreuve en montrant le chemin aux chasseurs de primes survivants. Au terme de la troisième épreuve, Dark Tyranus se dit qu’en fin de compte les dispositifs mortels de la Boîte d’Eval ne valaient pas grand-chose, allant jusqu’à le menacer de confier le commandement de la mission d’abduction du Chancelier à quelqu’un de plus capable comme Rako Hardeen si la dernière épreuve ne le faisait pas changer d’avis. Pressant ainsi son subordonné, Dooku obligea le Phindien à se rendre dans la salle de la quatrième épreuve afin d’éviter un tel scénario malencontreux pour sa carrière de cerveau criminel.

 

Mais lorsque Moralo Eval sabota la dernière épreuve de la compétition pour Hardeen, visant à tester leurs aptitudes de tireurs d’élite dans un exercice de tir sur des cibles lumineuses, Bane décida de sauver Kenobi en le soustrayant, grâce à un grappin, à une fosse remplie de projecteurs de flammes. Le Duros prétendait que si Eval voulait se débarrasser d’un rival, il fallait qu’il le fît comme un homme. Dooku, qui observa la scène depuis la salle de contrôle, abonda dans le sens de Cad Bane, épargnant sans le savoir Kenobi et obligeant Eval à se battre contre celui qu’il considérait désormais comme son adversaire dans une arène ménagée sur le sol de la salle, débarrassée de ses projecteurs de feu hormis sur le pourtour de la pièce. Après tout, il lui fallait un leader d’une certaine trempe pour mener à bien son plan.

 

Dooku assiste au pugilat entre Moralo Eval et Rako Hardeen, en fait <strong><a class=Obi-Wan Kenobi." />
Dooku assiste au pugilat entre Moralo Eval et Rako Hardeen, en fait Obi-Wan Kenobi.

 

Et malgré le fait qu’il disposait de droïdes d’assaut et d’un brassard pour commander les paramètres de modification de la configuration des pièges de la salle, Moralo Eval fut défait sous le regard comblé de Dooku et des autres concurrents par Hardeen, qui refusa néanmoins d’achever son adversaire à terre. Navré de constater que finalement Hardeen n’avait pas l’envergure d’un meneur d’homme et ne jurait que par l’argent, Dooku mit un terme au tournoi et exposa les tenants et les aboutissants de son complot : enlever Palpatine et l’utiliser comme monnaie d’échange pour obtenir la libération de tous les prisonniers séparatistes, sans quoi le chef d’État de la République serait exécuté. Et à la surprise générale, le comte confia la direction des opérations lors du Festival de la Lumière sur Naboo à Cad Bane, suffisamment apte et sans scrupule pour que la capture de Palpatine pût réussir.

 

Au terme du périple qui le conduisit sur Naboo avec ses associés, Dooku mit les dernières choses au point dans un hangar de Theed où le personnel fut promptement neutralisé par les chasseurs de primes à la solde du comte. Une fois la zone vidée de ses occupants, celle-ci put servir de base temporaire aux criminels. Le Sith annonça alors aux malfaiteurs que ce jour les rendrait immortels au regard de l’Histoire, puisque leur implication dans l’enlèvement du Chancelier Palpatine les ferait passer à la postérité. D’autant que Tyranus les avait assurés d’être grassement rétribués au point qu’ils n’auraient plus besoin de travailler. Après ce discours galvanisant, le Seigneur Sith laissa à Bane le soin d’exposer le rôle de chacun dans cette opération minutée au quart de seconde qui devait avoir lieu lors du discours inaugural du Festival de la Lumière. Après que les différents protagonistes du complot eurent revêtu leurs déguisements générés par une matrice de camouflage holographique, en l’occurrence des projections holographiques de commandos du Sénat pour infiltrer incognito le festival, Dooku félicita le Duros pour son sens de l’organisation et fit ses dernières recommandations à Cad Bane : d’après son instinct, il fallait surveiller de près Rako Hardeen, Dooku ne lui faisant pas entièrement confiance. Et étant donné que sous les traits de Hardeen se dissimulait Obi-Wan Kenobi, les soupçons du comte étaient légitimes. Bane l’assura qu’il garderait un œil sur Hardeen et les autres.

 

Dooku met au clair les derniers détails avec son équipe de chasseurs de primes pour l'abduction du Chancelier Suprême.
Dooku met au clair les derniers détails avec son équipe de chasseurs de primes pour l'abduction du Chancelier Suprême.

 

Mais Tyranus ne pouvait pas uniquement se fier à la bonne volonté de Bane pour rester maître de la situation. Aussi avait-il pris la précaution de dissimuler un comlink dans la valise contenant le fusil de sniper dont le soi-disant Hardeen devait se servir afin de neutraliser Palpatine lorsque le plan serait mis en marche. Et Dooku vit juste, puisque ce mouchard lui permit de découvrir que Hardeen était bien Kenobi, infiltré dans ses rangs pour faire échouer son plan. Fort de cette information, Dooku changea ses plans, mais sans en avertir les chasseurs de primes, notamment Cad Bane et Moralo Eval, qui découvrirent à leurs dépens que, en dépit du fait qu’ils avaient réussi à capturer le Chancelier et à l’amener au point de rendez-vous hors de la cité de Theed, le comte leur avait fait faux bond. Celui-ci mènerait sa propre tentative d’enlèvement, escomptant le fait que ses ennemis Jedi baisseraient leur garde en croyant avoir déjoué la machination. Le soir, le Sith attendit dans la salle à manger du palais royal de Theed, Palpatine et Anakin Skywalker ayant reçu une invitation de la reine à dîner et devant se rendre dans la salle susnommée, du moins c’était ce qu’ils pensaient.

 

Jubilant à la vue de ses proies surprises, Dooku pensait que cette capture inopinée, alors que la majorité des forces de sécurité avait regagné Coruscant, ne serait qu’une formalité car ses deux MagnaGardes encerclèrent Skywalker pour l’assaillir et le neutraliser, tandis que Tyranus, confiant en ses talents de bretteur face à Anakin, tira son sabre au clair. Même si le jeune Chevalier Jedi décapita un des sbires droïdes et lamina le second en morceaux avant de se lancer à l’assaut du comte, un troisième MagnaGarde empêcha Palpatine de fuir et le retint de son étreinte métallique tandis que le Seigneur Sith, inébranlable et d’une main, dévia et para toutes les attaques de Skywalker. Avec une aisance déconcertante, Dooku fit léviter et projeta les fauteuils de la salle des banquets sur Skywalker pour le ralentir, le comte et son MagnaGarde retenant Palpatine en profitant pour progresser lentement vers leur navette. Utilisant la télékinésie pour jeter des plateaux et des couverts, notamment des fourchettes qui allèrent se loger dans le bras cybernétique de Skywalker, Dark Tyranus connut un moment de difficulté lorsque son adversaire, submergé par la colère, frappa d’estoc dans un fauteuil que Dooku avait placé comme un bouclier entre lui et Skywalker et que la pointe du sabre laser du Jedi faillit atteindre le centre du visage du comte.

 

Dooku confronte une fois de plus Skywalker dans l'enceinte du palais de Theed.
Dooku confronte une fois de plus Skywalker dans l'enceinte du palais de Theed.

 

Se dégageant de la portée de l’arme de son ennemi grâce à une poussée de Force, Dooku se redressa pour continuer à tenir Skywalker en respect alors qu’il s’acheminait vers sa navette avec son précieux otage. Dans un des corridors du palais Naboo, Skywalker était si survolté qu’il fit tomber Dooku à la renverse sur les degrés d’un escalier. Le comte ne put que parer de justesse les coups violents portés par Skywalker, qui d’une main exerçait une pression avec son sabre contre celui du Sith pour l’empêcher de riposter, et de l’autre exerça une pression sur la gorge du vieil homme pour l’étrangler. Loin de se laisser acculer aussi facilement, Dooku réagit subitement et électrocuta le Jedi avec la foudre Sith avant de le projeter et le sonner contre une des colonnes du couloir.

 

Prompt à se rétablir, Dooku atteignit le vaisseau devant l’extraire avec Palpatine. Mais à peine eut-il achevé de monter la rampe d’embarquement de son transport que Dooku dut rallumer son sabre alors qu’Anakin se jetait littéralement sur lui. Sauf que cette fois Kenobi, arborant toujours les traits de Rako Hardeen, arriva en renfort et profita de la diversion, Dooku étant fort occupé par son duel avec Skywalker, pour détruire le troisième MagnaGarde, libérer le Chancelier et regagner la terre ferme avec celui-ci alors que le vaisseau séparatiste était en phase de décollage. Repoussant Skywalker hors de la rampe d’embarquement et contraint de fuir, Tyranus adressa ses félicitations à Kenobi, un adversaire valeureux à ses yeux, mais lutina une fois de plus Anakin et railla son style de combat médiocre avant de s’évanouir dans les cieux à bord de sa navette.

 

Dooku donne l'ordre à <strong><a class=Grievous de régler le cas des Sœurs de la Nuit." />
Dooku donne l'ordre à Grievous de régler le cas des Sœurs de la Nuit.

 

Décidé à mettre un terme à toute nouvelle opportunité de trahison de la part des Sœurs de la Nuit et de son ex-apprentie Asajj Ventress, et déterminé à faire pleuvoir sur les sorcières obscures de Dathomir la plus effroyable des vengeances, Dark Tyranus convoqua le Général Grievous dans son palais sur Serenno, ainsi qu’une importante armada stationnée en orbite, dans le but de réaliser son sinistre dessein : exterminer les Sœurs de la Nuit jusqu’à la dernière représentante de ce clan maudit. Grievous fut enthousiasmé à l’idée de cette perspective et se mit en route avec sa flotte pour châtier les traitresses. Si l’écrasante supériorité numérique des légions droïdes garantissait à elle seule la victoire aux Séparatistes, Grievous et Dooku avaient sous-estimé les ressources dissimulées des Sœurs de la Nuit. Outre le fait que les sorcières reçurent le renfort d’une armée de mortes-vivantes, invoquée par Daka l’Ancienne, le Sith dut subir personnellement les conséquences de ses actes.

 

En effet, autrefois, pour sceller un accord, Tyranus avait remis une mèche de ses cheveux à Mère Talzin, touffe que la matriarche Dathomirienne avait conservée depuis dans un orbe métallique. Du moins jusqu’à l’attaque de Grievous contre le clan des sorcières, puisque Talzin utilisa les cheveux pour jeter un sortilège au Comte Dooku et le frapper à distance, le Sith attendant patiemment la conclusion de la bataille sur Serenno. Jetant la mèche argentée de Dooku dans un chaudron où bouillonnait une substance verte, Talzin en fit émerger une poupée cireuse à l’image de Dooku afin de pratiquer son charme obscur sur lui. Talzin plongeant l’effigie du comte dans les vapeurs ardentes du chaudron, le Seigneur Sith en ressentit soudainement les effets néfastes : d’abord la proie de violentes migraines, des pustules apparurent sur son visage et le supplice dont il était la victime commença à lui faire perdre ses moyens. Il comprit d’emblée que Talzin lui avait jeté une malédiction.

 

Dooku contacte d'urgence <strong><a class=Grievous pour qu'il lève le sort de Talzin." />
Dooku contacte d'urgence Grievous pour qu'il lève le sort de Talzin.

 

Tyranus recroquevillé sur le sol de son bureau du palais de Serenno, se tortillant atrocement de douleur, Talzin jeta alors la représentation miniature du comte dans le récipient du sortilège, soumettant le chef des Séparatistes à un véritable martyre. Puisant dans ses ultimes forces, se contorsionnant pour échapper, même si cela était futile, à l’emprise de la matriarche des Sœurs de la Nuit, Dooku parvint à atteindre sa console de communication pour joindre le Général Grievous d’urgence, alors que le cyborg était personnellement au cœur des combats. À la limite de la suffocation, le Sith ordonna à son général de concentrer ses efforts sur l’élimination de la Mère Talzin avant qu’elle ne mît fin à ses jours après moult tortures. Dooku lui recommanda de suivre les émanations du maléfice de cette sorcière qui se manifestait sous la forme d’un ectoplasme vert et de remonter sa trace jusqu’à sa source pour mettre un terme à son tourment.

 

Sur ce, Grievous s’exécuta tout en se frayant un chemin avec ses troupes pour atteindre la forteresse des Sœurs de la Nuit et la grotte secrète où Talzin s’adonnait aux sombres pratiques de ses congénères. Dans l’intervalle, Dooku dut endurer du mieux qu’il put son calvaire. Agonisant sur son lit, Dooku vit une apparition de Talzin émerger de son corps pour le sommer de rappeler ses droïdes et quitter Dathomir, commandement auquel le disciple de Sidious, trop fier, refusa de céder, craignant une nouvelle conspiration à son endroit de la part de Ventress ou Talzin.

 

Le tourment de Dooku entre les mains de Talzin est insupportable.
Le tourment de Dooku entre les mains de Talzin est insupportable.

 

La manifestation spectrale de Talzin s’évapora, non sans que la matriarche poursuivît son œuvre en continuant à mettre l’enveloppe charnelle de Tyranus à rude épreuve, l’intensité de la souffrance du comte atteignant son acmé notamment lorsque Talzin enfonça une aiguille dans la tête de la poupée de cire de Dooku. Heureusement pour le Seigneur Sith, Grievous localisa la source du sortilège, obligea Talzin à prendre la fuite et renversa le chaudron ayant servi à jeter l’ensorcellement sur le comte. Dès lors, sur Serenno, Dooku put littéralement à nouveau respirer et reprendre son souffle, le fluide verdâtre qui s’était emparé de ses entrailles étant recraché par le comte avant de s’évanouir dans les airs.

 

Ainsi, outre le génocide quasiment complet du clan des Sœurs de la Nuit, Tyranus s’était débarrassé d’une menace d’importance dans la mesure où elle pouvait le frapper n’importe où dans la galaxie. Peu de temps après le massacre de Dathomir, alors que Grievous était revenu sur Serenno, Dooku sentit que Savage Opress, l’odieux monstre Zabrak créé par la magie noire des Sœurs de la Nuit, gagnait en puissance au point de représenter une menace sérieuse. Mais pas seulement une menace pour lui-même ou la cause séparatiste, mais un péril délétère qui menaçait également leurs adversaires Jedi. Tyranus ne devait pas considérer l’ascension d’Opress à la légère dorénavant, d’autant que ce dernier avait fini par retrouver son frère Dark Maul sur Lotho Minor au terme d’une longue quête.

 

 

VII. Vers la fin du conflit

 

Alors que Ventress en vint à se confronter une énième fois à Anakin Skywalker, la jeune femme fut grièvement blessée par son adversaire lors d’un duel sur Coruscant, notamment après avoir été précipitée du haut d’un bâtiment de la planète mégalopole. Même si les détails entourant cet événement sont nimbés de mystère, on sait que le Comte Dooku s’arrangea pour la sauver et la transférer sur le monde de Boz Pity. Sur place, le Seigneur Sith lui fit suivre un traitement médical pour la guérir, mais en profita aussi pour lui apporter des améliorations cybernétiques. Durant la convalescence de celle qui fut à une époque son plus fidèle lieutenant, Dark Tyranus établit temporairement son quartier général dans le centre médical séparatiste de Boz Pity en compagnie de Grievous.

 

 

La suite et fin de cette fiche sera complétée au fur et à mesure des semaines suivantes. Veuillez rester attentifs pour suivre ces mises à jours et encore merci de votre compréhension chers lecteurs.

Source(s)

Episode II : L'Attaque des Clones, Lucasfilm 2002
Episode III : La Revanche des Sith, Lucasfilm 2005
Haden Blackman, Brian Ching, Clone Wars tome 8 : Obsession, Delcourt 2005
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars tome 9 : Le Siège de Saleucami, Delcourt 2005
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars tome 4 : Lumière et Ténèbres, Delcourt 2004
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars tome 1 : La Défense de Kamino, Delcourt 2004
Chuck Dixon, Rick Leonardi, Le Côté Obscur tome 4 : Général Grievous, Delcourt 2005
Henry Gilroy, Scott Hepburn, The Clone Wars #6 - Slaves of the Republic Part 6, Dark Horse 2009
Pablo Hidalgo, thomas Hodges, The Clone Wars Webcomics #6 - La Chute de Falleen , StarWars.com 1999
Henry Gilroy, Lucas Marangon, The Clone Wars tome 1 : Mission 1 - Esclaves de la République, Delcourt 2009
The Clone Wars Aventures tome 1 : Les Chantiers de la destruction, Delcourt 2008
Haden Blackman, Ramon F. Bachs, Le Côté Obscur tome 10 : La Ballade de Jango Fett, Delcourt 2009
John Ostrander, jan Duursema, Jedi : Mace Windu, Dark Horse 2003
John Ostrander, jan Duursema, Jedi : Dooku, Dark Horse 2003
Jeremy Barlow, Matthew Fillbach, The Clone Wars Aventures tome 4 : Le Colosse de Simocadia , Delcourt 2010
Haden Blackman, Brian Ching, Obsession #5, Dark Horse 2005
Chuck Dixon, Rick Leonardi, General Grievous #2, Dark Horse 2005
Tom Taylor, Chris Scalf, Blood Ties #1 - A Tale of Jango and Boba Fett Part 1, Dark Horse 2010
Henry Gilroy, Brian Koschak, The Clone Wars Volume 3 - Hero of the Confederacy TPB, Dark Horse 2010
Haden Blackman, Ramon F. Bachs, Jango Fett : Open Seasons #3, Dark Horse 2002
Haden Blackman, Ramon F. Bachs, Jango Fett : Open Seasons #4, Dark Horse 2002
Haden Blackman, Ramon F. Bachs, Jango Fett : Open Seasons TPB, Dark Horse 2003
Henry Gilroy, Brian Koschak, The Clone Wars tome 3 : Mission 3 - Héros de la Confédération, Delcourt 2011
Tom Taylor, Chris Scalf, Blood Ties : A Tale of Jango and Boba Fett TPB, Dark Horse 2011
Johane Matte, Ben Dewey, Free Comic Book Day 2011 Star Wars: The Clone Wars: Opress Unleashed, Dark Horse 2011
Haden Blackman, jan Duursema, Omnibus: Emissaries and Assassins, Dark Horse 2009
Haden Blackman, Rick Lacy, Omnibus: Menace Revealed, Dark Horse 2009
Jason Hall, Digital Chameleon, Hasbro/ToysRus exclusive #2 - Most Precious Weapon, Dark Horse Comics 2002
Henry Gilroy, Lucas Marangon, The Clone Wars Volume 1 - Slaves of the Republic TPB, Dark Horse 2009
Jeremy Barlow, Matthew Fillbach, The Clone Wars - The Colossus of Destiny, Dark Horse 2009
John Ostrander, jan Duursema, 30th Anniversary Collection Volume 5 - Light and Dark, Dark Horse 2007
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars Volume 1: The Defense of Kamino TPB, Dark Horse 2003
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars Volume 4: Light and Dark TPB, Dark Horse 2004
Haden Blackman, Brian Ching, Clone Wars Volume 7: When They Were Brothers TPB, Dark Horse 2005
John Ostrander, jan Duursema, Clone Wars Volume 8: The Last Siege, The Final Truth TPB, Dark Horse 2006
Chuck Dixon, Rick Leonardi, General Grievous TPB, Dark Horse 2005
John Ostrander, jan Duursema, Omnibus: Clone Wars Volume 1 - The Republic Goes to War, Dark Horse 2012
Collectif, The Clone Wars: Coup de main sur Maarka, Delcourt
John Ostrander, jan Duursema, Omnibus: Clone Wars Volume 2 - The Enemy on all Sides, Dark Horse 2012
John Ostrander, jan Duursema, Omnibus: Clone Wars Volume 3 - The Republic Falls, Dark Horse 2012
R. A. Salvatore, Steven D. Anderson, Episode II : L'Attaque des clones, Fleuve Noir 2002
David Sherman, Steven D. Anderson, L'épreuve du Jedi, Fleuve Noir 2006
Sean Stewart, Steven D. Anderson, Yoda : Sombre rencontre, Fleuve Noir 2007
Patricia C. Wrede, Louise Bova, Episode II : L'Attaque des Clones (Junior), Pocket Jeunesse
Patricia C. Wrede, Louise Bova, Episode III : La Revanche des Sith (Junior), Pocket Jeunesse
Matthew Stover, Steve Anderson, Episode III : La Revanche des Sith, Fleuve Noir 2005
Karen Traviss, John Van Fleet, The Clone Wars tome 1 : The Clone Wars, Fleuve Noir 2008
James Luceno, Steven D. Anderson, Labyrinthe du Mal, Fleuve Noir 2007
Karen Miller, Gabrielle Brodhy, The Clone Wars tome 2 : En Territoire Inconnu, Fleuve Noir 2009
Jonathan Loizel, Star Wars - The Clone Wars : le roman du film, Hachette Jeunesse 2008
Jonathan Loizel, The Clone Wars tome 4 : Un nouveau disciple, Hachette Jeunesse 2010
Jonathan Loizel, The Clone Wars tome 5 : La trahison de Dooku, Hachette Jeunesse 2010
Jonathan Loizel, The Clone Wars tome 6 : Le piège de Grievous, Hachette Jeunesse 2010
Terry Bisson, Boba Fett #1 - The Fight to Survive, Scholastic 2002
James Luceno, Darth Plagueis, Del Rey 2012
Patricia C. Wrede, Louise Bova, Episode II: Attack of the Clones (junior novelization), Scholastic 2002
R. A. Salvatore, Steven D. Anderson, Episode II: Attack of the Clones, Del Rey 2003
Matthew Stover, Steve Anderson, Episode III: Revenge of the Sith, Del Rey 2005
Patricia C. Wrede, Louise Bova, Episode III: Revenge of the Sith (junior novelization), Scholastic 2005
David Sherman, Steven D. Anderson, Jedi Trial, Del Rey 2005
James Luceno, Steven D. Anderson, Labyrinth of Evil, Del Rey 2005
Karen Traviss, John Van Fleet, The Clone Wars #1 - The Clone Wars, Del Rey 2008
Karen Miller, The Clone Wars #2 - Wild Space, Del Rey 2008
Sean Stewart, Steven D. Anderson, Yoda: Dark Rendezvous, Del Rey 2004
The Clone Wars tome 13 : Les passagers clandestins, Hachette 2012
Ryder Windham, Jedi vs. Sith: The Essential Guide to the Force, Del Rey 2007
Rodney Thompson, Gary Astleford, The Clone Wars Campaign Guide, Wizards of the Coast 2009
Jason Fry, Star Wars: The Clone Wars Official Episode Guide Series 1 & 2, Sunbird 2010
Daniel Wallace, The Jedi Path: A Manual for Students of the Force (real-life book), 2010
Jason Fry, Star Wars: The Clone Wars: Incredible Vehicles, Dorling Kindersley 2011
Daniel Wallace, Le Manuel du Jedi, Larousse 2011
Curtis Saxton, Hans Jenssen, Attack of the Clones: Incredible Cross Sections, Dorling Kindersley 2002
Pablo Hidalgo, Chris Trevas, The Essential Reader's Companion, Del Rey 2012
Simon Beecroft, Star Wars Character Encyclopedia, Dorling Kindersley 2011
Simon Beecroft, Les Héros de la Saga, Nathan 2012
Mark Cotta Vaz, The Art of Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Del Rey 2002
Simon Beecroft, Hans Jenssen, Star Wars, Episode II L'Attaque des Clones : Plans secrets des vaisseaux et engins, Nathan 2005
Curtis Saxton, Hans Jenssen, Star Wars Épisode II, les lieux de l'action, Nathan 2003
Daniel Wallace, Jon Foster, Coruscant and the Core Worlds, Wizards of the Coast 2003
Stephen Melching, Dave Bullock, The Clone Wars S01E01 - Embuscade, 2008
Steve Melching, Dave Filoni, The Clone Wars S01E02 - L'Aube du Malveillant, 2008
Steve Melching, Henry Gilroy, The Clone Wars S01E03 - L'Ombre du Malveillant, 2008
Henry Gilroy, Dave Filoni, The Clone Wars S01E09 - La Cape des Ténèbres, 2008
Henry Gilroy, Atsushi Takeuchi, The Clone Wars S01E10 - L'Antre de Grievous, 2008
Henry Gilroy, Jesse Yeh, The Clone Wars S01E11 - La Capture du Comte Dooku, 2009
Henry Gilroy, Justin Ridge, The Clone Wars S01E12 - Le Général Gungan, 2009
Henry Gilroy, Rob Coleman, The Clone Wars S01E21 - Liberté sur Ryloth, 2009
Tim Burns, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S01E04 - Détruisez le Malveillant, 2008
Melinda Hsu, Kyle Dunlevy, The Clone Wars S02E12 - Le Complot de Mandalore, 2010
Drew Z. Greenberg, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S02E14 - La Duchesse de Mandalore, 2010
Steven Melching, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S03E03 - Les Renforts, 2010
Katie Lucas, Kyle Dunlevy, The Clone Wars S03E04 - Sphere of Influence, 2010
Daniel Arkin, Kyle Dunlevy, The Clone Wars S03E10 - Heroes on Both Sides, 2010
Daniel Arkin, Duwayne Dunham, The Clone Wars S03E11 - Pursuit of Peace,
Katie Lucas, Giancarlo Volpe, The Clone Wars S03E12 - Nightsisters, 2011
Katie Lucas, Kyle Dunlevy, The Clone Wars S03E13 - Monster, 2011
Katie Lucas, Giancarlo Volpe, The Clone Wars S03E14 - Witches of the Mist, 2011
Matt Michnovetz, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S03E19 - Contre-attaque, 2001
Matt Michnovetz, Steward Lee, The Clone Wars S03E20 - Sauvetage dans la Citadelle, 2011
Jose Molina, Duwayne Dunham, The Clone Wars S04E01 - Guerre aquatique, 2011
Jose Molina, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S04E02 - L'Attaque Gungan, 2011
Jose Molina, Danny Keller, The Clone Wars S04E03 - Prisonniers, 2011
Daniel Arkin, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S04E04 - Le Guerrier de l'ombre, 2011
Henry Gilroy, Kyle Dunlevy, The Clone Wars S04E11 - L'Enlèvement, 2011
Henry Gilroy, Danny Keller, The Clone Wars S04E13 - Les Évadés de Kadavo, 2012
Brent Friedman, Bosco Ng, The Clone Wars S04E16 - Amis et ennemis, 2012
Brent Friedman, brian Kalin O'connell, The Clone Wars S04E17 - La Boîte, 2012
Brent Friedman, Danny Keller, The Clone Wars S04E18 - Crise sur Naboo, 2012
Katie Lucas, Steward Lee, The Clone Wars S04E19 - Le Massacre, 2012
Katie Lucas, Bosco Ng, The Clone Wars S04E21 - Les Frères, 2012
Chris Collins, Steward Lee, The Clone Wars S05E03 - Les Meneurs, 2012
Chris Collins, Bosco Ng, The Clone Wars S05E05 - Points de rupture, 2012

Mis en ligne le 8 août 2013 à 09:25 par Dark Vectivus.
Dernière modification le 8 août 2013 à 09:25.

Fiche consultée 14964 fois.

Espèce Humain
Genre Masculin
Origine Serenno
Taille 1.93 mètre
Fonctions Maître Jedi
Seigneur Sith
Dirigeant de la Confédération des Systèmes Indépendants
Arme Sabre laser
Maîtres Yoda
Thame Cerulian
Dark Sidious (Maître Sith)
Apprentis Qui-Gon Jinn
Keelyvine Reus (instructeur au sabre laser)
Komari Vosa
Asajj Ventress
Savage Opress
Grievous (instructeur au sabre laser)
Catégorie Personnages
Affiliations Ancienne République
Confédération des Systèmes Indépendants
Ordre Jedi
Ordre Sith

Haut