Palpatine/Dark Sidious

Dark Vectivus - Posté le 26 février 2013

Espèce Humain
Genre Masculin
Origine Naboo
Taille 1.73 mètre
Fonctions Sénateur du Secteur Chommell
Chancelier Suprême
Empereur
Seigneur Noir des Sith
Arme Sabre laser
Maître Dark Plagueis
Apprentis Dark Maul
Dark Tyranus
Dark Vador
Catégorie Personnages
Affiliations Ancienne République
Empire Galactique
Ordre Sith

Palpatine/Dark Sidious

Dark Vectivus - Posté le 26 février 2013

Sénateur de Naboo, dernier Chancelier Suprême de la République, Empereur de la galaxie et redoutable Seigneur Noir des Sith qui détruisit la République et l'Ordre Jedi.

Celui que la galaxie connaît sous le nom de Palpatine fut successivement sénateur, le dernier Chancelier Suprême de la République Galactique et l'Empereur tant redouté de l'Empire Galactique. Cet homme apparaît comme l'un des plus puissants Seigneurs Noirs des Sith de l'histoire galactique, puisqu'il a réussi à abattre une République plusieurs fois millénaires et ses gardiens, les Chevaliers Jedi, à la suite de tractations et de manipulations politiques insidieuses n'ayant qu'un seul but : établir la domination des Sith sur la galaxie. En fait, Palpatine, dont l'identité Sith de Dark Sidious ne fait plus aujourd'hui aucun doute, est la réponse à près de 1000 ans de patience Sith, ces derniers ayant juré de prendre leur revanche sur les Jedi et la République depuis leur quasi-extermination sur Ruusan. Cependant, en raison de sa position de personnage d'importance, les éléments de sa biographie se sont retrouvés mêlés à la légende entourant l'homme, à tel point qu'il reste encore difficile à l'heure actuelle d'établir un relevé exact des faits liés à la personne de Palpatine.



I. Premières années
Comme nombre de figures connues, peu de choses ont filtré quant aux premières années de la vie de Palpatine. Par ailleurs, les opinions au sujet de ce personnage sont tellement différentes selon les personnes interrogées qu'il est pratiquement impossible de remonter le fil des événements qui ont modelé et rendu cet homme célèbre, vu par quelques personnes comme un être ayant su apporter la stabilité à la galaxie, haï par d'autres pour ses crimes contre de nombreuses races. C'est également à cause de ce mystère des origines et des points de vue contradictoires selon lesquels on le présente qu'il est difficile, voire inconcevable, de penser que Palpatine a peut-être été un jour un être jeune et naïf. Car à maintes reprises, cet homme a su habilement jouer sur des faux airs d'innocence pour arriver à ses fins.

Quoi qu'il en soit, les rares preuves qui existent à propos du passé de Palpatine ne peuvent être vérifiées, puisque la majorité des registres de son monde concernant sa lignée, ses parents ont « mystérieusement disparu » à l'époque où il devint sénateur. De l'avis de certains, ces preuves auraient été détruites afin de cacher son identité de Seigneur Sith. Au vu de cela, beaucoup de théories ont circulé à son propos, certaines affirmant que cet homme ne viendrait même pas de Naboo et que son identité de Palpatine aurait été totalement fabriquée. Selon sa biographie officielle, Palpatine serait bel et bien né sur Naboo le onzième jour du huitième mois standard de l'an -82. Il serait né dans une famille noble de Naboo. Ce sont là les seuls éléments relatifs aux premières années de sa vie. Mais cet état de fait était délibéré, voulu par Palpatine, qui plongea dans l'ombre cette part de sa vie car la jugeant moins importante que celle qu'il avait commencée le jour où il devint l'apprenti de Dark Plagueis.

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Un jeune Palpatine s'entraîne sous le regard attentif de Dark Plagueis.


Avec Dark Sidious pour nom Sith, Palpatine ne devint pas seulement le détenteur d'une tradition plusieurs fois millénaires d'adeptes du Côté Obscur, ni n'utilisa seulement ce nom pour distinguer ses deux personnalités, celle publique et celle cachée. En fait, ce nom devint la véritable nature de Palpatine. En effet, Palpatine était quelqu'un de réceptif à la Force, à vrai dire trop même, mais pour une raison encore obscure, les Jedi n'ont jamais repéré son potentiel, sauf le jour où l'homme décréta leur extermination. Et à cause du fait qu'on ignore tout de ses parents, on ne sait pas si Palpatine a hérité de cette capacité par le sang de sa lignée ou si la Force l'a habité de manière spontanée comme cela est parfois le cas. Mais toujours est-il que le Seigneur Noir des Sith Muun Dark Plagueis put le découvrir, bien qu'on ne connaisse pas les circonstances de la rencontre entre le Sith et son apprenti. On ne sait pas comment Palpatine a succombé au Côté Obscur pour devenir Dark Sidious, nom dont son Maître le baptisa et qui allait résonner pour les décennies à venir. Car dès son plus jeune âge, Palpatine allait être celui qui accomplirait ce que les Sith avaient mis en œuvre dans l'ombre pendant près de 1000 ans : la destruction de la République et des Jedi.


II. L'ascension de Palpatine
En dehors de son existence de Sith, le cours de la vie de Palpatine, c'est-à-dire la figure publique telle que nous la connaissons, est assez facile à retracer. À un âge relativement jeune, Palpatine entama une carrière politique. Sur Naboo, le service public est obligatoire et débute à l'âge de 12 ans pour se terminer à l'âge de 20 ans, et Palpatine débuta son parcours de politique à partir de ce point. Cependant, et contrairement à la majeure partie des Naboo, Palpatine aurait choisi de faire de la politique en dehors de ce service obligatoire afin de faire de la politique son domaine de travail. On peut se demander si déjà à cette époque Palpatine avait ourdi son plan machiavélique pour détruire la République et les Jedi en décidant de faire une carrière politique qui le propulserait sur le devant de la scène. Personne ne peut répondre à cette question en raison de la trop grande duplicité de cet homme. Quoiqu'il en soit, ce fut la première fois, et non la dernière, que Palpatine fit en sorte de rester plus longtemps au poste qu'on lui avait attribué.

De l'an -62 à l'an -52, Palpatine embrassa entièrement la carrière politique en participant à la politique locale de sa planète, travaillant pour l'essentiel à s'élever dans les sphères les plus basses du pouvoir. Bien que les événements relatifs à cette période soient assez flous, on peut aisément deviner que Palpatine était un politicien de basse caste comme les autres, étant donné que l'on n'entendit effectivement parler de lui que bien des années plus tard en l'an -52. Palpatine étant un manipulateur de génie, cet état de fait ne faisant aucun doute, on peut se demander si cet homme fit exprès de se maintenir dans l'ombre en ne dépassant pas le cercle de la politique locale de sa planète ou si cela fut le fait du hasard, bien que la première hypothèse soit la plus probable. Mais que cela soit délibéré ou non, le résultat fut que Palpatine était certes un homme politique, tout sauf destiné à devenir un politicien de talent, susceptible de menacer des politiques plus puissants et influents… du moins, en apparence. Et même si le Seigneur Sith eut effectivement à subir des échecs, ce dont on n'est pas sûr, l'Histoire nous a appris que Palpatine avait presque toujours un coup d'avance sur ses ennemis, ce qui induirait que, même ses défaites, Palpatine pouvait les transformer en victoires.

En l'an -52, Palpatine passa du statut de petit politicien à celui de sénateur sectoriel. En effet, le sénateur Vidar Kim, représentant Naboo au Sénat Galactique, fut tué par un mystérieux assassin qui préféra se tuer plutôt que de livrer son commanditaire. D'un point de vue rétrospectif, tout porte à croire que Palpatine fut ce commanditaire. Alors âgé de trente ans, Palpatine fut élu sénateur pour remplacer feu Vidar Kim en tant que représentant de Naboo et des mondes affiliés du Secteur Chommell. Désormais, les Sith avaient un pied dans les rouages de la République. Le sénateur fraîchement élu ne tarda pas à former des alliances et à contracter des amitiés, relations qui lui serviraient dans l'avenir. La première de ces "amitiés", si on peut parler ainsi de la relation de Palpatine vis-à-vis des personnes qu'il a fréquentées, se noua avec le fils du sénateur Vidar Kim, le Jedi Ronhar Kim. Celui-ci était présent lorsque son père avait été tué de plusieurs tirs de blasters.

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Palpatine, nouveau sénateur du Secteur Chommell.

Palpatine se rendit auprès de la dépouille du sénateur Kim, où son fils se recueillait déjà en silence. Derrière son apparente tristesse et ses condoléances envers Ronhar Kim, Palpatine étudia soigneusement le Jedi, et il lui apparut évident que Ronhar Kim était plus préoccupé à propos de lui-même et de ses propres choix que sur ce qui a tué son père. Ainsi, Kim ne savait rien qui pourrait le mener au commanditaire de l'attentat et aux Sith. Le reste de la conversation fut un peu plus formel, mais Palpatine prit note des questionnements de Ronhar Kim : celui-ci devait-il quitter l'Ordre en conservant ses valeurs et se plonger dans la politique pour faire avancer les choses et honorer la lignée de son père ? Il est évident que cela n'arrangeait en rien les affaires de Palpatine, qui n'avait pas fait tuer Vidar Kim pour voir sa place dans sa nouvelle fonction menacée par un Jedi. Néanmoins, Palpatine sut tirer son épingle du jeu et proposa à Ronhar une alliance réciproquement profitable, Kim sachant tout du monde des Jedi et Palpatine ayant une grande expérience de la politique. Ainsi, cette première "amitié" permit à Palpatine d'avoir un œil dans le camp des ennemis des Sith.

La première fois que Palpatine mit un pied au Sénat, il était déjà un manipulateur de talent. Il savait que les politiques les plus en vue de l'assemblée de la République méprisaient les délégués de province, ce qui était une attitude classique qu'on retrouvait chez l'ancienne aristocratie envers les nouveaux riches. Il savait lui aussi que, en tant que représentant d'une planète relativement éloignée du centre de la galaxie, il était déjà catalogué comme un représentant de ces mondes éloignés, ceux qui ne se sont jamais aventurés très loin de leur monde natal et qui tôt ou tard seraient submergés par les politiques de Coruscant. Mais loin de chercher à prouver que cette élite du Sénat se trompait sur son compte, Palpatine tira avantage de cette opinion qu'on avait sur sa personne. En effet, en étant sous-estimé, Palpatine exploita ces préjugés pour que ses collègues ne viennent pas mettre leur nez dans ses affaires.

Ce genre de stratégie n'était pas nouveau de la part de Palpatine, qui l'avait déjà utilisé dans la politique locale de Naboo, agissant dans l'ombre de ses adversaires pour ensuite mieux les mettre à bas, et en général trop tard pour eux. La réaction de ses collègues fut tout à fait prévisible : beaucoup d'entre eux se moquèrent de ce petit provincial, et d'autres affirmèrent tout simplement qu'il ne payait pas de mine. Ainsi, la ruse de Palpatine porta ses fruits. Par ailleurs, Palpatine échoua parfois à prendre un ascendant politique en ratant des opportunités d'occuper des comités et des postes officiels importants. Palpatine était donc déterminé à freiner son avancement politique, sachant que son immense pouvoir qu'il obtiendrait dans le futur ne serait acquis que s'il ne semblait pas trop ambitieux dans le présent.

Son plan marcha à la perfection puisque les autres sénateurs le considérèrent comme passé de mode, le voyant comme un obstacle mineur dans leurs luttes de pouvoir. Ses ambitions à long terme furent donc savamment cachées derrière un masque de médiocrité inoffensive. Ainsi exempt des luttes de pouvoir internes qui minaient l'assemblée de la République, Palpatine avait les coudées franches pour établir sa base de pouvoir en cultivant les amitiés avec des figures publiques respectées et possédant des positions clés au sein du gouvernement. Sa liste de contacts comprenait des sénateurs, qu'ils soient influents ou non, des commandants militaires, des membres des principales organisations du commerce et même des Maîtres Jedi.

Il est à noter que la majeure partie des personnes qui obtinrent des postes d'importance au sein de l'Empire Galactique commencèrent à côtoyer Palpatine à cette époque où le sénateur de Naboo établissait des contacts. Par exemple, le futur amiral Terrinald Screed, alors un jeune commandant du Département Judiciaire de la République, fut contacté par Palpatine, et trouva que ses propres idées concordaient avec celles du sénateur. Autre figure notable, celle du futur Grand Moff Tarkin, alors lieutenant gouverneur d'Eriadu et homme assoiffé d'un plus grand pouvoir, trouva également que ses sentiments personnels étaient partagés par le représentant du Secteur Chommell. Néanmoins, Palpatine avait aussi emmené ses propres alliés avec lui au Sénat : Sate Pestage, une des quelques personnes qui connaissaient réellement Palpatine, Kinman Doriana et enfin Ars Dangor. Ces deux derniers firent en sorte de maintenir les apparences publiques et couvrirent les activités tout sauf recommandables de Palpatine.

Toujours durant son mandat de sénateur, Palpatine fit partie d'une force de la République visant à surveiller la démilitarisation d'Ando. Ce fut à cette occasion qu'il rencontra le Jedi Jorus C'Baoth, également membre de l'expédition. Pour pouvoir avoir un complément d'informations sur les Jedi, Palpatine entama une amitié tempétueuse, en raison du caractère arrogant du Jedi, mais durable avec C'Baoth. Par la suite, les deux hommes se rencontrèrent pour parler de politique, de philosophie et discuter de l'état de la République. En fin de compte et à la demande de Palpatine, le Conseil des Réaffectations Jedi envoya C'Baoth pour œuvrer en tant que son conseiller personnel, et le Maître Jedi devint un membre à part entière de son équipe. Durant ce temps où ils se côtoyèrent, Palpatine et C'Baoth parlèrent notamment de la Société ExGal, un petit groupe de scientifique étudiant la possibilité que la vie aurait pu voir le jour en dehors de la galaxie, et de l'idée d'une expédition qui s'aventurerait au-delà des limites de la galaxie. Ceci fut sans doute le point de départ d'un projet ultérieur qui serait connu sous le nom de Vol vers l'Infini.

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Palpatine, un sénateur à ne pas prendre à la légère.

Au fil de ses tractations, Palpatine surprit tout le monde en devenant incroyablement populaire. Le sénateur écrivit même, ses notes sur le pouvoir devenant même des textes populaires parmi les étudiants en sciences politiques et militaires, et ses théories étant même enseignées dans de grandes universités de la galaxie. Mais en dépit de cette influence croissante, Palpatine restait quelqu'un sans prétention et passait des heures à réfléchir seul dans ses modestes appartements. Une rumeur prétendait que Palpatine aurait orchestré l'abdication du roi Veruna en espérant que son successeur, la reine Amidala, serait trop jeune pour prendre une décision rationnelle et compterait surtout sur Palpatine durant son règne. Si Palpatine avait ou non œuvré pour qu'Amidala monte au pouvoir sur Naboo, il est vrai que les deux personnalités entretenaient des relations professionnelles étroites.

Dans le même temps, Palpatine s'était rapproché de Wilhuff Tarkin, au point qu'en l'an -33 le gouverneur d'Eriadu aida Palpatine à manigancer un plan visant à éliminer les membres du Directoire de la Fédération du Commerce lors du Sommet d'Eriadu. Les raids de pirates et les attaques de l'organisation terroriste du Front Nebula sur les vaisseaux de la Fédération avaient conduit inévitablement à ce sommet, proposé par Palpatine, et avec la mort des membres du Directoire de l'organisation commerciale, cela propulsa Nute Gunray, le pantin idéal pour les plans à venir de Palpatine, au pouvoir en tant que vice-roi. Peu après, Palpatine avait secrètement fait passer plusieurs millions de crédits par la Banque d'Aargau sur les comptes de la famille Valorum. L'aide de camp de Palpatine qu'était Sate Pestage s'était assuré que cet échange soit découvert par l'ennemi politique du Chancelier Valorum, le sénateur Orn Free Taa, qui le révéla au Comité des Affaires Internes, ce qui ne manqua pas d'affaiblir la position déjà précaire de Finis Valorum, qui fut accusé de corruption.

Selon le Prophète Suprême Kadann, Palpatine aurait eu un fils durant cette période, un dénommé Triclope, qu'il bannit dans les mines d'épices de Kessel. La véracité de cette histoire n'est pas totalement établie, et il est difficile de déterminer la raison qui poussa Palpatine à altérer ou à détruire les enregistrements relatifs aux membres immédiats de sa famille. Néanmoins, Triclope existait bel et bien et il eut même un fils nommé Ken. Quoiqu'il en fût, en l'an -32, Dark Sidious parvint à convaincre les leaders Neimoidiens de la Fédération du Commerce d'organiser un blocus autour de la planète Naboo pour protester contre la taxation des routes commerciales. Sidious garda son identité publique de Palpatine inconnue des Neimoidiens, même si ces derniers apprirent que Sidious était un Seigneur Sith. Une autre phase du plan de Palpatine pour la domination suprême venait de se mettre en marche.


III. La Menace Fantôme
En une année, les principaux pions du jeu de Palpatine furent mis en place. La Fédération du Commerce était en colère face aux mesures de taxation et ses représentants assez malléables pour servir les intérêts de Palpatine, à l'instar du Chancelier Valorum. Par ailleurs, le nouveau monarque de Naboo s'avèrerait très utile pour lui faire gravir les échelons du pouvoir. Ainsi, ce qui ne semblait être qu'une crise planétaire devint un rouage essentiel dans le processus visant à l'anéantissement de la République Galactique. La Fédération du Commerce établit assez rapidement ses forces dans le Système Naboo, rassemblant suffisamment de vaisseaux pour mettre en place un blocus efficace. Lorsqu'ils furent prêts, ou plutôt lorsque Sidious décida qu'ils seraient prêts, ces vaisseaux encerclèrent la paisible planète et plus aucun vaisseau ne put plus atterrir ou décoller. Ensuite, les leaders de la Fédération sécurisèrent l'accès au système solaire en stationnant un vaisseau de combat à la Station TFP-9 pour parer à l'arrivée de curieux et faire connaître leurs agissements à tous ceux qui les écouteraient, à savoir protester contre la taxation de la République sur l'organisation commerciale. C'est ainsi que le Blocus de Naboo fut effectif.

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Palpatine, à l'époque de la Crise de Naboo.


Durant le mois suivant, le Sénat débattit sur la question sans pour autant aider les habitants de Naboo, et Lott Dod, représentant de la Fédération du Commerce au Sénat, défendit avec succès sa position, arguant que la Fédération ne violait aucune loi en instaurant cet embargo commercial. En effet, aucune action de nature agressive n'avait été entreprise depuis le début du blocus, ce qui fit que le Département Judiciaire ne pouvait envoyer personne, car aucun crime n'avait été commis. Ainsi, Palpatine réussit à mettre encore plus en péril la position du Chancelier Valorum en ordonnant aux Neimoidiens de faire preuve de défiance face aux mesures de taxation. D'ailleurs, pour que le Sénat s'enlise dans les procédures, Palpatine fit en sorte qu'Amidala n'interfère pas dans le processus, la pressant d'attendre jusqu'à ce que le Sénat parvienne à une décision. Ce qui signifiait pour un bon moment étant donné la bureaucratie pompeuse qui rongeait le Sénat.

Cependant, Amidala prouva être tout sauf facile à contrôler malgré son jeune âge : sa patience ayant atteint ses limites, elle contacta personnellement Valorum et le tint pour responsable des maux de son peuple. Mis au pied du mur, et voulant consolider à nouveau sa position vacillante, Valorum se décida à agir. Pour ce faire, il devait faire en sorte que les vaisseaux de la Fédération du Commerce lève le blocus et quittent Naboo. Il chargea alors les Jedi de cette tâche et les envoya sur Naboo pour débloquer la situation. La présence des gardiens de la paix et de la justice ébranlerait certainement la confiance des Neimoidiens. On ne sait pas si Palpatine connaissait à ce moment-là les intentions de Valorum, mais il était possible que le représentant de Naboo n'en savait rien dans la mesure où le Chancelier en référa directement au Conseil Jedi sans en informer le Sénat.

Mais même si Palpatine savait que des ambassadeurs seraient envoyés, il se pouvait qu'il ignorât que ces derniers étaient des Jedi : Qui-Gon Jinn et son apprenti Obi-Wan Kenobi. D'ailleurs, cette supposition peut être étayée par le fait que lorsque les Neimoidiens contactèrent Sidious, celui-ci tenta de contenir sa surprise et sa colère. Par ailleurs, les Neimoidiens, étant d'une nature intrinsèquement lâche, pourrait facilement abandonner la partie face à deux Jedi, tout ce dont le Sith n'avait pas besoin. Pour contrer cet imprévu, il ordonna l'exécution des ambassadeurs et le début de l'invasion de Naboo. D'un point de vue public, Palpatine feignit l'innocence en étant en communication avec Amidala et en affirmant que les ambassadeurs étaient pourtant bien arrivés malgré les dires du vice-roi Gunray. La communication fut dès lors coupée, ce qui marqua le début de l'invasion par la Fédération du Commerce.

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Palpatine converse avec la reine Amidala peu de temps avant la coupure des communications.


Si par la suite Dark Sidious fut contrarié d'apprendre que les Neimoidiens avaient laissé s'échapper la reine, ce qu'il fit qu'il dut envoyer Dark Maul pour régler le problème, le sénateur Palpatine parut rassuré que la reine ait pu s'échapper pour rejoindre Coruscant afin de plaider sa cause devant le Sénat Galactique. Au cours d'un entretien avec la reine avant la session extraordinaire du Sénat concernant Naboo, il présenta à la souveraine l'état de décrépitude dans lequel les instances de la République se trouvaient, ajoutant que la seule solution efficace serait de destituer le Chancelier Valorum pour mettre en place un dirigeant susceptible de mettre fin à la crise. Dirigeant qui serait bien évidemment Palpatine lui-même. La seule autre solution pour régler la crise serait de déposer une plainte devant les cours. Mais quel que soit le choix d'Amidala, cela ne nuirait aucunement à Palpatine : dans le premier cas, il accéderait à la présidence, et dans le deuxième cas, la lenteur bureaucratique des cours envenimerait la crise au point de paralyser le Sénat, dont Palpatine et ses agents pourraient prendre la tête.

Palpatine savait qu'Amidala ne trahirait pas ses amis et alliés, mais il savait également que la jeune reine espérait une résolution rapide de la crise, ce qui l'obligerait donc à destituer Valorum. Ainsi, des deux solutions qu'il lui proposait, Palpatine savait qu'Amidala ne pourrait jamais se résoudre à choisir la seconde. Comme le sénateur l'avait prévu, le temps fut un facteur décisif dans le choix d'Amidala. Palpatine, par ce tour de maître, réussit à retourner l'amour d'Amidala pour son peuple contre elle-même pour mieux parvenir à ses fins. Par la suite, la session extraordinaire du Sénat eut pour objet deux thèmes principaux : le rapport de la reine devant l'assemblée galactique et le débat sur l'opposition de la Fédération du Commerce face à la taxation. Si les autres représentants s'attendaient à une session sans grande conclusion, seul Palpatine devait se douter de ce qui allait arriver.

Lott Dod et d'autres représentants à la solde de la Fédération du Commerce ralentirent la machine démocratique en s'immisçant dans le débat et en proposant la création d'une commission d'enquête pour évaluer la valeur des accusations de la reine Amidala contre le cartel commercial. Mas Amedda rappela à Valorum la procédure légale, le Chancelier ne pouvant que respecter les rouages de la République. Amidala semblait désemparée en constatant l'inefficacité de l'institution politique, Palpatine n'hésitant pas à enfoncer le clou en exacerbant ce qui était plus qu'évident : l'autorité du Chancelier Suprême s'évanouissait face aux jeux bureaucratiques. Par une motion de censure qui destitua Valorum, Amidala scella le destin du Chancelier mais aussi celui de la République. La disgrâce de Finis Valorum et la soudaine vacance du pouvoir laissa le choix entre deux factions majeures du Sénat pour le poste de Chancelier Suprême. Ceux qu'on nommait les sénateurs loyalistes étaient des sénateurs ayant conservé leur intégrité, qui voyaient le danger d'un gouvernement instable et cherchaient un leader fort capable de mettre fin à la corruption dans le Sénat. D'un autre côté, les sénateurs corrompus désiraient aussi la stabilité, à condition qu'elle leur permette de profiter du système, et cherchèrent par conséquent un candidat qui donnerait cette apparence de stabilité tandis qu'il leur permettrait de s'enrichir.

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Palpatine et Amidala assistent au triste spectacle de la bureaucratie républicaine dans la Rotonde du Sénat.


Bail Antilles d'Alderaan fut le choix des loyalistes tandis que Ainlee Teem de Malastare fut celui des corrompus, ces choix n'étant guère une surprise. Les détails concernant les manœuvres qui firent que Palpatine soit nominé furent perdus dans les méandres de l'Histoire, mais ce qui est sûr c'est que Palpatine avait travaillé pendant des mois pour captiver l'attention des figures influentes du Sénat, menées par Orn Free Taa de Ryloth. Ce dernier n'était satisfait ni par Teem ni par Antilles, aucun d'eux ne pouvant remporter une majorité absolue, ce qui conduirait à nouveau le gouvernement dans l'impasse. Ainsi, Taa vit en Palpatine un compromis potentiel : Palpatine avait quelques ennemis au Sénat, mais aussi beaucoup d'amis, ce qui lui assurerait de réunir les factions sénatoriales pour qu'elles travaillent dans son sens. Bien que n'étant pas un sénateur extraordinaire, Palpatine était assez satisfaisant, en retrait mais non pour le moins assuré, apparemment tout sauf égoïste et passait pour être un incorruptible au sein du Sénat. Dès lors, il n'est pas étonnant que Palpatine ait été pressenti pour succéder à Valorum. D'ailleurs, il fit part de cette nouvelle à la reine en compagnie du capitaine Panaka, le sénateur étant confiant en l'avenir. Après tout, il avait tout arrangé pour que cela arrive.

Durant les élections à la Chancellerie, et face à une impasse des votes, le Sénat vota avec enthousiasme pour Palpatine. Des supporters d'Antilles prirent fait et cause pour Palpatine en raison de ses distances avec les sénateurs corrompus, et des supporters de Teem votèrent pour lui en raison de son apparente docilité. Ainsi, la majorité des deux factions se tourna vers cette troisième option qu'était Palpatine. Mais le facteur décisif qui fit que Palpatine fut élu fut le courant de sympathie du Sénat pour le représentant de la planète occupée par la Fédération du Commerce. Par ailleurs, cette sympathie fut accentuée par les propos de Palpatine, qui clama, et à juste titre, que Valorum l'avait trahi, qu'il n'avait pu tenir sa promesse de tout faire pour sortir Naboo de la crise. Avec un tel poids politique, Palpatine remporta les élections avec une écrasante majorité. Après avoir prêté serment et fait le vœu de préserver la République - promesse qu'il ne tint jamais - il promit de restaurer la gloire de la République. Personne ne réalisa à ce moment qu'ils avaient en fait élu le représentant d'un ordre voué à détruire la République.

Mais peu de temps avant la fin de l'élection, Amidala avait fait part à Palpatine de son intention de retourner sur Naboo. Palpatine tenta bien de la retenir, mais en fait son plan se déroulait à la perfection : en retournant sur Naboo, la reine et sa compagnie tomberaient dans un piège mortel, et tous ceux qui pourraient faire le lien entre les Sith et le plan de Palpatine pour s'emparer du pouvoir disparaîtraient. Et même si la reine fit preuve d'un comportement plus agressif que prévu en rassemblant une armée, cela arrangeait les affaires de Sidious. Si elle échouait, elle tomberait en martyr, ce qui justifierait pour le nouveau Chancelier d'entreprendre des actions plus drastiques contre la Fédération du Commerce ; si elle gagnait, la victoire d'Amidala serait un symbole fort de la nouvelle attitude de la République sous la gouverne du Chancelier Palpatine. Ainsi, l'issue de la Bataille de Naboo, malgré les apparences et les dires de Sidious pour garder le contrôle sur la planète, n'intéressait aucunement le Sith, qui était gagnant dans les deux cas.

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Palpatine et Amidala se retrouvent sur Naboo pour célébrer la victoire de la reine sur la Fédération du Commerce.


Palpatine fut bientôt informé du fait qu'Amidala avait triomphé, et bien qu'il ne se soit pas attendu à ce qu'Amidala survive, l'occupation de Naboo avait parfaitement servi ses desseins. Son voyage officiel jusque sur Naboo en compagnie du Conseil Jedi permit à Palpatine d'être intimement lié à la victoire de la reine, renforçant ainsi son autorité. Il remercia personnellement Obi-Wan Kenobi pour sa victoire face à Dark Maul, bien que le Zabrak ait été un outil de valeur pour Sidious mais pas irremplaçable. C'est à cette occasion qu'il croisa un petit garçon dont le destin allait être lié à celui de Palpatine pour les décennies à venir : Anakin Skywalker. Les Jedi et la République ne se doutaient pas que lorsqu'ils célébrèrent la victoire sur Naboo, ils célébrèrent en fait la victoire des Sith, la République étant désormais sous le contrôle du Seigneur Noir des Sith.


IV. La République sous Palpatine
Bien que son travail en tant que Chancelier Suprême nouvellement élu fût de s'occuper des affaires de la République, le véritable but de Palpatine en tant que Seigneur Sith durant les huit années que durèrent ses deux mandats fut de travailler un peu plus à l'élimination de la République et des Jedi, son image de dirigeant responsable servant toujours à camoufler ses véritables desseins. Lorsqu'il fut nommé Chancelier, Palpatine garda ses appartements privés du 500 Republica comme son lieu de résidence principal. Cependant, il maintint l'usage appliqué avec ses prédécesseurs et emménagea également dans la suite du Chancelier dans le Bâtiment Exécutif de la République. Exerçant également la prérogative traditionnelle de décorer son bureau selon ses propres goûts, Palpatine fit enlever toute trace de ce qui pourrait rappeler Finis Valorum et fit du bureau du Chancelier un miroir exact de ses appartements, l'office arborant désormais une couleur rouge, ce qui fit qu'aucune personne, sauf celles qui avaient visité l'office sous le gouvernement de Valorum, ne reconnut l'endroit.

Même dans cet endroit public où Palpatine recevait les officiels et les Jedi, le Sith pouvait cacher sa véritable nature obscure et ce au nez et à la barbe de tous. Outre la couleur écarlate, certains objets d'arts du bureau n'étaient en fait que des legs Sith trop obscurs pour être reconnus, certaines de ces reliques datant de plusieurs milliers d'années. Parmi ces œuvres, on comptait un bas-relief dépeignant une bataille de la Grande Guerre de l'Hyperespace, un calice Sith, ainsi que des statues en bronzium de philosophes controversés des premiers temps de la République. D'ailleurs, une des sculptures contenait un sabre laser. De plus, Palpatine dissimulait soigneusement sa toge Sith et d'autres outils dans des compartiments secrets de ce bureau, en attendant de pouvoir les délivrer et de se délivrer lui-même de son rôle de bienveillant politicien.

Au tout début de la chancellerie de Palpatine, l'un des sujets les plus controversés fut la création de la Garde Rouge du Chancelier, les habituels Gardes du Sénat étant dévoués à la protection des sénateurs. Une garde personnelle pour un chef d'État était vue comme une violation des valeurs républicaines. D'un point de vue rétrospectif, les événements ayant conduit à la création de la Garde Rouge semblaient être bien l'œuvre de Palpatine. Mais pour obtenir la mise en place d'un tel corps d'élite, ne pouvait l'obtenir s'il la préconisait de lui-même. En conséquence de quoi, il créa une situation qui ferait en sorte que cette garde spéciale soit vue comme une nécessité. Et ses instruments pour cela furent deux personnes particulières. La première de ces personnes fut le capitaine Prid Shan : au fur et à mesure que la République poursuivait sa lente déchéance, les fonds alloués au maintien des Gardes du Sénat durent être diminués en conséquence. Et comme les menaces potentielles contre le Chancelier ne cessaient de s'accroître, Shan reconnut la nécessité pour les Gardes du Sénat d'avoir un meilleur équipement et un meilleur entraînement. Shan insista pour que le Sénat trouve des mesures réformatrices – en ce qui concernait la Garde du Sénat – et permette de les adapter à la situation financière du moment. En public, Palpatine feignit l'embarras face à cette idée de soldats entraînés spécialement pour sa personne, mais il imagina un moyen de faire en sorte que tout ce que Shan disait fût valide. Et c'est là que devait intervenir la deuxième personne de son stratagème.

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Ronhar Kim empêche une fausse tentative d'assassinat sur la personne du Chancelier Palpatine.


Ce second instrument n'était autre que le vieil "ami" Jedi de Palpatine, Ronhar Kim. Palpatine s'arrangea pour que Kim fût témoin de l'avertissement de Viento à l'encontre du Chancelier à propos d'éventuelles tentatives d'assassinat consécutives à certaines réformes. Ce fut à ce moment-là que des Gardes du Sénat tentèrent de tuer Palpatine, secouru par Ronhar Kim qui dégaina son sabre laser avant que les assassins eussent pu ouvrir le feu. Bien que neutralisés, les deux Gardes du Sénat se tuèrent en s'injectant un poison aux effets instantanés avant d'avoir révélé la moindre information. Ainsi, grâce à cet incident et à l'insistance du capitaine Shan, dont les paroles trouvèrent un écho auprès de certains sénateurs, les arguments concernant la création d'une garde spéciale pour le Chancelier gagnèrent du poids, et le corps des Gardes Rouges fut promptement créé et placé sous l'autorité de Palpatine. Ce dernier dirigea ainsi la République durant deux mandats, s'étant fait reconduire dans ses fonctions lors des élections à la chancellerie de l'an -28.

Sous la chancellerie de Palpatine, et parmi ses intrigues de plan secondaire les plus connues, on comptait le Projet Vol vers l'Infini, une mission destinée à envoyer une expédition au-delà des limites de la galaxie, idée qui naquit dans le cerveau du Maître Jedi Jorus C'Baoth. Les deux hommes se connaissant depuis longtemps et ayant déjà parlé de la possibilité qu'il existait peut-être de la vie en dehors de la galaxie, ce fut tout naturellement que ce sujet fut remis au goût du jour sous le mandat de Palpatine. Le Projet Vol vers l'Infini fut finalement présenté au Chancelier Suprême par C'Baoth : six cuirassés seraient reliés à un compartiment central pour ne former qu'un seul vaisseau qui serait lancé pour partir dans le vide intergalactique afin d'atteindre une proche galaxie et en revenir. Ce projet permettrait à Palpatine de se débarrasser de plusieurs Jedi qui partiraient avec l'expédition sans, et le Chancelier apparut séduit par ce concept de vol intergalactique de C'Baoth.

Mais le Sénat se montrait réticent en ce qui concernait le financement d'un tel projet. Par conséquent, Palpatine employa Kinman Doriana pour être sûr que C'Baoth gagnerait en crédibilité, ce dont il avait besoin pour rallier le Sénat à sa cause. Sitôt dit, sitôt fait, et le projet reçut les fonds nécessaires à sa mise en œuvre. Même le Conseil Jedi assigna six Maîtres, parmi lesquels C'Baoth, et douze Chevaliers à l'expédition, ce qui était bien plus que ce que le Seigneur Noir des Sith avait pu espérer en nombre de cibles Jedi. Ainsi, le vaisseau Vol vers l'Infini fut lancé depuis Yaga Minor, en bordure de l'espace républicain pour traverser les Régions Inconnues et enfin atteindre le vide intergalactique. Il ne restait plus à Sidious qu'à détruire le vaisseau et ses passagers Jedi. Pour cela, une force importante de vaisseaux de la Fédération du Commerce fut rassemblée, six cuirassés ne pouvant pas faire le poids face à une telle puissance de feu. Mais ni Palpatine ni Doriana n'avaient tenu compte de l'intervention d'un commandant Chiss du nom de Thrawn.

L'embuscade contre le Vol vers l'Infini devait se tenir sur les franges du territoire des Chiss, lorsque la force commandée par le vice-seigneur Siv Kav et surveillée par Doriana fut découverte par douze petits vaisseaux de patrouille de la Flotte de Défense Chiss commandée par Mitth'raw'nuruodo, encore un jeune officier. Doriana tenta d'établir un contact pacifique. Mais Siv Kav lança une attaque stupide sans aucune discussion. Stupide est un mot encore faible pour traduire la décision du vice-seigneur, car Thrawn réussit l'impossible en rendant inutile l'écran de 3000 chasseurs droïdes Vautour, en découvrant et en exploitant les points faibles de chaque vaisseau, rien qu'en les observant. En quelques minutes, presque tous les vaisseaux de Doriana furent détruits, un seul ayant survécu car Thrawn voulant que quelqu'un reste en vie pour être interrogé. Mais Doriana réussit néanmoins à s'en sortir, parvenant à convaincre l'officier Chiss et à faire en sorte que le Vol vers l'Infini fût détruit par Thrawn.

Suite à la fin prématurée de ce projet de vol intergalactique, Palpatine révéla à Mas Amedda, ancien aide de camp de Valorum que Palpatine avait gardé à ses côtés, qu'il avait ordonné la destruction du Vol vers l'Infini et, de plus, qu'il était en réalité le Seigneur Noir des Sith Dark Sidious. À ce point-là, Mas Amedda fut piégé, car Palpatine disposait d'assez de matière pour compromettre la carrière du Chagrien, Palpatine sachant parfaitement que lors de l'élection de -32 Mas Amedda et d'autres officiels espéraient, suite à son élection, le manipuler en raison de l'apparent caractère conciliant de l'ancien sénateur de Naboo. Le Chagrien n'eut pas d'autre choix que de servir fidèlement son maître.

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Palpatine, Chancelier Suprême de la République Galactique.


Mais à côté de ces intrigues d'ordre secondaire, Palpatine n'en avait pas oublié pour autant son objectif ultime, celui de détruire la République et les Jedi. En cela, le projet secret mené sur Kamino visant à créer une Grande Armée de la République composée de clones fut une intrigue mis en place dès le début de son premier mandat de Chancelier. Selon l'Histoire, ce fut le Maître Jedi Sifo-Dyas qui commanda la création de cette armée aux Kaminoans. Ceci était certes vrai, mais il manquait certains détails de l'histoire que peu de gens connaissaient : Sifo-Dyas était l'ami le plus proche de Dooku lorsque celui-ci était un Jedi, si proche qu'il devina les intentions du futur leader du mouvement séparatiste de quitter l'Ordre Jedi. Par ailleurs, Sifo-Dyas était un pratiquant confirmé de la divination, et avait vu la montée en puissance des Séparatistes et les temps sombres qui s'annonçaient pour la République, mais ses pairs Jedi n'avaient pas vraiment ou peu tenu compte de ses avertissements.

Alors, en désespoir de cause, Sifo-Dyas alla trouver Palpatine. On pouvait facilement deviner de quoi les deux hommes avaient parlé : Palpatine avait probablement convaincu le Jedi que si ses pairs refusaient de l'écouter en raison de signes alarmistes si évidents pour lui, ils devaient eux-mêmes s'assurer de la protection de la République. Ce fut pourquoi, vers l'an -32 et dans le plus grand secret pour ne pas alarmer une République qui n'avait connu que la paix durant ces mille dernières années, Palpatine envoya Sifo-Dyas sur Kamino pour passer commande d'une armée de clones pour défendre la République. Mais il subsistait une chance pour que Sifo-Dyas vende un jour la mèche et informe les Jedi de la création de cette armée avant l'heure que Palpatine avait choisie, et le Seigneur Sith envoya par conséquent Dooku pour éliminer son ancien ami. Dooku le fit sans hésitation et Palpatine, en tant que Sidious, donna un nom Sith à son nouvel apprenti, qui avait montré qu'il embrassait le Côté Obscur, celui de Dark Tyranus. Mais pour que le projet reste secret pendant dix ans, Dooku, juste avant de quitter officiellement l'Ordre, effaça des Archives Jedi toute trace de Kamino ainsi que de 37 autres systèmes. Puis, une fois la souche d'ADN destinée à la création des clones trouvée en la personne de Jango Fett, il ne resta plus à Palpatine qu'à faire preuve d'encore un peu de patience avant de pouvoir dominer la galaxie.

Mais pour que son projet arrive à maturité, il fallait au minimum dix ans à Palpatine. Or un mandat de Chancelier n'avait qu'une durée de quatre ans. En conséquence de quoi, se faire réélire Chancelier Suprême en l'an -28 fut une nécessité dans son plan de domination galactique. Malgré des réformes opérées durant son premier mandat, Palpatine fut réélu notamment en raison de l'absence d'un candidat de talent susceptible de le menacer sérieusement dans ses projets. Cette élection fut la dernière que connue l'Ancienne République. Si ses deux mandats successifs lui donnèrent huit ans pour que l'Armée Clone soit prête, Palpatine devait faire en sorte de rester au pouvoir, mais pas en agissant à la manière d'un dictateur (du moins pour le moment) mais en restant à la demande du Sénat. À ce moment, une autre étape de son plan fut franchie et allait précipiter la galaxie dans le chaos le plus total.


V. La Crise Séparatiste
Pour accroître son pouvoir et saper l'Ordre Jedi et la République, il fallait à Palpatine une guerre de proportion galactique, ce qu'il s'attela à créer avec Dooku en créant un mouvement séparatiste. Sous la direction de Palpatine, Dooku parvint à unir plusieurs organisations commerciales sous la bannière de ce mouvement qui vit le jour en l'an -24. Ces organisations mirent leurs armées personnelles, destinées à protéger leurs profits, au service de la future Confédération des Systèmes Indépendants pour créer une armée capable de submerger la République et faire paraître le mouvement sécessionniste dangereux aux yeux du Sénat. Si Palpatine s'arrangea pour que Dooku instigue ce mouvement révolutionnaire en -24, c'était pour que Palpatine puisse bénéficier d'un prolongement de mandat et puisse être maintenu à son poste de Chancelier afin de ne pas trop déstabiliser la République à un tel moment de crise, l'élection d'un nouveau Chancelier en cette période troublée étant tout sauf bienvenue.

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La fausse tentative de négociations de Palpatine sur l'HoloNet.

Pour sauver les apparences, Palpatine "tenta" des négociations pacifiques, incluant la création d'un Comité Loyaliste composé de sénateurs voulant conserver la République unie et préserver ses principes. Mais comme telle était l'intention des Sith, le mouvement séparatiste continua à grandir pour rallier de plus et plus de systèmes solaires à sa cause. Palpatine travailla durant les deux ans de la Crise Séparatiste à augmenter les tensions, le Chancelier excellant notamment dans l'art de se faire passer pour un innocent souhaitant ramener la paix au cours de ses relations publiques. Même au terme de cette crise – et le début de la Guerre des Clones – Palpatine continua à faire croire qu'il voulait discuter d'une solution diplomatique. Pour l'exemple, en l'an -22, des milliards de milliards de personnes à travers la galaxie virent leurs programmes HoloNet interrompus par un discours du Chancelier adressé à Dooku dans le but de parlementer pour trouver une solution pacifique sans forcément que la situation ne dégénère en conflit armé. À la fin de ce discours, Palpatine proposa que Bothawui, un monde neutre, soit le site approprié pour une éventuelle conférence. Prétextant des "raisons de sécurité", Palpatine ne donna aucune date, mais annonça que tous les canaux de communication à son bureau restaient ouverts à Dooku.

Mais cela n'avait aucune importance, car Sidious et Tyranus avaient déjà planifié le fait qu'il n'y aurait pas de réponse à cette proposition de paix factice. Par conséquent, les Séparatistes furent perçus comme des radicaux implacables et totalement déraisonnables par les loyalistes. La tension monta encore d'un cran lorsque les militaristes du Sénat clamèrent haut et fort qu'il était impossible de négocier avec les Séparatistes. En cela, la proposition de création d'une armée de la République gagna du poids au sein de l'assemblée galactique. Si l'effet recherché fut obtenu, il n'y avait cependant pas encore assez de sénateurs pour soutenir cette loi visant à constituer une armée pour défendre la République. Et lorsque cette loi serait soumise à un vote, il fallait pour Palpatine que les sénateurs approuvent cette loi mais aussi que les officiels transmettent leurs pouvoirs législatifs et exécutifs au Chancelier, et ce de leur plein gré, ce qui n'était pas une mince affaire. Il fallait pour cela que le Sénat se retrouve sur la défensive, mieux, qu'il soit acculé pour finalement trouver en cette loi et en Palpatine leurs solutions. Il fallait que les sénateurs soient menacés de perdre ce à quoi ils tenaient le plus : leurs vies. Pour cela, il fallait une série d'assassinats à mettre sur le compte des Séparatistes.

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Palpatine annonce la date du vote concernant l'Acte de Création Militaire.

Ainsi, divers sénateurs, parmi lesquels Aks Moe de Malastare, furent assassinés. Aucune organisation terroriste ne revendiqua ces meurtres, mais avec la menace séparatiste grandissante, touts les doigts furent naturellement pointés dans leur direction, comme Palpatine l'avait anticipé. Et cette menace qui planait sur les sénateurs fut accentuée par l'incapacité des Jedi à contenir cette vague de violence, les gardiens de la paix et de la justice étant décriés au sein du Sénat alors qu'ils devaient déjà redoubler d'effort pour garder des systèmes dans la République avec leurs effectifs limités. La solution s'imposa d'elle-même à bon nombre de sénateurs : si les Jedi et les Judiciaires étaient incapables de maintenir l'ordre, alors il fallait de toute urgence créer une armée qui s'en chargerait. Même si publiquement Palpatine restait indécis face au débat concernant cette loi militariste, en coulisses il se délectait de ce spectacle qui déchirait le Sénat. La nuit qui précéda le jour où cette fameuse loi – baptisée Acte de Création Militaire – devait être soumise au vote, Palpatine fit un discours aux mondes membres de la République, discours dans lequel il continuait à exprimer sa confiance dans une solution pacifique, jouant son personnage jusqu'au bout et accentuant la peur parmi ceux qui croyaient déjà que la guerre était inévitable.


VI. L'Attaque des Clones
Cependant, la sénatrice Amidala, représentante du Secteur Chommell, fut victime d'une tentative d'assassinat lors de son arrivée sur Coruscant. La sénatrice était arrivée à la capitale pour prendre part au vote concernant l'Acte de Création Militaire. Mais en raison de cette tentative d'assassinat avortée, Palpatine dut différer le scrutin. Conversant avec les plus éminents représentants de l'Ordre Jedi suite à cet incident, Palpatine restait campé sur ses positions : jamais il ne permettrait que la République soit coupée en deux, même si Mace Windu lui rappela qu'il n'y aurait jamais assez de Jedi pour faire face aux Séparatistes. Mais étant donné que la situation s'envenimait en ce qui concernait la sénatrice Amidala, la sénatrice fut placée sous la protection des Jedi Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker sur les recommandations de Palpatine.

Le soir même, et suite à une seconde tentative d'assassinat perpétrée par la chasseuse de primes Zam Wesell, Skywalker fut chargé d'accompagner Amidala sur Naboo pour la protéger tandis que Kenobi mènerait l'enquête sur le commanditaire de ces attentats. Après avoir suivi Jango Fett de Kamino à Géonosis, Obi-Wan fit part de son inquiétante découverte au cabinet du Chancelier : les Séparatistes étaient sur le point de finaliser leur armée de droïdes, armée destinée à attaquer la République. Puis, la communication fut coupée lorsque Kenobi fut capturé. Mais même si le rapport du Jedi fut incomplet, ce que les Républicains apprirent leur fournit une preuve suffisante pour que la loi sur la création d'une armée passe.

Mais un problème subsistait : même avec une telle menace planant sur la République, le Sénat continuerait à désapprouver le recours à l'Armée Clone de Kamino dont Kenobi les avait informés plus tôt, au moins tant que les Séparatistes n'auraient pas attaqué. Durant cette discussion dans le bureau du Chancelier, Mas Amedda suggéra que le Sénat confère les pleins pouvoirs à Palpatine pour qu'il décide de la création d'une armée. Jar Jar Binks, représentant de Naboo en l'absence d'Amidala, se porta volontaire pour proposer cette motion au Sénat. Au cours de la session nocturne du Sénat qui s'ensuivit, lorsque le Gungan mit la proposition sur le tapis, le Sénat fut quelque peu décontenancé. Non par le fait de devoir céder ses pouvoirs au Chancelier Suprême, mais parce que Jar Jar Binks, l'être qui avait tout du personnage clownesque, possédait désormais une force d'éloquence et avait une position radicale sur le problème. Et comme il était le suppléant d'Amidala, la position du Gungan fut interprétée comme la position de la sénatrice. Ainsi, si Amidala, fer de lance du mouvement d'opposition à cette loi, considérait désormais que c'était la seule solution, tout le Sénat ne manquerait pas de s'accorder sur cette proposition.

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Palpatine accepte les pleins pouvoirs octroyés par le Sénat.


L'effet fut visible lorsque tous les membres du Sénat acclamèrent en chœur Palpatine. Désormais, le Chancelier avait les coudées franches pour constituer une armée grâce aux pleins pouvoirs volontairement cédés par le Sénat, désormais uni contre les Séparatistes avec comme solution des mesures militaristes. Toujours pour sauver les apparences, Palpatine fit un dernier discours clamant qu'il aimait la démocratie et qu'il rendrait les pouvoirs exceptionnels dès que la crise serait résolue, afin de calmer toute inquiétude parmi les sénateurs. De tous les mensonges proférés par Palpatine, celui de révérer la démocratie et de rendre ses pouvoirs fut sans conteste le pire. Très vite, Palpatine légalisa le recours aux clones pour qu'ils deviennent la force armée officielle de la République, et la République ne se doutait pas une seconde du futur tyran qu'elle était en train de créer. Ces mesures d'exceptions permirent de déployer rapidement la Grande Armée sur Géonosis et bien d'autres fronts, Palpatine et les officiels de la République devant prendre en charge la gestion d'un conflit majeur connu sous le nom de Guerre des Clones. Par ailleurs, même si la République avait emporté la victoire sur Géonosis, Dooku apprit à son Maître Sith, une fois le comte de retour sur Coruscant après s’être échappé de Géonosis, que la guerre avait débuté, ce qui réjouit Sidious au plus haut point, cette conflagration majeure visant à miner, pour ne pas dire détruire, la République et les Jedi.


VII. La Guerre des Clones
D'un point de vue superficiel, la Guerre des Clones était un conflit majeur visant pour la République à mettre un terme à la menace séparatiste. Mais si l'on prenait la peine de regarder plus en profondeur, cette guerre était dirigée contre la République elle-même par son chef d'État, qui profita de ces temps de crise pour s'arroger de plus en plus de pouvoirs en fragmentant la Constitution Galactique amendement après amendement et en clairsemant les rangs des Jedi, seul obstacle potentiel pouvant encore mettre un terme aux projets de Palpatine. Étant donné que la guerre donnait une excuse à Palpatine pour mettre en place des mesures de sécurité parfois draconiennes, de plus en plus de sénateurs commencèrent à vouloir contrecarrer cet excès de pouvoir malgré les temps exceptionnels que la République vivait, et ce afin de préserver les principes sur lesquels la République a été fondée.

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Palpatine et plusieurs officiels assistent au départ des troupes clones pour les différents fronts de la galaxie.


Un de ces sénateurs, parmi les plus gênants qui commençaient à représenter un mouvement d'opposition au Chancelier, fut Seti Ashgad, un ancien ingénieur spécialisé en matière d'hyperdrives et qui utilisa sa célébrité pour obtenir une place au Sénat. Ashgad était quelqu'un de charismatique capable de rassembler des personnes derrière lui pour le soutenir dans ses idées. À cause de cela, il pouvait s'avérer dangereux pour Palpatine, et ce fut la raison pour laquelle le Chancelier garda toujours un œil sur Ashgad. Et lorsque ce dernier émit des protestations, en l'an -21, contre l'installation de droïdes caméras de surveillance dans le bâtiment du Sénat, Palpatine décida d'agir et Seti Ashgad disparut de la scène publique. Pour certains, la discussion autour de ces caméras de surveillance dans le Sénat pouvait être difficilement vue comme la cause principale de la disparition d'Ashgad. Car après tout d'autres sénateurs comme Bail Organa, Fang Zar ou encore Mon Mothma étaient opposés à ces mesures. Mais seul Ashgad était susceptible de rassembler suffisamment de sénateurs pour pouvoir soutenir une motion de censure à l'encontre de Palpatine, chose que celui-ci ne pouvait tolérer. On apprit seulement plusieurs décennies plus tard que Seti Ashgad avait été kidnappé par des agents de Sidious et exilé sur Nam Chorios. Il était tout à fait possible que le Sith, loin de simplement se débarrasser de son adversaire, ait voulu conserver Ashgad car pensant qu'il pourrait être utile dans l'avenir. Mais Seti Ashgad ne fut jamais sollicité par Palpatine dans les années suivantes et passa des décennies sur Nam Chorios.

Une fois débarrassé d'Ashgad, Palpatine n'en avait pas pour autant oublié ses autres ennemis politiques, en particulier Bail Organa, pour qui il avait des projets. Bien que moins dangereux qu'Ashgad, Organa représentait ce que la République avait été, ce qu'elle devrait être, ce qu'elle pourrait redevenir… et ce que Palpatine cherchait à détruire coûte que coûte. L'opposition, celle de sénateurs cherchant à limiter les pouvoirs du Chancelier Suprême malgré cette période de crise, était parvenue à faire rejeter la Loi de Sécurité Renforcée, loi qui, si elle était acceptée, centraliserait de plus grands pouvoirs dans la personne du Chancelier. En cela, un "incident" qui toucherait une figure publique comme Organa servirait à merveille à faire passer une telle loi. C'est ainsi qu'en l'an -21, seize mois après la Bataille de Géonosis, le croiseur de Bail Organa fut attaqué par des pirates alors que le sénateur retournait sur Coruscant. Si les pirates menacèrent sérieusement le sénateur lors de l'abordage de son vaisseau, l'incident put vite être réglé grâce à l'intervention des Jedi. Bien que l'attaque ne se soit pas soldée par la mort d'Organa, cette attaque servit de prétexte à Palpatine pour remettre sur le tapis la Loi de Sécurité Renforcée. En effet, le Sénat fut si choqué par cette attaque que ses membres insistèrent pour qu'elle soit réintroduite.

Ce fut alors que Finis Valorum, l'ex-Chancelier tombé en disgrâce, fit sa réapparition auprès de Bail Organa. Depuis sa chute, Valorum avait observé les activités de Palpatine, publiques ou privées, l'homme étant persuadé que celui qui se faisait passer pour son confident et ami était responsable de son éviction de la scène politique, tout comme de la disparition d'autres figures susceptibles d'entraver ses manœuvres. La remise sur le tapis de la Loi de Sécurité Renforcée, bradant un peu plus les principes de la République au nom des temps exceptionnels que traversait la galaxie, poussa sans doute Valorum à passer à l'action au lieu de se contenter de regarder. Mais son entrevue secrète avec Organa fut loin d'être secrète : Palpatine ayant des yeux partout, il prit sans doute note de ce qui s'était dit durant cette rencontre nocturne grâce à un droïde espion présent dans les appartements du sénateur d'Alderaan.

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Palpatine, à l'époque du vote sur la Loi de Sécurité Renforcée.

Il ne fallut pas longtemps à Palpatine pour se rendre compte que Valorum, bien que tombé en disgrâce, avait réussi à donner suffisamment de courage à un opposant mineur comme Bail Organa pour que celui-ci proteste contre la Loi de Sécurité Renforcée le lendemain matin dans le bureau du Chancelier. Prenant note de l'avis d'Organa, Palpatine lui fit néanmoins remarquer, sur le ton d'une menace gazée, qu'il n'était pas sage pour le sénateur de revoir Finis Valorum sous peine de voir sa réputation ternie. Dès lors, on pouvait aisément comprendre qui avait été le commanditaire de l'attentat contre le cargo AA-9 Étoile d'Iskin à bord duquel Valorum quitta Coruscant quelques temps plus tard pour rassembler des informations dans la Bordure Extérieure afin de révéler au grand jour les machinations de Palpatine. Ainsi, Palpatine put, avec l'attentat contre le cargo de Valorum, faire d'une pierre deux coups : éliminer une autre menace potentielle mais aussi donner une raison supplémentaire au Sénat pour qu'il lui accorde plus d'autorité en entérinant la Loi de Sécurité Renforcée le jour qui suivit l'attentat, que l'on imputa aux Séparatistes. Même le discours passionné de Bail Organa ne put rien changer à l'affaire. Bien au contraire, il semblait que le discours du sénateur, autorisé par Palpatine malgré le protocole de prise de parole dans le Sénat, ait contribué à ternir quelque peu la réputation d'Organa. En allant contre la décision dictée par la nécessité de la guerre, Organa se mit ainsi lui-même en position d'ennemi public. Suite à l'approbation de la loi, Palpatine se comporta néanmoins en politicien maniéré et magnanime avec ses opposants politiques. Bien qu'Organa ne fût pas le seul à penser ainsi, ayant le soutien de Mon Mothma, Palpatine ne fut pas inquiété outre mesure.

Durant la guerre, tout en s'efforçant de clairsemer les rangs des Jedi, Palpatine mena également sa guerre politique, non seulement pour s'assurer le soutien des sénateurs et pour morceler la Constitution Galactique, mais aussi pour, à plus long terme, se débarrasser de l'instance démocratique du Sénat. Ainsi, durant la Guerre des Clones, Palpatine nomma des gouverneurs, devant répondre directement au Chancelier à chaque fois qu'un monde séparatiste était pris à l'ennemi. Par exemple, après qu'un soulèvement local ait libéré la planète Esseles, Palpatine nomma Griff Takel comme gouverneur en l'an -21. Par ailleurs, pour le cas de Brentaal IV, au lieu de restaurer le sénateur Arcel Mosbree, Palpatine fit arrêter ce dernier pour complicité avec les Séparatistes dans la prise de Brentaal IV avant qu'elle ne soit reconquise par la République et nomma Jerrod Maclain, l'autorité provisoire depuis la libération de la planète, gouverneur permanent. Dès lors, il ne fallut pas longtemps pour que des critiques s'élèvent en spéculant que ce n'était plus qu'une question de temps avant que Palpatine soit partout. Et le mouvement d'opposition s'avéra tout à fait fondé lorsque, vers la fin de la guerre, Palpatine émit un décret installant des gouverneurs régionaux sur tous les mondes de la République.

Néanmoins, les projets de Palpatine furent sérieusement menacés par les Jedi Ronhar Kim et son Padawan Tap-Nar-Pal. Au cours d'une rencontre entre Palpatine et ces deux Jedi, ces derniers lui soumirent une idée tout à fait inhabituelle : démasquer le Sith caché au sein du Sénat, dont Kenobi avait entendu parler sur Géonosis, en faisant passer un test de midi-chloriens à tous les membres de l'institution républicaine. Se montrant farouchement opposé à cette initiative qui, soi-disant, fragiliserait une République déjà vacillante, Palpatine se montra plus conciliant en apprenant que Kim n'avait parlé de son plan à aucune autre personne hormis le Chancelier. Celui-ci lui demanda de ne pas ébruiter l'affaire afin de ne pas éveiller les soupçons du Sith du Sénat. En réalité, et en demandant à Ronhar où lui et son Padawan se rendraient, en l'occurrence la planète Merson, Palpatine comptait bien éliminer ce sérieux problème. Ainsi, quelques jours plus tard et en tant que Sidious, Palpatine ordonna à Dooku d'envoyer une importante force droïde sur Merson pour mettre un terme aux manigances des Jedi. Kim, après avoir assisté à la mort de Tap-Nar-Pal, ne comprit que trop tard, au moment où il succomba sous le feu de l'ennemi, qui était le Seigneur Sith du Sénat.

D'ailleurs, comme il l'avait déjà prouvé en maintes occasions, Palpatine utilisa ce coup du destin à son avantage. Non seulement il put régler le problème posé par Maître Kim et son Padawan sur Merson, mais cela lui donna l'occasion d'exposer au Sénat sa colère vis-à-vis de ceux qui avaient déclenché cette guerre sanglante. En mettant en avant son "amitié" avec Ronhar Kim, et en faisant montre de son indignation apparente face aux victimes de la guerre, et plus particulièrement son "ami Jedi", Palpatine fit en sorte de conforter les sénateurs dans leur voie, à savoir déléguer de plus en plus de pouvoirs exceptionnels au Chancelier Suprême pour que celui-ci mette un terme définitif à la menace des Séparatistes. Ainsi, la Guerre des Clones incluait certes des batailles titanesques menées aux quatre coins de la galaxie, mais marqua aussi une radicalisation dans l'opinion collective, surtout du côté républicain.

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Palpatine et les Jedi s'entretiennent avec Jabba le Hutt.


Le problème de Ronhar Kim fut prestement réglé et Palpatine put prolonger la guerre pendant encore quelques années tout en plaçant des gouverneurs, avec des contingents de soldats clones comme forces de sécurité, lui permettant de contrôler les systèmes de la République. Quelques temps après qu'Anakin Skywalker fut adoubé, Palpatine joua sur les deux tableaux afin d'utiliser les Hutts à son avantage. Officiellement, Palpatine souhaitait gagner le soutien des Hutts, notamment en faisant en sorte de retrouver le fils de Jabba kidnappé, pour permettre aux troupes de la République d'emprunter les routes hyperspatiales que les Hutts contrôlaient dans la Bordure Extérieure et ainsi prendre pied dans cette portion de la galaxie. Mais dans l'ombre, Palpatine et son apprenti Dark Tyranus ourdirent un complot afin de rendre les Jedi responsables de l'enlèvement du fils de Jabba et faire en sorte que les Hutts rejoignent la Confédération des Systèmes Indépendants. Mais dans les deux cas, Palpatine était gagnant. Alors que Skywalker et Kenobi se chargèrent de remplir cette double mission, à savoir retrouver Rotta le Hutt et ouvrir des négociations avec Jabba en vue d'un traité, Palpatine assura à Jabba que la République et les Jedi feraient l'impossible pour retrouver son fils, surtout si la République espérait faire mouvement dans la Bordure Extérieure en transitant à travers les territoires Hutts.

Néanmoins, le complot manigancé dans l'ombre avec Dooku commença à porter ses fruits, car le leader Sith des Séparatistes était parvenu à convaincre Jabba que c'étaient les Jedi, et plus particulièrement Anakin, les responsables de l'enlèvement de son fils Rotta. Aussi, lorsque Kenobi fit son rapport suite à la Bataille de Teth, Palpatine fit mine de prendre les nouvelles d'une possible alliance entre les Séparatistes et les Hutts comme une catastrophe. Ce fut alors que la sénatrice Padmé Amidala se présenta au bureau du Chancelier, ce dernier lui faisant part de la situation vis-à-vis des Hutts. Offusquée par les accusations planant sur son mari, Amidala voulait faire entendre raison aux Hutts. Mais Palpatine ne manqua pas de souligner que Jabba était désormais hermétique à toute tentative de dialogue, dupé qu'il avait été par les mensonges Dooku. Mais la sénatrice de Naboo était déterminée à faire la lumière sur ce complot et partit chez Ziro le Hutt, qui résidait sur Coruscant, malgré les avertissements de Palpatine. Les investigations de Padmé lui permirent de découvrir que Ziro était de mèche avec Dooku dans cette histoire et put le prouver à Jabba. Avec les Séparatistes discrédités et le fils de Jabba ramené auprès de son père, les vaisseaux de la République purent circuler en toute sécurité sur le territoire des Hutts dans la Bordure Extérieure. Ainsi, Palpatine n’avait pas tout perdu, puisque les routes hyperspatiales des Hutts étaient à la disposition du gouvernement galactique désormais et il préféra, comme il le souligna à Dooku, laisser cette petite victoire à ses adversaires Jedi puisque, en définitive, ce seraient les Sith qui sortiraient vainqueurs du conflit.

Lors de la crise du Malveillant, immense vaisseau de guerre des Séparatistes, Palpatine, en compagnie de Mace Windu et Yoda, reçut des informations de la part d'Anakin concernant la flotte de Plo Koon, le Maître Jedi étant parti à la chasse de cette mystérieuse arme qui ne laissait aucun témoin derrière elle. Le contact avait été rompu avec Maître Koon alors qu'il avait repéré la nouvelle arme séparatiste dans le Système Abregado, et le Kel Dor fut présumé mort au champ d'honneur avec sa force d'intervention étant donné qu'aucune balise de détresse n'avait été activée. Mais malgré les ordres des Jedi, Skywalker et Ahsoka Tano partirent à bord du Twilight dans le Système Abregado pour tenter de retrouver d'éventuels survivants. Lorsque Kenobi le découvrit, il en fit part à ses pairs et au Chancelier, qui dut intervenir et implorer, par voie holographique, Anakin de regagner sa flotte, censée protéger des convois vitaux pour la République. Néanmoins, Skywalker et Tano parvinrent à récupérer Plo Koon et quelques clones et à faire part à la République de la vraie nature de l'arme ennemie : un canon ionique gigantesque. Peu de temps après, une opération fut mise en œuvre pour neutraliser Grievous et le navire séparatiste. Si l'attaque de l'escadron de bombardiers BTL-B Y-Wings dirigé par Skywalker endommagea gravement le Malveillant, Palpatine, avec la complicité de Dooku, monta un piège pour sauver le navire séparatiste, en utilisant la sénatrice Amidala pour qu'elle se rende dans la zone de combats entre le Malveillant et la République et serve d'otage à Grievous. Néanmoins, cette manœuvre fut dilatoire et le Malveillant fut finalement détruit. Mais Palpatine n'avait pas encore abattu toutes ses cartes.

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Palpatine offre ses dernières recommandations à Amidala, alors en route pour Rodia.


Plus tard, alors que de plus en plus de mondes étaient tentés de rejoindre la cause séparatiste, Palpatine apprit qu'Amidala s'était rendue sur Rodia pour s'assurer de la loyauté de cette planète envers la République. Il décida de la contacter alors que la jeune femme arrivait en orbite de Rodia en compagnie de Jar Jar Binks et C-3PO. Le politicien n'aimait guère l'idée qu'une sénatrice comme Padmé s'aventure en territoire ennemi, mais la jeune femme lui avança le fait que Rodia traversait une grave crise et que son peuple souffrait de la famine, d'autant que le sénateur de Rodia Onaconda Farr était un vieil ami de la famille Naberrie. Palpatine comprenait les sentiments – du moins en apparence – de la jeune femme mais n'approuvait cependant pas le fait qu'elle soit partie sans au moins une escorte de clones. Padmé lui rétorqua qu'il s'agissait uniquement d'une mission de paix et que la voie militaire ne pouvait pas tout régler. Jar Jar Binks voulut rassurer à son tour le chef d'État de la République mais, en raison d'une énième maladresse, fit dangereusement dévier le vaisseau de sa trajectoire. Heureusement, Padmé put redresser l'appareil à temps, et Palpatine ne manqua pas de recommander à la sénatrice de n'emmener avec elle que du personnel qualifié pour les négociations avec Farr, le Chancelier visant la balourdise congénitale de Binks.

Même si la mission de Padmé ne se déroula pas aussi paisiblement que prévu, la sénatrice parvint avec ses compagnons à capturer le vice-roi Nute Gunray. Suite à la capture du leader de la Fédération du Commerce, et avec la loyauté de Rodia garantie, Palpatine assura au sénateur Farr que des vaisseaux transportant des vivres à destination du peuple rodien étaient en route pour subvenir aux besoins de la population. Mais si publiquement Palpatine félicita ses amis pour la capture de Gunray, en coulisses cette affaire ne l'arrangeait pas le moins du monde. Palpatine savait que la nature intrinsèquement couarde des Neimoidiens finirait par obliger Gunray à avouer tout ce qu'il savait face à ses interrogateurs Jedi. Ce fut pourquoi Palpatine, en tant que Sidious, ordonna au Comte Dooku de régler l'affaire, et Asajj Ventress parvint à libérer le Neimoidien lors de son transfert vers Coruscant à bord du destroyer Venator Tranquillité.

Néanmoins, un nouveau problème se présenta à Palpatine lorsqu'il découvrit que Dooku avait été capturé par les hommes du pirate Hondo Ohnaka. Le pirate Weequay avait pris contact avec le cabinet du Chancelier pour lui faire part de cette nouvelle et proposa de remettre le leader séparatiste aux autorités de la République en échange d'une forte rançon, un million de crédits en épices. Présent avec d'autres sénateurs et Jedi lors de la discussion holographique avec le chef Weequay, Palpatine se montra d'abord dubitatif quant à la validité d'une telle affirmation de la part d'Ohnaka, un hologramme montrant le Comte Dooku pouvant être un habile trucage vidéo. Lorsque Hondo Ohnaka présenta le sabre laser de Dooku à l'assistance, Yoda le reconnut effectivement, même si Palpatine restait peu convaincu. Cependant, selon Hondo, si la République déclinait son offre, le pirate irait s'adresser aux Séparatistes pour obtenir son gain.

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Le pirate Hondo Ohnaka contacte le bureau du Chancelier Palpatine.


Padmé soutint alors à Palpatine que jamais plus une telle occasion de mettre la main sur le comte ne se représenterait. Devant jouer son rôle, Palpatine accepta la proposition du pirate, mais des Jedi seraient envoyés sur Florrum pour s'assurer que Dooku était bien le captif des hommes d'Ohnaka. Kenobi et Skywalker furent choisis comme candidats pour confirmer ou infirmer la capture du Comte Dooku. Les deux Jedi se rendirent sur Florrum et purent attester à Palpatine que les pirates retenaient Dooku. Aussi, le sénateur Kharrus et Jar Jar Binks partirent rejoindre Obi-Wan et Anakin pour remettre la rançon. Cependant, par un concours de circonstances imprévues, Dooku parvint à s'échapper et les Républicains revinrent bredouilles de leur mission, l'échappée belle du comte n'étant pas pour mécontenter Palpatine.

À l'époque de la Bataille de Ryloth, alors que les forces de la République étaient parvenues à briser le blocus séparatiste établi autour de la planète et que les troupes au sol progressaient face aux forces droïdes, Palpatine, en compagnie du sénateur Orn Free Taa, eut un entretien par hologrammes interposés avec Mace Windu, Skywalker et Yularen. Même si la victoire semblait proche, à la plus grande réjouissance de Palpatine, la prise de Lessu, la capitale, s'avèrerait difficile selon les estimations de Maître Windu sans l'aide des hommes de Cham Syndulla, surtout si les Jedi voulaient éviter un siège long alors que le peuple de Ryloth avait déjà suffisamment souffert. Palpatine resta quelque peu perplexe, car Syndulla était considéré comme un extrémiste avant le début du conflit, ce qui en faisait un élément imprévisible. Le Chancelier proposa d'envoyer des renforts aux Jedi sur Ryloth, mais Yularen rétorqua qu'aucun vaisseau n'était disponible dans ce secteur de la galaxie Aussi, Mace devait s'associer avec Syndulla pour espérer mettre un terme aux hostilités sur la planète des Twi'leks. Et l'alliance porta ses fruits avec la prise de Lessu et, en prime, la capture de Wat Tambor.

Par la suite, sous le couvert de son identité Sith de Dark Sidious, Palpatine s’offrit les services de Cad Bane pour voler un holocron dans le Temple Jedi et mettre la main sur la liste de tous les enfants connus sensibles à la Force dans la galaxie, liste contenue dans le Cristal de Kyber dont le Jedi Bolla Ropal avait la garde. Une fois cela fait, plusieurs de ces enfants furent enlevés au grand dam des Jedi et amenés sur Mustafar pour servir de cobayes aux expérimentations douteuses du Seigneur Noir. Ce dernier comptait utiliser ces enfants réceptifs à la Force pour les modeler et en faire ses agents, une armée d’espions sensibles à la Force et soumis à sa volonté. Et même si ces enfants ne survivaient pas à la procédure à laquelle le Sith allait les soumettre, Palpatine n’aurait rien perdu. Au contraire il était gagnant sur les deux tableaux.

 

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Palpatine prévoit un futur où une armée d'espions et d'assassins sensibles à la Force le servirait.

 

Alors que les gardiens de la paix tentaient de résoudre cette crise après avoir capturé Bane, Anakin se rendit sur Coruscant et fit son rapport à Palpatine en personne, même s’il s’agissait d’une affaire interne à l’Ordre Jedi : faisant montre d’une compassion hypocrite, le chef d’État félicita Skywalker pour avoir mis la main sur Bane et le questionna sur la progression de l’enquête. Selon Anakin, quelqu’un de plus puissant que le chasseur de primes, et certainement pas Dooku, avait manigancé ce complot. Mais Palpatine n’était aucunement inquiété car les Jedi n’avaient pas la moindre piste pour remonter ses traces, même après que son projet de créer une armée d’espions sensibles à la Force et dévoués à sa seule personne fut réduit à néant par les efforts d’Anakin et de sa Padawan Ahsoka Tano lorsqu’ils découvrirent ses installations sur Mustafar. De plus, Cad Bane réussit à fausser compagnie aux Jedi, enlevant aux Jedi la possibilité de retrouver le nom du commanditaire de cette affaire.


Lorsque la duchesse Satine Kryze effectua un voyage jusque sur Coruscant afin de plaider la cause de Mandalore devant le Sénat, le gouvernement de la planète de la duchesse étant tout à fait apte à gérer l'affaire des Death Watch, Palpatine répandit dans le Sénat l'idée que ce mouvement terroriste était bien trop dangereux pour que la République ne se mêle pas de ce que Satine Kryze considérait comme une affaire interne. Au cours de la session où ce sujet fut traité, Palpatine présenta à l'assemblée un message holographique du ministre substitut Jerec, affirmant que les Death Watch ne pourraient être maîtrisés sans l'intervention immédiate de la République. Le Chancelier Suprême s'assura une certaine victoire en utilisant cet hologramme comme prétexte, le vote devant décider de l'envoi de troupes sur Mandalore ayant été programmé pour la session suivante. Par la suite, Palpatine s'entretint avec Satine Kryze à propos de l'accident dont elle avait été victime avec son speeder, un attentat de toute évidence pour la duchesse.

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Palpatine voit s'effondrer son projet d'occuper Mandalore.


Palpatine refusa d'engager des poursuites ou de mener une enquête sans preuve formelle d'une tentative d'assassinat. En réalité, cette réunion avec Satine dans son bureau fut une parfaite diversion pour Palpatine, le vote en faveur de l'occupation de Mandalore ayant eu lieu au même moment, le processus ayant été accéléré par l'accident de la duchesse avec son véhicule. Cependant, grâce à Kenobi et avec le concours d'Amidala, Satine Kryze mit la main sur le véritable enregistrement de Jerec, qui se prononçait contre la politique interventionniste de la République dans les affaires mandaloriennes. Lorsque l'enregistrement authentique fut présenté aux parlementaires au cours de la session sénatoriale, Palpatine en fut dépité, et présenta avec une apparente bienveillance ses plus plates excuses à la duchesse pour cette méprise. Mais cette défaite n'était qu'une goutte d'eau dans le plan savamment huilé du Seigneur Noir des Sith.

Le chef d'État joua un rôle important dans le déroulement de la Bataille de Malastare, demandant aux Jedi Mace Windu et Anakin Skywalker, épaulés par le docteur Sionver Boll, de porter assistance aux Dugs dont la planète était menacée d'invasion par les Séparatistes. Si Malastare tombait aux mains de l'ennemi, Palpatine savait que ses précieuses réserves de carburants viendraient à manquer pour l'Armée Clone. Aussi, une victoire doublée d'un traité avec les Dugs garantiraient l'approvisionnement en carburant pour la flotte de la République. Pour remporter la bataille, Palpatine autorisa l'emploi de la bombe à électro-protons, arme de destruction massive créée par Boll et dont les effets dévastateurs neutraliseraient les droïdes sans pour autant affecter les êtres vivants. Par voie holographique, le Chancelier rassura le Doge Nakha Urus sur l'efficacité de la bombe et assista à la bataille. Néanmoins, en raison de l'impulsion ionique créée par la détonation de la bombe sur le site, Palpatine vit sa transmission momentanément coupée avec ses alliés sur Malastare. Une fois les communications rétablies, Palpatine eut confirmation de la victoire républicaine, mais le traité n'était toujours pas signé, Urus devant le faire approuver au préalable par le conseil pour que la Grande Armée puisse bénéficier des réserves de carburant.

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Palpatine contemple la bête de Zillo.


Lors de la conversation holographique suivante, la situation s'était passablement compliquée : la bombe avait eu pour effet d'ouvrir un gouffre dans les plaines de Malastare, ce qui réveilla une bête de Zillo enfouie sous la surface. Or les Dugs posèrent une condition supplémentaire à la ratification du traité, à savoir que les Jedi les aident à exterminer la bête, ce qui allait à l'encontre des principes Jedi de protection de toute vie défendus par Maître Windu. Même si Palpatine concéda le fait qu'il s'agissait d'un animal remarquable, il lui semblait plus important de s'assurer le soutien des Dugs plutôt que de se les mettre à dos. Néanmoins, le docteur Boll et Anakin avancèrent un argument de poids en faveur de la préservation de la bête de Zillo : ses écailles étaient virtuellement impénétrables, et si les Républicains pouvaient dupliquer cette formidable capacité pour leur armée cela confèrerait une supériorité indéniable à l'armée de clones. Séduit par cette perspective, Palpatine avalisa le plan de Skywalker visant à utiliser des rayons paralysants pour neutraliser la créature, simulant ainsi sa mort aux yeux des Dugs, qui ne manqueraient pas alors de ratifier le traité, tout en permettant aux Républicains de l'emmener hors de Malastare pour pénétrer les secrets de son armure. Grâce aux rayons neutralisants et avec beaucoup d'efforts, la bête fut appréhendée. Cependant, le Chancelier Suprême informa Skywalker et Windu que l'étude de la bête se ferait dans un environnement sous contrôle sur Coruscant avant de décider de la relâcher dans la nature sur une autre planète d'accueil. Cela ne présageait rien de bon pour Mace Windu.

Le chef de la République assista au débarquement de la bête de Zillo, toujours inconsciente, sur Coruscant au Centre des Sciences et Techniques de la République, vaste installation où les expériences seraient conduites. Malgré les réserves de Windu, Palpatine était certain que ramener la bête à la capitale était un risque calculé, d'autant que le jeu semblait en valoir la chandelle du point de vue du Chancelier qui souhaitait profiter au plus vite des capacités du mastodonte. À l'occasion d'une des visites de Palpatine et Mas Amedda au centre d'expérimentation, le Chancelier Suprême suggéra de tuer la bête pour que le docteur Boll puisse étudier plus facilement la composition de ses écailles et les synthétiser pour une production à grande échelle. Boll s'insurgea dans un premier temps car, outre le fait qu'il s'agissait de la dernière bête de Zillo vivante, la créature était probablement intelligente. Cet argument ne toucha pas le chef d'État, arguant qu'il ne s'agissait que d'un animal, ce commentaire attisant l'ire de la bête à l'encontre de Palpatine. Palpatine campa sur ses positions et ordonna à Boll d'effectuer les préparatifs pour mettre à mort la créature enchaînée en recourant au carburant de Malastare.

Mais la captivité de la bête de Zillo ne resta pas longtemps un secret d'État, comme Palpatine put le constater lorsqu'Amidala se présenta à son office pour prendre fait et cause pour la bête de Zillo. Selon Palpatine, en démocratie, la décision revenait au peuple souverain. Or les circonstances imposaient au Chancelier de protéger ce peuple pour préserver le système républicain, ce qui impliquait de tuer la bête pour tenter de résoudre le conflit au plus vite. Lorsque Palpatine sollicita l'assentiment d'Anakin, présent lors de la conversation, celui-ci préféra demeurer neutre, le Chancelier étant néanmoins impressionné par la sagesse de son jeune ami ainsi bien formé par Obi-Wan. En réalité, Anakin tenait surtout à ne pas prendre position contre l'opinion de sa femme en conciliant les arguments du Chancelier avec ceux de la sénatrice. Puis, une fois le gaz prêt à l'emploi, Palpatine enjoignit à Boll par voie holographique d'accomplir sa sinistre tâche en tuant la bête de Zillo. Seulement, alors que le soir tombait sur la cité, la créature parvint à outrepasser le champ de force l'immobilisant et déchaîna sa fureur sur Coruscant à la recherche de celui qui avait commandé son exécution, en l'occurrence Palpatine.

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Palpatine et Anakin Skywalker dans le collimateur de la bête de Zillo.


Boll alerta aussitôt le Chancelier, qui devait bien se douter de la situation catastrophique lorsqu'il entendit résonner les alarmes de la capitale. Palpatine pressa alors Boll pour qu'elle produise plus de carburant toxique pour mettre à bas la créature. La bête arriva jusqu'au Bâtiment Exécutif et localisa le Chancelier, pour qui il était désormais temps de gagner un abri en compagnie d'Amidala, Skywalker, R2-D2 et C-3PO. Le groupe embarqua à bord de la navette d'évacuation du chef d'État. Mais lorsque l'appareil décolla, la bête de Zillo l'intercepta et menaça de le broyer avec tous ses occupants. Skywalker eut l'idée de découper la carlingue avec son sabre laser au niveau de la moitié de l'appareil, la partie avant chutant et échappant ainsi aux griffes du monstre. Cette échappée improvisée ne se fit pas sans heurt, et il fallut l'intervention de Kenobi et Windu pour freiner la descente chaotique de la partie de la navette où Palpatine se trouvait. Mais la bête revint à la charge et Skywalker envoya R2-D2 pour récupérer le Chancelier et le soustraire au mastodonte. Échappant de peu à l'une des pattes de la créature qui s'était abattue sur l'épave de la navette et sur son malencontreux pilote, Palpatine ordonna aux clones de larguer les bombes de gaz. Les capsules tirées libérèrent une brume verdâtre, dont Palpatine fut protégé grâce à une bulle de Force générée par Anakin, Yoda et Aayla Secura, et la bête expira en allant choir au pied du palais sénatorial. Ultérieurement, alors que le cadavre de la bête était évacué, Palpatine donna des instructions surprenantes à Sionver Boll : la scientifique abasourdie fut chargée de cloner la bête. Cette tâche servirait probablement un projet futur du Seigneur Noir.

 

Ultérieurement, une crise se déroula au sein du Bâtiment Exécutif de la République lorsque le chasseur de primes Cad Bane et plusieurs de ses associés malfaiteurs prirent en otage des officiels dans l'aile est du bâtiment. Orn Free Taa pénétra alors dans le bureau du Chancelier pour lui faire part de cette situation inhabituelle en allumant l'holoprojecteur de la pièce, mettant ainsi en contact le chef d'État de la République avec le chasseur de primes. Suite aux exigences de ce dernier, à savoir le fait qu'il voulait obtenir la libération de Ziro le Hutt en échange de la vie des sénateurs retenus contre leur gré, Palpatine resta dans un premier temps campé sur ses positions, affirmant que la République ne cédait pas à de telles menaces et répondrait par les mesures appropriées face à cet acte terroriste. Mais Palpatine sous-estimait les capacités de Bane qui, grâce à son complice Robonino, parvint à priver le bâtiment de son alimentation en énergie et à verrouiller son enceinte. Bane montrait ainsi au Chancelier que pour le moment c'était lui qui commandait. Ainsi, Palpatine et Orn Free Taa, après que Bane eut rompu toute communication avec eux, se retrouvèrent enfermés dans le bureau du Chancelier, les portes automatiques n'étant plus alimentées pour s'ouvrir, et ce malgré une vaine tentative de Palpatine et de l'officiel Twi'lek pour les ouvrir manuellement. Palpatine tenta bien d'entrer en communication avec le Conseil Jedi au vu de la gravité de la situation mais toutes les communications avec l'extérieur, comme ne manqua pas de le souligner Free Taa, avaient été coupées par les malandrins menés par Bane.

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Palpatine, en communication avec Cad Bane.


Alors que la prise d'otages semblait en défaveur du Chancelier, se morfondant sur son bureau de travail, celui-ci reçut un appel inattendu d'Anakin Skywalker, coincé dans le bâtiment et avec plusieurs bandits à ses trousses, sans compter que le Jedi n'avait pas son sabre laser sur lui. Quelque peu rassuré par la voix de Skywalker, Palpatine informa Anakin de la présence des preneurs d'otages et du fait qu'ils avaient saboté les systèmes énergétiques du bâtiment. Anakin se devait dès lors de remettre en marche tout le système au poste de contrôle central et déverrouiller le système de sécurité. Puis la communication fut interrompue entre les deux hommes, Palpatine ne pouvant désormais compter que sur son ami Jedi. Un autre appel suivit peu de temps après, mais l'interlocuteur du chef d'État fut à nouveau Bane, qui dicta les directives à suivre si Palpatine ne voulait pas être responsable d'un drame : il devrait graver un disque d'amnistie en faveur de la libération de Ziro et le donner au sénateur Orn Free Taa pour qu'il le remette aux gardes du centre de détention où le Hutt demeurait captif, après quoi les otages seraient relâchés. Palpatine ne put qu'obtempérer, même s'il n'en pensait pas moins que les actions de Cad Bane seraient punies à leur juste valeur. Mais ce genre de sermon ne semblait pas toucher le chasseur de primes le moins du monde. Une fois le disque gravé et remit à Orn Free Taa, un droïde sentinelle IG-86 répondant au matricule de HELIOS-3D fit irruption dans le bureau du Chancelier pour escorter le Twi'lek jusqu'à la prison de Ziro avec le précieux disque.

Même si le sénateur de Ryloth était terrifié à l'idée de partir avec l'assassin mécanique et acolyte de Bane, Palpatine lui rappela qu'ils devaient tous jouer leur rôle, surtout dans ce moment de crise. L'échange s'étant passé sans incident, Bane prit contact une énième fois avec Palpatine en l'informant qu'il s'apprêtait à libérer ses otages, mais aussi que le Chancelier ne devait rien tenter d'audacieux qui pourrait compromettre la fin de la crise. Des soldats clones, avertis par Orn Free Taa alors libre depuis que Ziro le Hutt avait été récupéré par les malfrats, se rendirent à bord de canonnières TIO/BA au Bâtiment Exécutif de la République et s'y infiltrèrent, en brisant la baie du bureau de Palpatine, pour s'assurer que le chef d'État était sain et sauf, ce qu'ils confirmèrent au Twi'lek. Avec d'autres clones bloquant la voie de sortie aux chasseurs de primes, Palpatine, pensant avoir retrouvé l'avantage de la situation, contacta alors Bane pour lui souligner qu'il ne s'en sortirait pas ainsi et qu'il devait se rendre dans l'instant. Mais Bane, confiant, avait tout prévu : si les clones tentaient de l'appréhender avec ses hommes, Bane n'aurait qu'à activer des détonateurs qui feraient sauter l'aile est du bâtiment avec les sénateurs, retenus dans l'atrium de cette partie de l'édifice par un champ laser. Amer, Palpatine dut concéder cette manche au chasseur de primes et le laisser partir avec les siens. Même si Bane ne tint pas ses engagements et fit exploser les détonateurs, Skywalker était parvenu à sauver les politiques de l'explosion.

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Palpatine est secouru par les escouades de clones lors de la crise des otages.

 

Malgré de petites déconvenues, les petites victoires ne manquèrent pas pour Palpatine durant cette période, comme par exemple lors de l’affaire de la motion présentée par Amidala visant à réduire le budget de l’armée et à diminuer la production de clones. Après la mort d’Onaconda Farr, sénateur de Rodia et principal artisan de cette résolution, Palpatine rendit les derniers honneurs au parlementaire lors de ses funérailles. Le Chancelier fut également questionné avec d’autres officiels, dont Amidala, par le lieutenant Tan Divo qui avait acquis la certitude que Farr avait été empoisonné. Lorsque Lolo Purs s’avéra être l’assassin de Farr, la motion de censure concernant les clones fut rejetée par le Sénat, au grand avantage de Palpatine pour qu’il puisse, avec l’assentiment des sénateurs, renforcer les mesures de sécurité, consolider son autorité et prolonger le conflit meurtrier.

 

La chasse au Seigneur Noir des Sith connut un regain d'activité dans les derniers mois du conflit. À cause de l'incertitude et des nuages semblant assombrir le futur, le Conseil Jedi commença à soupçonner des membres du cercle de Palpatine d'être ce Dark Sidious dont Dooku avait révélé l'existence à Obi-Wan sur Géonosis. Cette suspicion commença en fait après la première Bataille de Cato Neimoidia en -19, lorsque les forces de la République mirent la main sur la mécanochaise du vice-roi Nute Gunray et trouvèrent des indices venant confirmer l'existence de ce Sith. Alors que dans les derniers mois de la guerre, la majeure partie de la flotte de la République combattait les Séparatistes dans la Bordure Extérieure, Sidious ordonna au Général Grievous d'utiliser une route hyperspatiale secrète du Noyau Profond pour attaquer Coruscant, Palpatine sachant que la fin de la guerre et l'avènement des Sith étaient proches.



VIII. La Revanche des Sith
Lorsque le général cyborg attaqua la capitale, la bataille spatiale et celle au sol n'étaient en fait que des diversions pour lui permettre d'atteindre son véritable objectif : Palpatine. Celui-ci se trouvait dans ses appartements lorsque Grievous fit irruption pour le capturer. Cependant, le Chancelier fut emmené par un groupe mené par la Jedi Shaak Ti pour le mettre en sécurité dans un bunker. Malheureusement, après avoir gagné son refuge suite à une course-poursuite effrénée à travers la ville, Palpatine fut capturé et enlevé par Grievous, qui l'emmena à bord de la Main Invisible. C'est alors qu'Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi reçurent un message de Maître Windu leur ordonnant de revenir sur Coruscant pour sauver le Chancelier Palpatine.

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Palpatine se réjouit de la victoire d'Anakin face à Dooku.


Une fois que les deux Jedi eurent abordé le destroyer Providence de Grievous, ils se frayèrent un chemin jusqu'au sommet de la flèche du vaisseau où ils retrouvèrent le Chancelier. Mais avant de le libérer, le Comte Dooku fit son apparition et engagea le combat avec Kenobi et Skywalker. À vrai dire, ce duel était un test de Palpatine pour juger de la vulnérabilité d'Anakin face au Côté Obscur et voir si le jeune homme y avait recours. Si Obi-Wan fut vite mis hors de combat par Dooku, Anakin parvint à vaincre le comte en lui coupant les deux mains. Le leader des Séparatistes à sa merci, Anakin fut encouragé par Palpatine à tuer Dooku, ce que le jeune Jedi fit. En confrontant Anakin à Dooku et en éliminant celui-ci, Palpatine s'était assuré un nouvel apprenti bien plus puissant que ceux qu'il avait déjà eus par le passé. Par la suite, Palpatine, Anakin et Obi-Wan tentèrent de s'échapper du vaisseau, mais ils furent momentanément retenus captifs avant de finalement prendre le contrôle de la passerelle de la Main Invisible et de poser en catastrophe le destroyer en perdition à la surface de Coruscant. Ainsi, le sauvetage du Chancelier Suprême s'avéra être une réussite.

Néanmoins, des désaccords entre le Chancelier et l'Ordre Jedi s'étaient installés sur la politique à mener durant le conflit, et ces divergences de points de vue ne cessèrent de croître dans les derniers jours de la guerre. Les Jedi craignaient que les pouvoirs toujours grandissants de Palpatine ne mettent en péril l'avenir de la République et de la démocratie. Parallèlement, Palpatine insinua le doute dans l'esprit d'Anakin. Il en fit son représentant officiel au sein du Conseil des Jedi, ce qui ne manqua pas par la suite d'insinuer une perte de confiance de Skywalker dans ses pairs en constatant que ceux-ci ne voulaient pas lui accorder le titre de Maître Jedi, bien qu'ils aient accepté qu'il siège au Conseil. Par ailleurs, étant donné la prédisposition de Palpatine pour la Force et notamment sa capacité à anticiper l'avenir, il ne faisait aucun doute que le Sith ait utilisé la vision d'Anakin, où celui-ci voyait la mort de sa bien-aimée Padmé, pour éroder un peu plus sa confiance dans l'Ordre Jedi et l'attirer du côté des Sith. Cela fut particulièrement effectif lorsque Palpatine, lors d'une entrevue à l'Opéra des Galaxies, lui narra l'histoire de Dark Plagueis le Sage et de sa capacité à préserver les gens de la mort.

Anakin franchit une étape significative quand, alors qu'Obi-Wan était parti pour affronter Grievous sur Utapau, il fit son rapport à Palpatine en rapportant à ce dernier que le Maître Jedi avait engagé le combat avec le cyborg. Certain que les Jedi ne lui laissaient pas réaliser tout son potentiel, Anakin se vit proposer par Palpatine la connaissance de toutes les subtilités de la Force. Dès lors, le masque tomba : Palpatine et Dark Sidious n'étaient qu'une seule et même personne, qui se trouvait à la portée du sabre laser d'Anakin. Cependant, en proie au doute, Anakin préféra en référer à Maître Windu pour l'informer de la véritable nature du Chancelier. Dans la soirée, Mace Windu, Saesee Tiin, Agen Kolar et Kit Fisto, qui voulaient dans un premier temps demander au Chancelier de rendre ses pouvoirs d'exception, firent irruption dans son office pour l'arrêter. Les rouages de son plan étant engagés, Palpatine prit une mine d'innocence candide en recevant les quatre Jedi. Encerclé par les Jedi, sabres laser allumés, Palpatine révéla sa nature, ainsi que son sabre laser d'électrum.

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Palpatine, plus dangereux que jamais avec son sabre laser.


Une fois son arme allumée, Palpatine fit montre d'une vitesse et d'une agilité étonnante pour un homme de son âge, et tua les Maîtres Kolar et Tiin avant qu'ils ne puissent parer ses attaques. Maître Fisto quant à lui engagea une brève passe d'armes avec le Sith avant d'être lui aussi terrassé, laissant Mace Windu seul face à Palpatine. Le duel se déporta du bureau de travail à l'office de réception où, sur les rebords de la baie vitrée brisée, Maître Windu parvint à dominer son adversaire, qui se retrouva acculé. C'est à ce moment qu'Anakin fit son apparition. Si on considère cet événement a posteriori, il est possible que Palpatine ait combattu Mace Windu durant ces quelques minutes puis ait décidé de perdre pour qu'Anakin soit témoin de la "tentative d'assassinat" orchestrée par les Jedi, et que cette situation d'extrême tension l'oblige à rompre ses liens avec les Jedi et à choisir son camp. Palpatine tenta de se défendre lui-même en utilisant des éclairs de Force contre Mace, qui renvoya les décharges sur le Sith, dont le visage se révéla être défiguré par la suite.

La cause de cette déformation du visage a souvent prêté à débat avant de trouver une explication. Palpatine aurait en effet eu recours à une très ancienne technique issue des principes de l'Alchimie Sith appelée le Masque. Cette technique avait la particularité d'altérer, en agissant au niveau moléculaire, les caractéristiques de l'utilisateur pour, dans le cas de Palpatine, lui donner une apparence physique bienveillante. Ce pouvoir pouvait être révélé par un autre pouvoir du Côté Obscur et découvrir ainsi le véritable visage de l'utilisateur. Si l'on suit toujours cette théorie, les éclairs de Force déchaînés par Palpatine contre Mace Windu, et renvoyés à l'expéditeur par le Jedi, firent tomber ce masque composé par le Sith, ce qui révéla sans doute son véritable visage, horriblement difforme et monstrueux. Palpatine conservera ce nouveau visage durant le reste de sa vie, et il l'utilisa pour s'attirer la sympathie d'Anakin Skywalker au moment le plus crucial du duel avec Maître Windu. Ce dernier jugea Palpatine trop dangereux pour qu'on lui laisse la vie sauve, et s'apprêta à le tuer de son sabre.

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Le visage du Mal.


À ce moment précis, Anakin fit son choix, celui de renier l'Ordre Jedi et de tout faire pour sauver sa femme de ses visions, et il amputa le bras armé de Maître Windu. Palpatine, "miraculeusement" remit de son apparente faiblesse, déchaîna sa haine et ses éclairs de Force sur le Maître Jedi, qui fut électrocuté avant de s'écraser aux pieds du Bâtiment Exécutif de la République. Désespéré à l'idée de ne pouvoir sauver Padmé en tant que Jedi, Anakin jura allégeance à Palpatine, qui lui dit que s'ils travaillaient ensemble ils pourraient sans doute trouver le secret de l'immortalité. Ainsi, Palpatine baptisa son nouvel apprenti du nom de Dark Vador. Et la première mission du nouveau disciple du Seigneur Noir fut de mener les bataillons de la 501ème Légion à l'assaut du Temple Jedi afin que les Sith ne rencontrent désormais plus aucun obstacle sur leur route jusqu'au pouvoir suprême. Mais cette épreuve faisait plus figure de test qu'autre chose. En effet, la 501ème était parfaitement capable de régler leur compte à tous les Jedi du Temple sans l'aide de Vador.

Mais pour que son nouvel apprenti soit parfaitement modelé à l'image des Sith, il fallait qu'Anakin brise tous ses liens avec son passé et élimine ceux qu'il avait côtoyés, en tuant notamment les éléments les plus jeunes et les plus vulnérables de l'Ordre Jedi. Et en réalisant ce forfait, l'apprenti de Palpatine s'immergerait totalement dans le Côté Obscur et prouverait son allégeance aux Sith. De son côté, Palpatine, enveloppé dans sa cape de Seigneur Sith, s'attela à se débarrasser des autres Jedi dispersés dans la galaxie en transmettant l'Ordre 66. Les fruits de 1000 ans de patience pour les Sith finirent par parvenir à maturité et l'instrument de la revanche des Sith ne fut autre que la Grande Armée de la République, dont les soldats se retournèrent contre leurs commandants Jedi, ceux-ci étant désormais considérés comme des traîtres. L'un après l'autre, Palpatine contacta les commandants clones pour qu'ils exécutent les Jedi. Cet ordre fatidique fut exécuté quasiment partout en raison du fait que les clones obéissaient directement à la République et donc au Chancelier, et non aux Jedi malgré les liens que certains d'entre eux avaient tissés avec leurs soldats. On sait que cet ordre d'extermination ne fut pas exécuté au moins dans un cas sur Murkhana, où des Jedi purent fuir. Palpatine envoya plus tard le seigneur Vador régler ce problème.

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Palpatine transmet l'Ordre 66 au commandant Cody.


Mais pour le moment, le nouveau maître de la galaxie se rendit au Temple Jedi pour contempler le massacre. Il retrouva Dark Vador sur place, le félicita pour son travail et le laissa pour que son apprenti accomplisse la seconde tâche qu'il lui avait confié, c'est-à-dire se rendre sur Mustafar pour éliminer les leaders séparatistes et ainsi mettre un terme définitif au conflit que Palpatine avait créé. Curieusement, en ce qui concerne le Temple Jedi, Palpatine ne le fit pas raser comme on pourrait s'y attendre, car le bâtiment resta debout durant toute la période du règne de Palpatine. Le Seigneur Sith le conserva certainement comme un trophée de guerre. Et en attendant que le seigneur Vador arrive sur Mustafar pour éliminer les Séparatistes, lors d'une transmission holographique avec le Conseil Séparatiste, Palpatine, en tant que Dark Sidious, assura que le seigneur Vador "s'occuperait" du Conseil une fois arrivé.

Alors que Dark Vador s'occupait des Séparatistes, Palpatine réunit le Sénat en session extraordinaire pour lui faire part d'une nouvelle et non des moindres : celle de la "rébellion Jedi". Étant donné que ce jour devait aussi être celui de la déclaration de l'Empire Galactique, Palpatine choisit pour l'occasion une robe aux tons rouges s'inscrivant dans le style vestimentaire des Sith, comme une sorte de robe de couronnement. Par ailleurs, il utilisa ce jour-là son visage défiguré pour s'attirer la compassion du Sénat, mais fit mine de respecter les convenances en se couvrant la tête avec une capuche. De sa bouche et selon ses dires, les Jedi auraient fomenté un complot visant non seulement à éliminer le Chancelier mais aussi à renverser la République. Loin de remettre en cause les dires de Palpatine, la majorité du Sénat blâma l'Ordre Jedi pour tous les problèmes qui étaient survenus durant les trois dernières décennies, qui étaient en fait l'œuvre de Palpatine. Avec le Comte Dooku qui avait créé le mouvement séparatiste et Sifo-Dyas qui avait commandé l'Armée Clone, il était évident pour la majorité des gens de croire que la Guerre des Clones était un complot Jedi. Dès lors, il fut aisé pour Palpatine de justifier l'Ordre 66 comme une mesure préventive nécessaire.

Même les membres de l'opposition loyaliste, dont certains membres connaissaient mieux les Jedi et les savaient incapables d'une telle chose, ne purent argumenter contre les propos de Palpatine tant le soutien pour le Chancelier et contre les Jedi dans l'enceinte du Sénat était grand. Par ailleurs, des soldats de choc étaient disséminés dans le Sénat pour "assurer la protection du Chancelier" ; en fait pour mieux intimider les sénateurs réticents. Par ailleurs, les opposants loyalistes ne purent qu'assister impuissants à la mort de la République lorsque Palpatine, soi-disant pour assurer la continuité dans la sécurité et la stabilité, annonça que celle-ci serait réorganisée pour devenir la première puissance galactique impériale. Ce nouveau régime, Palpatine le baserait sur la répression à tous les niveaux, l'intimidation, les arrestations et les exécutions, la destruction de villes et même de planètes entières. Il était évident qu'avec un tel régime un mouvement rebelle ait fini par voir le jour. Mais pour ses fondateurs, Bail Organa et Mon Mothma, au tout début de l'Empire, il fallait se résoudre à soutenir Palpatine avant d'envisager une rébellion ouverte contre le pouvoir impérial.

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Palpatine proclame l'avènement de l'Empire devant le Sénat.


Une fois l'Ordre Nouveau officiellement proclamé et Palpatine devenu Empereur, il ne restait plus qu'un détail à régler. Avec les chefs de la Confédération des Systèmes Indépendants massacrés, Palpatine donna ses instructions à Vador : tous les droïdes séparatistes devaient être désactivés, ce qui fut fait via un code de désactivation droïde qui fut relayé par l'HoloNet à travers toute la galaxie. Ainsi, la menace de la Confédération des Systèmes Indépendants, élaborée par Palpatine avec l'aide de Dooku, fut décapitée après avoir bien servi le Seigneur Noir des Sith, ce qui mit fin à l'un des plus violents conflits majeurs. Néanmoins, un dernier obstacle – à vrai dire deux derniers obstacles – allaient encore se présenter à Palpatine et à son apprenti : Maître Yoda et Obi-Wan Kenobi. Lorsque les deux Maîtres Jedi apprirent le massacre des leurs, il fut décidé qu'Obi-Wan irait sur Mustafar affronter Anakin, malgré des réticences de la part de Kenobi, tandis que Yoda se chargerait de Palpatine, celui-ci étant trop fort pour qu'Obi-Wan envisage un instant de l'affronter.

À l'intérieur du Sénat, Yoda se présenta à Palpatine qui, après avoir lancé des éclairs de Force sur le petit Jedi et s'être vu ensuite repoussé par ce dernier, engagea son adversaire dans un duel épique au sabre laser. Ainsi, le Seigneur Noir des Sith affronta le Grand Maître de l'Ordre dans un combat où les deux adversaires démontrèrent pendant un moment qu'ils étaient de force égale, chacun usant de toutes ses ressources au sabre laser et dans l'utilisation de la Force. Mais au fur et à mesure que le combat se déroulait, Yoda commença à montrer des signes de fatigue, tandis que Palpatine paraissait au contraire plus amusé du déroulement du duel. Malgré quelques surprises du Jedi, Palpatine resta en selle et Yoda réussit, malgré une chute vertigineuse, à trouver la force de s'échapper, comprenant que le Seigneur Noir des Sith ne pourrait être vaincu lors d'un duel conventionnel. Ainsi, malgré des recherches ordonnées par l'Empereur, Yoda s'échappa grâce à Bail Organa dans son airspeeder. Quant à Palpatine, il ne put s'attarder très longtemps et ordonna que sa navette Thêta soit affrétée, sentant que le seigneur Vador était en grand danger. Et il n'avait pas tort, car le duel entre Kenobi et Vador connut une issue différente : le Maître Jedi parvint à blesser sérieusement son ancien apprenti et ami et le laissa pour mort sur Mustafar.

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Palpatine lors de son duel contre Yoda dans l'enceinte du Sénat.


Et lorsque Palpatine découvrit le corps de Vador, il constata qu'il était plus mort que vivant et le fit placer dans une capsule médicale en attendant d'être transféré au Centre de Reconstruction Chirurgicale de Coruscant où des prothèses, ainsi que sa célèbre armure noire, serviraient à maintenir Dark Vador en vie. Durant l'opération, Palpatine fit en sorte que son apprenti reste conscient afin de ressentir pleinement la douleur et donc se plonger plus en profondeur dans le Côté Obscur. Une fois revêtu de son armure, Vador demanda à son Maître ce qu'il était advenu de sa femme, et l'Empereur répondit à Vador que celui-ci avait tué Padmé dans un instant de colère. Par cet ultime propos, Palpatine brisa le dernier lien de Vador avec son ancienne personnalité d'Anakin Skywalker, et le Seigneur Noir prit plaisir à contempler la souffrance de son apprenti face à cette nouvelle. Mais bien qu'un des plus puissants Seigneurs Sith soit né dans la souffrance, Vador n'était plus que l'ombre de lui-même, et donc n'était plus le parfait apprenti pour Palpatine pour faire perdurer l'héritage des Sith. En effet, les blessures infligées par Obi-Wan avaient réduit le potentiel de Vador dans la Force. Mais pour l'heure, il demeurait assez puissant pour que Palpatine le garde à ses côtés… au moins pendant plusieurs années.


IX. Le règne de l'Empereur
Avec l'institution de l'Empire Galactique, ce furent toutes les institutions de l'Ancienne République qui furent soit démantelées soit transformées au-delà de toute reconnaissance possible. Le processus d'impérialisation de la République ne se fit pas que dans les institutions mais dans les dénominations elles-mêmes, des appellations de lieux ou de bâtiments, particulièrement sur Coruscant, portant désormais le nom "impérial" : ainsi, Coruscant fut renommée le Centre Impérial, la Cité Galactique devint la Cité Impériale, et le Sénat Galactique devint le Sénat Impérial, ces changements étant opérés pour glorifier le nouvel Empereur. Et l'Armée de la République, qui avait servi à défendre les citoyens de la République, formait désormais le corps des redoutables stormtroopers, chargés d'imposer la dictature de Palpatine aux quatre coins de l'Empire.

Les changements sous le règne de Palpatine furent également de nature esthétique : pour refléter l'image d'un empire fort militairement parlant, l'esthétique dominante était tournée vers des formes simples et glaciales, tout le contraire du style opulent et raffiné de l'Ancienne République. Le Palais de la République fut reconstruit et étendu pour devenir le Palais Impérial et servir de siège du pouvoir de l'Empereur. Mais le changement le plus flagrant, surtout dans une galaxie peuplée d'innombrables races, fut celui de la ségrégation des races non-humaines, l'Ordre Nouveau de Palpatine privilégiant ce qui fut appelée la Haute Culture Humaine. De même, un profond sentiment misogyne fut cultivé sous le nouveau régime de Palpatine, les femmes sous l'Empire – à l'exception de certains cas particuliers – ne pouvant prétendre à de hautes fonctions, surtout au sein de l'Armée Impériale.

Néanmoins, malgré l'anéantissement de ce qui faisait la République et la décimation de l'Ordre Jedi, quelques gardiens de la paix et de la justice avaient tout de même réussi à passer entre les mailles du filet. Ce fut pourquoi, durant une bonne partie de son règne, et avec l'aide de son apprenti Dark Vador, Palpatine s'employa à traquer les derniers survivants de l'Ordre. D'ailleurs, suite au Conclave Jedi de Kessel, où huit Jedi furent éliminés par Vador et la 501ème Légion, l'Empereur authentifia la rumeur selon laquelle son apprenti avait tué cinquante Jedi à lui seul, et ce afin de distiller un peu plus la peur chez ses éventuels opposants. En l'an -18, Palpatine invita l'ancien apprenti Jedi Ferus Olin sur Coruscant pour lui demander une faveur : trouver le saboteur du système informatique de la planète Samaria. Olin refusa dans un premier temps, mais quand Palpatine apprit à Olin l'arrestation de deux de ses amis, Ferus n'eut pas d'autre choix et fut contraint d'accepter d'aider le Sith. Comme Olin l'apprit ultérieurement, Palpatine avait utilisé cette crise pour gagner un contrôle complet sur la planète. Selon les propres intuitions de Vador, Palpatine voulait sans doute faire basculer Ferus du Côté Obscur de la Force. Et en effet, l'Empereur cherchait à rallier Ferus Olin à sa cause, lui offrant une position au sein de la hiérarchie impériale et lui remettant un holocron Sith qui ne manquerait pas de le tenter et de le faire sombrer dans les ténèbres.

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Dark Vador et l'Empereur, nouveaux maîtres de la galaxie.


Durant son règne sans partage, Palpatine commença à tester Vador afin de vérifier que son allégeance allait bien à la voie des Sith. Ainsi, Palpatine recruta un historien du nom de Fane Peturri pour assister secrètement Dark Vador dans l'histoire des Sith. Palpatine était conscient du désir de Vador de prendre un apprenti afin de renverser son Maître Sith et le régime actuel. Ce désir se concrétisa lorsque l'Empereur envoya son disciple sur Kashyyyk pour y éliminer un survivant Jedi nommé Kento Marek. Après avoir tué le Jedi, Vador découvrit son fils, Galen Marek. Mais au lieu de le tuer comme il aurait dû le faire, le Sith préféra l'épargner et en fit son apprenti, connu sous le nom de code Starkiller et destiné à devenir l'instrument qui renverserait l'Empereur.

Parmi tous les crimes perpétrés par Palpatine, on peut citer la dévastation de Caamas, les Caamasi pouvant représenter une sérieuse menace pour son Ordre Nouveau. Ainsi, avec l'aide d'infiltrateurs bothans qui sabotèrent les boucliers planétaires de Caamas, Palpatine fit dévaster la magnifique planète et les Caamasi durent se disperser à travers la galaxie. Toujours dans le but d'éradiquer des Jedi, l'Empereur fit construire un gigantesque vaisseau de combat automatisé à l'allure d'astéroïde, l'Œil de Palpatine, pour détruire une enclave Jedi sur Belsavis. Cependant, le vaisseau fut saboté par deux Jedi, dont Callista Ming, et les Jedi de Belsavis parvinrent à s'échapper, et l'Œil fut oublié pendant près de trois décennies.

Peu après la déclaration de l'Empire, Palpatine fit débuter des travaux de construction sur la planète Byss, dans le Noyau Profond, pour que ce monde devienne un bastion impérial et un monde secret où pourrait siéger l'Empereur. Pour ces travaux, Palpatine utilisa de nombreux travailleurs non-humains issus de mondes conquis. Parallèlement à sa volonté d'exterminer les Jedi, Palpatine, avec Vador, s'employa à entraîner des personnes sensibles à la Force, parfois des Padawans rescapés, pour en faire des serviteurs dévoués du Côté Obscur. Parmi ces personnes, on peut citer le Jedi Noir Jerec ou encore Antinnis Tremayne. Ces agents réceptifs à la Force agissaient en quelque sorte en dehors de la hiérarchie officielle, car rendant compte directement à l'Empereur ou le cas échéant à Dark Vador. Palpatine avait en effet l'intention de remplacer des officiels par ses adeptes, bien que leur nombre fut toujours trop limité. Au vu de cet entourage d'adeptes obscurs, on peut se demander si la Règle des Deux promulguée par Dark Bane n'avait pas été abrogée. D'un côté, les Jedi avaient presque tous été exterminés, ce qui ne justifiait plus le maintien d'une règle visant à perpétuer l'Ordre Sith en secret. D'un autre point de vue, seuls Palpatine et Vador pouvaient être considérés comme des Sith à part entière, les adeptes obscurs étant au mieux des Jedi Noirs, mais des adeptes n'ayant pas accès aux plus grands savoirs de l'Ordre Sith. La question à ce sujet reste ouverte.

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L'Empereur Palpatine à bord de l'Étoile de la Mort en construction.


En tant qu'Empereur, Palpatine visita en maintes occasions le monde nécropole des Sith, Korriban, pour s'y ressourcer et obtenir des conseils des esprits des anciens Seigneurs Sith morts depuis des millénaires. D'ailleurs, Palpatine écrivit même durant son règne le Compendium du Côté Obscur, une étude consacrée à la nature du Côté Obscur dont il écrivit deux livres, et débuta la rédaction d'un troisième volume qui ne fut jamais terminé. Mais même si Palpatine était le Seigneur Noir des Sith et l'unique Empereur de la galaxie, cela ne signifiait pas pour autant que tout le monde lui avait juré allégeance de plein gré, les esprits dissidents existant bel et bien et se dissimulant au cœur de l'Empire. Et s'il y avait bien une chose que les Sith, Palpatine plus que les autres, ne toléraient pas, c'était l'absence d'obéissance de la part de leurs sujets. Ce fut à cette époque que Galen Marek, l'apprenti secret de Vador, joua un rôle des plus cruciaux pour le destin de la galaxie.

En l'an -3, avec sa formation presque achevée, Marek fut envoyé par Vador pour effectuer diverses missions. Bien entendu, en tant qu'apprenti secret, la consigne de Galen Marek était de ne laisser aucun témoin derrière lui, même s'il s'agissait d'Impériaux. Suite à sa mission réussie sur Felucia où il élimina Shaak Ti, Marek retrouva son maître à bord de l'Executor. Seulement, à son retour, la flotte de l'Empereur Palpatine cernait le super destroyer stellaire. Surpris par l'arrivée du Seigneur Noir, Vador empala son apprenti et, sur ordre de Palpatine qui menaça de les tuer tous les deux si Vador ne s'exécutait pas dans l'instant, le Sith à la sombre armure projeta Marek blessé à travers une baie de transparacier. En fait, il s'agissait d'un subterfuge, puisque le corps de Marek fut récupéré par un droïde dans le vide spatial et le jeune apprenti de Vador fut soigné durant les six mois suivants.

Lorsqu'il arriva au terme de sa convalescence, Marek accomplit une nouvelle mission pour son maître Vador : d'après ce dernier, les espions de l'Empereur épiaient ses moindres faits et gestes, et leur seule chance de distraire les agents de Palpatine pour que Vador et Marek puissent renverser l'Empereur était d'assembler une armée composée des opposants à Palpatine afin d'organiser une rébellion de grande ampleur. Si Marek s'acquitta de cette tâche, il apprit à ses dépens qu'il s'agissait d'une duperie de Palpatine lui-même : l'Empereur, plutôt que de perdre du temps à vouloir chercher un par un ses ennemis, voulait les débusquer tous en même temps et ainsi étouffer dans l'œuf tout mouvement de sédition. Cependant, alors que les leaders de la future rébellion galactique étaient retenus à bord de l'Étoile de la Mort par Palpatine, Galen Marek refit surface après la capture des Rebelles sur Corellia et confronta les deux Seigneurs Sith sur la station en chantier. Mais loin de lui déplaire, la réapparition de Galen et sa victoire en combat singulier contre Vador dans l'enceinte du dôme d'observation de l'Empereur à bord de la station attisa son contentement. En effet, depuis Mustafar, Palpatine voyait en Vador un être faible, brisé, le duel contre Kenobi ayant privé Palpatine d'un apprenti du calibre d'Anakin Skywalker. Mais avec Marek, l'espoir de l'Empereur d'avoir enfin un apprenti digne de ce nom renaquit, et Palpatine exhorta Marek à succomber au Côté Obscur et à porter le coup de grâce à Vador afin de prendre sa place à la droite du Seigneur Noir des Sith.

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Palpatine affronte Galen Marek sur l'Étoile de la Mort.


Mais le Jedi Rahm Kota, prisonnier de l'Empereur, profita de cet instant d'inattention pour s'emparer, via la Force, du sabre laser de Palpatine et pourfendre le Seigneur Noir des Sith. Kota n'eut même pas le temps d'abattre la lame d'énergie sur son adversaire, Palpatine ripostant aussitôt. L'Empereur déchaîna un barrage d'éclairs de Force sur le Maître Jedi. Fonçant à la rescousse du Général Kota, Marek engagea le combat contre le véritable instigateur de toutes les horreurs qu'il avait subies et perpétrées en tant qu'adepte obscur. Durant leur duel où les deux combattants déployèrent tous leurs talents dans la Force, Palpatine confirma à Marek qu'il avait tout organisé, que Vador n'avait jamais comploté seul. Même s'il était un adversaire implacable, Palpatine fut néanmoins mis à genoux par Galen Marek. Loin de demander grâce, l'Empereur vaincu voulait pousser Marek à lui asséner un coup mortel. L'ambition de Palpatine de voir le jeune homme succomber à la haine échoua, car Marek épargna la vie de l'Empereur. Ce dernier ne s'avouait pas défait pour autant et déchaîna à nouveau la foudre Sith contre ses ennemis alors que Marek s'apprêtait à quitter la place. Marek s'interposa, bloquant les éclairs de l'Empereur et sacrifiant sa vie pour la cause rebelle, car il provoqua une explosion de Force qui l'emporta ainsi qu'une part de l'installation spatiale. Le temps que l'Empereur et Vador se remettent suite à cette explosion, les leaders rebelles détenus purent prendre la fuite.

Blessé en compagnie de Dark Vador, contemplant le corps sans vie de Galen Marek, l'Empereur Palpatine n'avait plus matière à rire. Non seulement il avait perdu un apprenti potentiel aux capacités surpuissantes avec la mort de Marek, devant encore se contenter de Vador avant d'espérer trouver un nouveau candidat adéquat et réceptif à la Force susceptible de devenir son nouveau disciple, mais en plus le sacrifice de l'apprenti secret inspirerait les opposants à l'Empire pour qu'ils continuent la lutte. De plus, avec l'évasion des leaders rebelles, Palpatine et Vador avaient obtenu l'effet inverse de leur plan initial : en les poussant à se réunir sous une même bannière afin d'organiser une rébellion efficace mais en les laissant s'échapper de l'étau impérial, Palpatine avait involontairement créé le mouvement rebelle qu'il redoutait tant. Aussi, d'un certain point de vue, le complot de l'Empereur marqua le début de la Guerre Civile Galactique qui vit s'affronter l'Empire de Palpatine et ce mouvement séditieux connu désormais sous le nom d'Alliance Rebelle.

Mais la Rébellion ne fut pas la seule entité à vouloir renverser l'Empereur, car des complots se tramèrent jusque dans les rangs des Impériaux pour mettre Palpatine hors d'état de nuire. Ainsi, nous pouvons citer la traîtrise impériale menée par le Grand Moff Trachta en l'an -1 et dont le but était d'éliminer Palpatine et Vador. En effet, Trachta voyait dans les Sith une menace pour l'Empire, les jugeant par ailleurs fous et complètement archaïques. Ainsi, il était de son "devoir" de faire en sorte que la galaxie soit débarrassée de ce fléau. Si Trachta et ses complices parvinrent à séparer momentanément le Maître et l'apprenti, leur complot fut miné par des luttes internes pour le pouvoir suprême qui découlerait de la mort de l'Empereur et de la vacance du trône. Et même avec des stormtroopers altérés pour n'obéir qu'à Trachta et à ses hommes, et ce afin de tuer les Sith, l'Empereur montra qu'il était tout sauf un vieillard impotent avec une canne : lors de l'attaque contre sa personne, Palpatine déchaîna des éclairs de Force pour éliminer ses adversaires. De même, Vador parvint de son côté à s'en sortir. C'est ainsi que le complot contre l'Empereur et son bras droit prit fin. Puis, peu de temps avant la Bataille de Yavin, l'Empereur se rendit personnellement sur Bothawui avec une équipe de ses Gardes Royaux d'élite et y élimina les traîtres Bothans, qui fournissaient des données impériales confidentielles au Moff impérial Kalast, renégat passé à la Rébellion.

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Palpatine a éliminé les traîtres Bothans.



X. L'étau impérial se resserre

 

L'une des tâches principales à laquelle le nouvel Empereur s'était attelé fut la dissolution du Sénat, et ce pour deux raisons. D'une part, le Sénat représentait le dernier vestige d'une République détruite, et d'autre part, tant que le Sénat restait maintenu, il servait de creuset favorable à l'apparition de sénateurs opposés à la politique de Palpatine, même si dans les faits l'Empereur avait toujours le dernier mot. D'ailleurs, des sénateurs comprirent que l'institution sénatoriale n'avait été maintenue que pour donner l'illusion d'un régime démocratique. Mais si Palpatine fut obligé de conserver le Sénat intact malgré la proclamation de l'Empire en l'an –19, c'était avant tout pour maintenir une certaine cohésion au sein des systèmes solaires du gouvernement, surtout au lendemain d'un conflit comme la Guerre des Clones. Quoiqu'il en fût, le Sénat ne lui était plus d'aucune utilité vers l'époque de la Guerre Civile Galactique. À vrai dire, il lui posait de plus en plus de problèmes. En effet, il suspecta rapidement des sénateurs de fournir le mouvement rebelle en fonds, informations et ressources, et aussi que ces mêmes sénateurs séditieux en ralliaient d'autres à leur cause par l'intermédiaire du Sénat Impérial.

 

Ainsi, une fois qu'il s'était assuré d'avoir mis en place suffisamment de gouverneurs, de Moffs et Grands Moffs loyaux envers sa personne, Palpatine passa à l'action et prit la décision de dissoudre le Sénat Impérial. Par ailleurs, les sénateurs soupçonnés de sympathie avec les Rebelles furent, suite à cette dissolution, promptement arrêtés, et les sénateurs possédant des connexions plus ou moins lointaines avec l'Alliance Rebelle ne furent plus jamais revus par la suite. Pour d'autres sénateurs, inconscients de ce qui s'était passé pour les sénateurs soupçonnés de connivence avec les Rebelles, ceux-là furent confinés dans leurs bureaux ou appartements. Pour la majeure partie des sénateurs arrêtés, certains furent interrogés, et beaucoup de ceux qui furent relâchés choisirent de quitter Coruscant pour retrouver leurs mondes et une retraite plus paisible. Cependant, le petit nombre d'officiels qui restèrent sur Coruscant, ces derniers faisant partie de ceux qui défendaient ardemment la ligne de conduite impériale, furent généreusement récompensés et beaucoup devinrent des conseillers impériaux.

 

Ainsi, Palpatine avait éliminé ce qui restait de l'ancienne Constitution Galactique et une nouvelle structure politique pyramidale émergea, Palpatine se trouvant bien évidemment à son sommet. Et même si théoriquement tous les Grands Moffs, Moffs, gouverneurs et autres hommes importants avaient juré allégeance à Palpatine, il n'était pas exclu que des individualistes tentent de profiter de leurs nouveaux pouvoirs pour se réclamer leur part du gâteau. Ce fut pourquoi Palpatine avait depuis longtemps intégré l'organisation du COMPORN à tous les niveaux de la bureaucratie impériale afin de s'assurer que tous suivraient ses ordres, et la dissolution du Sénat donna encore plus de poids au COMPORN. Lorsque la dissolution de l'assemblée galactique fut effective, Palpatine fit arrêter et interroger les sénateurs présents sur Coruscant, mais également ceux se trouvant en dehors de la capitale ou qui avaient échappé à l'Empire et quitté la planète mégalopole avant que les arrestations ne fussent menées. L'exemple le plus représentatif de cette politique fut celui de la sénatrice Canna Omonda, destinée à succéder à Mon Mothma en tant que représentante de Chandrila.

 


Palpatine, maître incontesté de l'Empire Galactique.

 

Beaucoup de sénateurs avaient en effet espéré qu'Omonda intercèderait en leur faveur. Mais Omonda comprit qu'il n'était pas possible de discuter avec l'Empereur et au lieu d'essayer d'obtenir une audience avec Palpatine, Canna Omonda quitta Coruscant juste à temps car l'étau s'était resserré sur ses collègues, qui furent promptement arrêtés. Mais Palpatine ne pouvait pas la laisser s'éloigner ainsi car Omonda était allée trop loin pour lui, notamment en osant faire une critique sur l'Empereur devant les holocaméras. Ce fut la raison pour laquelle Palpatine envoya trois destroyers stellaires vers Chandrila afin de ramener Omonda sur Coruscant pour une "courte entrevue" avec le Haut Inquisiteur Halmere. Derrière cette demande, Omonda comprit que si elle n'obtempérait pas, Chandrila serait transformée en tas de cendres. Ainsi, Canna Omonda dut retourner sur Coruscant et rencontrer l'Inquisiteur. Une fois à la capitale, Canna Omonda fut torturée pour avoir osé critiquer ouvertement l'Empire et son dirigeant.


Peu de temps après, Canna Omonda fut exécutée pour prix de sa défiance, même minime, envers le régime de Palpatine. Et alors que Canna Omonda perdit la vie, son monde natal perdit également ce qui lui restait de peu de liberté. Étant donné que Chandrila avait donné deux traîtresses à l'Empire, Mon Mothma dans un premier temps et Omonda dans un deuxième temps, Palpatine décida de placer la planète sous son contrôle direct : le gouvernement local fut balayé et Grandon Holleck fut mis en place en tant que gouverneur. En tout cas, il allait de soi que la dissolution du Sénat Impérial suscita des questionnements au sein de la population de l'Empire. Cette dissolution fut notamment justifiée par Palpatine comme une "mesure d'urgence", les Rebelles, dont le mouvement ne cessait de croître, étant présentés par la propagande impériale comme une réminiscence des Séparatistes de la Guerre des Clones. Et avec la dissolution du Sénat, ce fut la Doctrine Tarkin qui devint la référence en matière de règlements de problèmes, c'est-à-dire qu'il fallait gouverner par la force et la peur. Ainsi, au nom de la sécurité, de la justice et de l'ordre, Palpatine parvint à détruire définitivement la dernière relique de l'Ancienne République et sa nouvelle station de combat, l'Étoile de la Mort, était censée jouer un rôle fondamental dans cette politique de gouvernement par la coercition et la répression de masse.

 

À vrai dire, plus qu'une arme capable de réduire en poussière stellaire une planète entière, l'Étoile de la Mort représentait la quintessence de l'Ordre Nouveau. Une station que Palpatine et ses subordonnés passèrent près de deux décennies à mettre au point, cette période étant marquée par d'importantes phases de recherches, d'essais, d'accidents et de sabotages qui retardèrent sa mise en service. Et avec le Sénat Impérial dissout, plus rien ne semblait empêcher Palpatine d'instaurer son règne absolu sur toute la galaxie, pas même la Rébellion… en théorie. En effet, le mouvement rebelle ne cessait de voir son influence croître depuis sa création et l'objectif numéro un des Impériaux était de localiser la base principale de l'Alliance Rebelle, d'autant plus que celle-ci avait réussi à mettre la main sur les plans de la station de combat, ce qui pourrait représenter un grave danger si les Rebelles parvenaient à trouver une faille dans la cuirasse de l'Étoile de la Mort. Pour stopper l'influence de la Rébellion, Tarkin préconisa l'action suivante : une démonstration publique de la puissance destructrice de la station viendrait à bout de tout mouvement renégat futur et ferait perdre de l'influence à l'Alliance Rebelle. Palpatine approuva le point de vue du Grand Moff et cautionna de ce fait la destruction d'une planète entière et le massacre de millions d'êtres conscients. Et face à la réticence de la princesse Leia Organa qui refusait de dévoiler l'emplacement de la base rebelle, la planète qui servirait d'exemple fut automatiquement désignée : la pacifique Alderaan. Avec la destruction de la planète, on estima le nombre de victimes à environ deux milliards d'êtres vivants.

 


Implacable Palpatine.

 

Si l'on ne connaissait rien des sentiments personnels de Palpatine suite à la destruction d'Alderaan, on savait par contre qu'il déplora publiquement la perte d'un si noble monde. Par ailleurs, Palpatine fit une offre "magnanime" aux quelques 60000 Alderaaniens survivants qui ne se trouvaient pas sur leur monde natal en proposant de les installer sur une autre planète, Byss. On ne sut pas combien de natifs d'Alderaan répondirent à cette offre et se rendirent sur Byss, mais il aurait sans doute été préférable pour eux de mourir sur leur planète au lieu de servir d'esclaves dociles sur le bastion personnel de Palpatine, le Seigneur Noir des Sith et ses suivants obscurs se nourrissant dans une proportion moindre de l'énergie vitale de ces esclaves, annihilant ainsi toute volonté chez ces derniers. Le reste des Alderaaniens prit les armes contre l'Empire en décidant de se joindre à la Rébellion. Mais plus tard, il fut annoncé que la destruction de la planète avait été ordonnée par Palpatine lui-même après que l'Empire eut obtenu des "preuves irréfutables" que cette planète fabriquait des armes biologiques. Et il fut laissé entendre à la presse que certaines de ces armes furent envoyées à des cellules rebelles, cette annonce ayant sans doute pour but de faire en sorte que les Mondes du Noyau terrifiés restent fidèles à l'Empereur et aussi pour justifier un état d'alerte permanent. L'Empire consacra ainsi plus de temps et de ressources que jamais à l'anéantissement des Rebelles, certaines de leurs places fortes et plusieurs mondes alliés à la Rébellion tombant aux mains des Impériaux.

 

 

XI. Un Nouvel Espoir – La menace Skywalker

 

Tarkin avait certes promulgué la doctrine du même nom pour gouverner la galaxie, doctrine approuvée par l'Empereur, mais l'Étoile de la Mort fut détruite peu de temps après l'anéantissement d'Alderaan lors de la Bataille de Yavin. La perte de cette station de combat et la mort du Grand Moff Tarkin, ainsi que celles de nombreux officiers de l'Empire, portèrent un coup sévère à Palpatine et ne manquèrent pas d'accroître l'influence de la Rébellion. Mais bien que cela fût une grande perte pour l'Empire, Palpatine chercha à retourner la situation à son avantage, même si la colère prédominait dans son humeur. En effet, pour châtier l'incompétence de Dark Vador, Palpatine lui infligea une sévère blessure à son bras droit déjà en partie mécanique. Mais le châtiment le plus douloureux fut sans doute celui réservé à l'ingénieur principal en charge du projet Étoile de la Mort, Bevel Lemelisk. Lorsque celui-ci fut convoqué par l'Empereur, ce dernier l'emprisonna dans une cage. Une cage dans laquelle il lâcha un essaim de scarabées piranhas qui dévorèrent l'ingénieur paniqué morceau par morceau alors qu'il était encore vivant.

 

Si Palpatine se délecta du spectacle de Lemelisk mourant à petit feu, il savait qu'il ne pouvait se priver d'un ingénieur de sa qualité, malgré l'erreur de conception qui avait permis la destruction de l'Étoile de la Mort. Aussi transféra-t-il l'esprit de Lemelisk dans le corps d'un clone alors que le corps originel de l'ingénieur venait juste de finir de rassasier les scarabées piranhas. Inévitablement, Lemelisk chercha à rectifier ce défaut de conception de la première Étoile de la Mort, et fut menacé par Palpatine de subir des morts encore plus cruelles s'il décevait encore son Empereur. Lemelisk connut sept exécutions en tout, mais à travers ces actes de sadisme, Palpatine enseigna à son ingénieur le progrès par la douleur, ce qui finit par aboutir à la conception d'une super-arme ultime, la seconde Étoile de la Mort. Et même si par la suite Yavin IV dut être évacuée par la Rébellion et qu'une chasse intensive aux Rebelles fut menée par les Impériaux, il restait un problème qui devint de plus en plus préoccupant pour l'Empereur : le jeune pilote qui avait détruit sa station.

 


Palpatine, peu après la Bataille de Yavin.

 

Peu de temps après la Bataille de Yavin, Vador avait réussi à faire parler un pilote rebelle qui avoua le nom de ce Rebelle : Skywalker. Et bien que pour des raisons personnelles Dark Vador eût cherché à cacher le fait qu'il avait découvert l'identité du pilote qui avait détruit la station impériale, l'Empereur connaissait déjà la vérité : ce pilote rebelle portait le nom de Skywalker. Quant à savoir pourquoi il attendit l'époque de la Bataille de Hoth pour faire part de ce qu'il savait à son apprenti, la question demeure entière. Il se pouvait que Palpatine ait voulu jouer avec son apprenti comme il l'avait dit en ses propres termes, voir jusqu'où l'obsession de Vador pour ce Skywalker, qui n'était autre que son fils Luke, irait. Quoiqu'il en fût, au fil des années, Palpatine avait pris conscience du véritable potentiel dans la Force de Luke en tant que fils d'Anakin. Jusque-là, la Rébellion avait pu servir ses intérêts car lui offrant la justification idéale pour maintenir l'état de mesures exceptionnelles et resserrer son emprise sur la galaxie. Mais avec un Jedi en puissance dans leurs rangs et la Force de leur côté, les Rebelles devinrent désormais une menace des plus sérieuses, Palpatine faisant de l'annihilation de l'Alliance Rebelle sa priorité ainsi qu'une affaire personnelle.

 

Suite à la victoire impériale sur Hoth, et alors que Vador recherchait le Faucon Millenium dans la ceinture d'astéroïdes proche de la planète glaciaire, l'Empereur contacta son apprenti et lui dit que le fils d'Anakin Skywalker, son fils, était en vie et que c'était lui qui avait détruit l'Étoile de la Mort à Yavin. Palpatine faisant également part de la menace qu'il pouvait désormais représenter pour les Sith, Vador proposa à son Maître de le convertir au Côté Obscur, ce qui serait un atout des plus précieux. Palpatine fut convaincu par la proposition de Vador. Ce dernier comptait utiliser son fils pour renverser l'Empereur, Vador sachant depuis un bon moment, malgré ce qu'il dit à l'Empereur, que son fils était en vie. Seulement, ce que Dark Vador ne savait pas, c'était que l'Empereur savait aussi depuis longtemps que Luke était le fils d'Anakin, Palpatine voulant sans doute jouer avec son apprenti et sachant pertinemment que Vador tenterait de le renverser. Après l'échec de Vador sur Bespin pour capturer Luke, l'Empereur recontacta son apprenti et remit en question sa volonté de vouloir capturer le jeune homme.

 


Dark Vador s'entretient avec Palpatine suite à la Bataille de Hoth.

 

Par ailleurs, Palpatine ordonna à Vador de retourner sur Coruscant, Skywalker devant attendre, afin d'organiser la logistique des matériaux nécessaires à la construction de la seconde Étoile de la Mort avec le Prince Xizor. En fait, en cherchant à associer son apprenti avec le chef du Soleil Noir, Palpatine comptait éprouver une nouvelle fois le seigneur Vador en le mettant en position de rivalité avec quelqu'un d'autre. Par ailleurs, l'Empereur suivit le conseil de Xizor en permettant que l'ordinateur contenant les schémas de la seconde Étoile de la Mort tombe aux mains des Rebelles, plan que Vador désapprouva en apprenant que cet ordinateur serait caché dans un cargo qui voyagerait seul. Par la suite, Palpatine ne manqua pas d'attiser la haine de Vador à l'encontre de Xizor en envoyant son apprenti sur Kothlis pour une démonstration de force visant à faire croire aux Rebelles que les Impériaux voulaient absolument récupérer l'ordinateur, ce qui éloignerait Vador de Coruscant et laisserait le champ libre à Xizor. Suite à la découverte de la trahison de Xizor, qui avait cherché à éliminer Luke, Vador élimina le Falleen.

 

Mais le jeune Luke ne fut pas le seul problème de l'Empereur en cette époque qui sépara la Bataille de Hoth de la Bataille d'Endor, car un Impérial félon avait décidé de tenter un coup d'État. Cet officier n'était autre que le Grand Amiral Demetrius Zaarin, insatisfait de son statut actuel. Cependant, le coup d'état du Grand Amiral félon fut déjoué, notamment par Thrawn, en orbite de Coruscant. Ce fait de gloire permit à l'Empereur de se débarrasser d'un traître et permit à Thrawn de monter en grade, le Chiss se voyant octroyer le titre de Grand Amiral. Mais bien que l'Empereur semblât intéressé par le fait de capturer Luke Skywalker vivant pour le convertir, cela ne l'empêcha pas d'envoyer plus tard, quelques temps avant Endor, une de ses Mains, Mara Jade, sur Tatooine pour tuer le Jedi, certain que le jeune homme se rendrait sur cette planète pour sauver son ami Han Solo. Dans le même temps, il envoya Dark Vador superviser la construction de la nouvelle station de combat impériale, surtout pour "motiver" les travailleurs.

 

Alors que l'Empereur effectuait les dernières préparations pour son piège sur Endor, il reçut la visite du Prophète Suprême Kadann. Pendant des décennies, Palpatine avait consulté ses Prophètes du Côté Obscur pour s'assurer qu'il n'arriverait rien d'autre que ce qu'il avait prévu. Mais lorsque Kadann s'immergea profondément dans le Côté Obscur et vit le retour de l'équilibre dans la Force et la fin de l'Empire, Palpatine lui rit au nez en affirmant qu'il n'avait pas vu une telle chose au cours de ses propres méditations. Mais Kadann avait confiance en ses visions et avec ses Prophètes il quitta Coruscant. Seul Cronal resta. Évidemment, personne ne pouvait se défaire aussi impunément de Palpatine, du moins sans subir son courroux. L'Empereur envoya ses Inquisiteurs sur Dromund Kaas pour "rééduquer" les Prophètes. Par conséquent, pour se mettre à l'abri, les Prophètes partirent pour un temple plus sécurisé sur Bosthirda. De toute évidence, le Seigneur Noir des Sith refusait d'admettre l'éventualité d'une défaite.

 


Palpatine entouré de Gardes Royaux.

 

Palpatine se devait de croire qu'il écraserait la Rébellion à Endor et convertirait le jeune Luke au Côté Obscur, sans quoi l'alternative serait tout sauf réjouissante pour lui. Ainsi, le piège sur Endor devint le point focal de tous les espoirs de Palpatine. Au moment où l'Empereur allait rejoindre Vador à Endor, il s'entretint psychiquement avec sa Main Mara Jade. Celle-ci avait échoué à éliminer Skywalker dans le palais de Jabba, et elle ne parvint pas à se faire embarquer sur la barge du Hutt pour voir si Skywalker serait bien mort suite à son exécution décrétée par le gangster. Il y avait peu d'espoirs que le Hutt parvînt à se débarrasser de Skywalker. Désormais, tuer Luke Skywalker pour l'empêcher de changer la donne dans la Guerre Civile Galactique était exclu. Il fallait coûte que coûte que Palpatine le convertisse au Côté Obscur.

 

 

XII. Le Retour du Jedi

 

Lorsqu'il arriva sur la seconde Étoile de la Mort, Palpatine rassura Vador en lui affirmant que la volonté du jeune homme à vouloir sauver son père du Côté Obscur serait le moyen idéal pour attirer le jeune Jedi vers les Sith. Et pour s'assurer que Luke basculerait vers l'obscurité, il le forcerait à affronter et tuer son père, l'obligeant ainsi à accepter sa haine et à le servir en tant que nouvel apprenti. En laissant quelques temps auparavant l'ordinateur contenant les données de la seconde Étoile de la Mort tomber aux mains de la Rébellion, Palpatine comptait mettre un terme définitif à la Guerre Civile Galactique et consolider son pouvoir pour toujours. Aussi, en l'an 4, Palpatine permit certes aux Rebelles d'apprendre l'existence de cette nouvelle station, bien plus puissante que la première, mais s'adonna également à une campagne de désinformation en faisant croire que la station n'était pas encore opérationnelle, cet état de vulnérabilité ne manquant pas d'attirer tous les Rebelles sur Endor.

 

Cependant, le superlaser de la seconde Étoile de la Mort était parfaitement opérationnel et un important contingent de la Marine Impériale était présent à Endor malgré ce que laissaient croire les renseignements glanés par les Rebelles. Par ailleurs, si l'Alliance Rebelle connaissait effectivement l'emplacement du générateur de bouclier planétaire protégeant la station, elle ne se doutait pas que Palpatine y avait déployé des bataillons de ses meilleures troupes. Et pour être sûr que la Rébellion se jetterait dans la gueule du loup, il laissa courir le bruit qu'il serait présent sur la station spatiale, la perspective pour les Rebelles de faire d'une pierre deux coups en détruisant l'Empereur et sa station étant des plus alléchantes. Ainsi, lorsque l'intégralité de la Flotte Rebelle arriva en vue de la seconde Étoile de la Mort, le piège de Palpatine se referma sur ses opposants.

 


Palpatine cherche à exacerber la colère de Luke.

 

De plus, peu de temps avant le déclenchement des hostilités, Luke Skywalker s'était constitué prisonnier et fut amené devant Palpatine par Vador, le Jedi étant convaincu qu'il y avait toujours une part de bien derrière l'armure noire de son père. Mais après avoir appris que ses amis sur Endor étaient attendus par des Impériaux supérieurs en nombre et mieux équipés, et constatant que la Flotte Rebelle avait maille à partir avec l'armada impériale d'Endor, la colère de Luke se manifesta et Palpatine l'utilisa pour obliger le Jedi à combattre son père. Sous les yeux amusés de Palpatine, Luke tenta de résister dans un premier temps, puis, après que Vador eut appris que le Jedi avait une sœur jumelle, Leia Organa, Luke s'abandonna à la haine au point qu'il parvint presque à tuer son père après lui avoir tranché sa main droite cybernétique.

 

Satisfait par l'agressivité du jeune Jedi, Palpatine lui ordonna d'accomplir son destin en prenant la place de son père à ses côtés. Luke réussissant néanmoins à maîtriser sa colère à la dernière minute, il proclama à la face de l'Empereur que ce dernier avait échoué et que lui, Luke Skywalker, était un Jedi, comme son père le fut avant lui. Dès lors, Palpatine enragea. Sa flotte subissait des pertes conséquentes une fois que les destroyers avaient engagé les croiseurs rebelles et, pire que tout, le commando rebelle sur Endor avait reçu l'aide des Ewoks, ce qui fit basculer le cours de la bataille terrestre en faveur de la Rébellion. Mais ces problèmes n'étaient pas insurmontables tant que l'Empereur maîtrisait Skywalker. Mais dès que le jeune Jedi avait fait preuve de défiance envers sa personne, Palpatine se rendit compte que tout commençait à lui échapper, et décida d'éliminer Luke Skywalker une bonne fois pour toutes.

 

Tendant les bras, Palpatine lança contre Luke de puissants éclairs de Force qui firent atrocement souffrir le jeune Skywalker. Luke n'avait jamais été formé pour repousser ce genre d'assaut et la souffrance était telle qu'il lui fut impossible de se concentrer pour appeler son sabre laser. La vue du jeune Jedi souffrant fut si satisfaisante pour l'Empereur qu'il dispensa sa dernière leçon à Luke, lui affirmant qu'il paierait un prix lourd pour son manque total de lucidité, avant de décider de le tuer. Et si Luke paierait ce prix de sa vie, Vador aussi en paierait un pour avoir tenté de conspirer contre son Empereur en voulant utiliser son fils Luke. Si Palpatine avait des doutes quant à la fidélité de Vador, il savait que son apprenti accepterait, comme il l'avait toujours fait, la volonté de son Maître et laisserait Luke mourir. Mais en définitive, ce fut bien Luke qui avait raison : la lumière d'Anakin Skywalker ne s'était pas totalement éteinte dans l'obscurité de Dark Vador. De plus, l'Empereur avait omis le facteur qui avait fait basculer Anakin vers le Côté Obscur : son besoin désespéré de sauver celle qu'il aimait. Et ce fut à cause de ce même facteur, devant les tourments de Luke, que Vador refusa de laisser mourir son seul fils, la seule personne croyant qu'il y avait encore du bien en lui.

 


La chute de l'Empereur dans les profondeurs de la seconde Étoile de la Mort.

 

Ainsi, pour toutes les illusions que Palpatine lui avait fait miroiter, Vador passa à l'action et sauva son fils en portant l'Empereur à bout de bras, ce dernier tentant bien de se débattre et d'atteindre Vador en lançant ses éclairs un peu partout dans les airs. Vador jeta alors le Seigneur Noir dans le noyau de la seconde Étoile de la Mort. Bien que touché par des éclairs qui endommagèrent sévèrement son système de survie, Vador, redevenu Anakin Skywalker, mit à bas le tyran galactique et accomplit l'ancienne prophétie en détruisant les Sith, c'est-à-dire l'Empereur et sa propre personnalité de Dark Vador, ramenant ainsi l'équilibre dans la Force. Quant à Palpatine, l'énergie importante contenue dans le réacteur principal de la station était telle que le corps de l'Empereur fut incinéré lors de l'impact. Ainsi, en apparence, l'Empereur semblait bel et bien mort, et l'Ordre Sith tel qu'il était depuis Dark Bane fut anéanti. Et si la mort à Endor du tyran le plus célèbre de l'Histoire ne marqua pas encore la fin de l'Empire, la paix, la justice et la liberté n'étaient désormais plus de lointains souvenirs mais vraiment des possibilités pour le futur.

 

En l'absence de Palpatine, le moral des forces impériales finit par flancher, ce qui expliquerait la victoire éclatante de l'Alliance Rebelle, qui put au passage capturer plusieurs destroyers stellaires dans la bataille. Au vu de l'Histoire, et selon les propres mots du Grand Amiral Thrawn des années après Endor, il apparaissait que les légions de soldats et les vaisseaux impériaux étaient asservis à la volonté de l'Empereur, Palpatine semblant maîtriser la méditation de combat à un niveau inégalé pour coordonner ses forces. Quoiqu'il en fût, la débâcle impériale d'Endor signa la plus belle victoire de la Rébellion, qui détruisit la seconde Étoile de la Mort. Sans cette arme de destruction massive et le leader de l'Empire, les fragiles fondations de ce régime commencèrent à vaciller, et le système impérial autrefois puissant s'effondra, miné par l'apparition de divers seigneurs de guerre impériaux et par la reconquête progressive de la galaxie opérée par la Nouvelle République, jusqu'à ce qu'il ne restât plus de l'Empire que ses Vestiges.

 

 

XIII. La résurrection de l'Empereur

 

Cependant, la Bataille d'Endor ne signifia aucunement la fin de l'Empereur. Contrairement à ses prédécesseurs, il semblait que Palpatine n'avait jamais eu l'intention d'être remplacé par un apprenti, souhaitant probablement régner pour toujours sur la galaxie. La preuve qui viendrait étayer cette thèse est le fait que Palpatine avait réussi à survivre à Vador. En effet, si le corps de Palpatine fut détruit à Endor, son esprit parvint à survivre et fut forcé de voyager, sous une forme immatérielle, dans le vide de l'espace jusqu'à ce que finalement il prenne possession du corps de la Main de l'Empereur Jeng Droga. Et Droga voyagea jusqu'à Byss, bastion secret de l'Empereur, où Palpatine s'incarna dans le corps d'un clone de lui-même. Apparemment, Palpatine s'était arrangé depuis longtemps pour créer une série de clones de sa personne afin que son esprit puisse en prendre possession à sa guise au cas où il viendrait à périr. Ces clones étaient gardés sur Byss par des Jedi Noirs, des gardes divers et préservés par un médecin de confiance.

 


La résurrection de l'Empereur.

 

Ainsi, Palpatine resta sur Byss pendant des années et reconstruisit ses forces. En fait, suite à sa résurrection, Palpatine avait prévu de remplacer l'Empire Galactique par un Empire des Ténèbres, c'est-à-dire un empire fonctionnant sur le principe d'une théocratie de mages, régie par le seul Côté Obscur de la Force et rien d'autre, et surtout pas par la machine bureaucratique impériale comme cela fut le cas durant son règne. Pendant ce temps, au niveau de la galaxie, Palpatine avait été un tyran si absolu que son apparente mort à Endor, et l'absence d'héritier au trône, créa un énorme vide à la tête de l'Empire, ce qui causa sa fragmentation. Ainsi, des Moffs opportunistes ou des officiers impériaux désirant se tailler la part du lion se transformèrent en seigneurs de guerre impériaux, qui se constituèrent de véritables petits empires, cette division au sein des Impériaux tournant à l'avantage de la toute jeune Nouvelle République qui récupéra une bonne partie de la galaxie.

 

Du moins, jusqu'à ce que le Grand Amiral Thrawn fasse son retour et mette presque la Nouvelle République à genoux. Même si la campagne de Thrawn avait été avortée par l'assassinat du Chiss des mains de son garde du corps Noghri, cela donna néanmoins la force à certains seigneurs de guerre pour s'unir et lancer une attaque contre Coruscant, qui fut dévastée, ce qui obligea la Nouvelle République à évacuer la capitale. L'Empereur choisit ce moment pour faire sa réapparition. Alors qu'un groupe néo-républicain de sauvetage se posa sur Coruscant, en proie à des escarmouches, afin de récupérer les survivants d'un destroyer stellaire néo-républicain, l'Empereur ressuscité utilisa le Côté Obscur pour créer une tempête de Force à la surface de la capitale en ruines et aspirer Luke Skywalker, ainsi que son droïde R2-D2. Le Jedi fut enfermé dans un vaisseau prison Lictor qui le conduisit vers Byss.

 

Quelle ne fut pas la surprise de Luke en voyant que l'Empereur était toujours vivant et avait lancé une campagne visant à reprendre le pouvoir sur la galaxie. Face à cet ennemi apparemment immortel, qui pouvait se réincarner à volonté, Luke finit par écouter la suggestion de Palpatine : pénétrer plus en profondeur dans les arcanes du Côté Obscur, apprendre de lui, mais pour mieux le détruire ensuite. Alors, Luke s'agenouilla et fit serment d'allégeance à Palpatine. Évidemment, immédiatement après avoir été nommé commandant suprême des forces impériales, Skywalker eut accès aux codes secrets qui contrôlaient les Dévastateurs de Mondes, machines ravageant pour le moment la planète Mon Calamari, et transmit un signal déréglé aux engins de guerre impériaux. Ainsi, Luke comptait saboter les efforts de l'Empereur. Mais la trahison de Skywalker ne passa pas inaperçue très longtemps : depuis le début, Palpatine était conscient que Luke jouerait un double jeu avec lui. Mais il semblerait que Palpatine eût considéré la conversion de Skywalker comme plus importante que sa campagne de reconquête. Après tout, Palpatine avait jadis initié une campagne guerrière dans le but de convertir Anakin Skywalker.

 


Palpatine incarné dans le corps d'un jeune clone.

 

Par ailleurs, Leia Organa Solo, inquiète pour son frère jumeau, s'était portée à sa rencontre pour le soustraire au Côté Obscur qui s'insinuait de plus en plus chez Skywalker. Ce fut à cette occasion qu'elle rencontra l'Empereur ressuscité. Mais après que Luke eut permis à Leia, Han et Chewbacca de fuir, le Jedi décida de mettre un terme au règne de l'Empereur en détruisant tous ses clones avant qu'il ne pût se réincarner. Mais Palpatine parvint à se transférer dans un clone plus jeune de lui-même et engagea un duel au sabre laser contre Luke, duel que l'Empereur remporta. Cependant, Palpatine ne tua pas Skywalker et les deux hommes se rendirent jusqu'à Da Soocha V, base de la Nouvelle République, pour que Palpatine puisse réclamer l'holocron qui lui avait été volé par Leia, ainsi que l'enfant que celle-ci portait, le futur Anakin Solo. Cependant, à bord de l'Éclipse I, tout ne se passa pas comme l'avait prévu l'Empereur. Leia parvint à ramener son frère vers la Lumière et ensemble ils retournèrent la puissance de l'Empereur contre lui-même, la tempête de Force déchaînée par Palpatine détruisant son destroyer stellaire Éclipse.

 

Devant à nouveau s'incarner dans un clone, Palpatine put compter au moins sur la fidélité son Exécuteur Sedriss qui, après la Bataille de Balmorra de l'an 10, élimina des traîtres de l'entourage de l'Empereur qui avait détruit plusieurs clones. L'Empereur reprit sa campagne et chercha plus que tout à mettre la main sur Skywalker et l'enfant de sa sœur. Cependant, Sedriss échoua à capturer Luke Skywalker lorsqu'il se trouvait sur Ossus pour trouver des informations relatives à l'Ordre Jedi. Dans le même temps, Palpatine mit en fonction son Canon Galactique, une arme capable de toucher n'importe quelle cible où qu'elle se trouvât dans la galaxie grâce à des projectiles voyageant en hyperespace. Et bien que sa citadelle de Byss eût subi une attaque lorsqu'il inspectait le Canon Galactique, Palpatine ordonna de lâcher les monstres chrysalides qui réduisirent en pièces les X-1 du commando néo-républicain, dont les membres parvinrent néanmoins à s'en sortir. La première cible du Canon Galactique fut Da Soocha V, qui fut désintégrée. Mais les chefs de la Nouvelle République n'étaient pas présents lors de la destruction de ce monde, et plus que jamais la situation devenait critique pour Palpatine.

 

En effet, les clones de l'Empereur semblaient supporter de moins en moins longtemps son esprit ténébreux, cette dégénérescence génétique étant le résultat d'un sabotage orchestré par Carnor Jax qui avait des vues sur le trône impérial. Carnor Jax s'était arrangé avec le médecin de Palpatine pour altérer les clones de l'Empereur. Par conséquent, Palpatine fut obligé de se rendre sur Korriban afin de solliciter l'aide des esprits des Seigneurs Sith. Ces derniers lui conseillèrent d'investir le corps d'Anakin Solo, récemment mis au monde par Leia. Se rendant sur Onderon avec son Éclipse II, Palpatine trouva la cachette de la famille Solo dans la Forteresse Kira et tenta de s'emparer du petit Anakin, tandis que son destroyer engageait les forces ennemies en orbite d'Onderon.

 


L'esprit de Palpatine tente de s'emparer du corps du petit Anakin Solo.

 

Mais Luke et ses Jedi arrivèrent à point nommé auprès de Leia et ses enfants, et bien que Palpatine eût mortellement touché Rayf Ysanna et Empatojayos Brand, il fut touché à son tour par un tir de blaster de Han Solo. Alors, dans un ultime effort, l'esprit de Palpatine voulut investir le corps d'Anakin Solo mais en fut empêché par Brand, qui confina l'esprit du tyran dans son propre corps cybernétique afin de l'entraîner avec lui dans la mort. Ainsi, Palpatine, Empereur et Seigneur Noir des Sith, était bel et bien mort, et ses projets de reconquête disparurent avec lui lorsque l'Éclipse II, le Canon Galactique et Byss furent détruits à leur tour.

 

 

XIV. Héritage

 

Suite à la dernière bataille de l'Empereur, la galaxie se retrouva dans un état de ruines proprement apocalyptique, mais il n'existait rien qui ne pouvait être reconstruit pour la Nouvelle République. À l'inverse, les Impériaux continuèrent à perdre du terrain jusqu'à finalement signer la paix avec la Nouvelle République, ce qui permit tout de même à l'Empire de survivre dans un mouchoir de poche de mille systèmes solaires. Et bien que Palpatine fût décédé, son image fut réutilisée environ 19 ans après la Bataille d'Endor. En effet, il semblait que le leader du mouvement appelé le Second Imperium n'était autre qu'un nouveau Palpatine ressuscité. En fait Brakiss, leader de l'Académie des Ombres, découvrit la vérité : quatre Gardes Royaux utilisaient des enregistrements de l'Empereur et ses propos pour faire croire que le souverain était de retour pour gouverner le Second Imperium. Des décennies après le trépas définitif du Seigneur Noir des Sith, les Sith revinrent cependant sur le devant de la scène galactique avec Dark Krayt à leur tête. Ce dernier avait abrogé la Règle des Deux et comptait ne pas répéter les erreurs de Palpatine, et ce en exterminant cette fois tous les Jedi, chose plus facile à dire qu'à faire.

 

Ainsi, pour conclure, ce que l'on peut retenir de Palpatine c'est qu'il fut l'instigateur de l'anéantissement de la République Galactique et de la quasi-extermination des Jedi, et que bien qu'il eût gouverné par le pouvoir du Côté Obscur de la Force, il fut en quelque sorte dominé par le pouvoir de cette même Force, tant au niveau de l'ancienne Prophétie que de celui du Côté Obscur, qui le consuma littéralement jusqu'à sa mort.

Source(s)

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Episode II : L'Attaque des Clones, Lucasfilm 2002
Episode III : La Revanche des Sith, Lucasfilm 2005
Episode IV : Un Nouvel Espoir, Lucasfilm 1977
Episode V : L'Empire Contre-Attaque, Lucasfilm 1980
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Palpatine sur Star Wars Encyclopedia

Mis en ligne le 26 février 2013 à 13:25 par Dark Vectivus.
Dernière modification le 26 février 2013 à 13:25.

Fiche consultée 13407 fois.

Espèce Humain
Genre Masculin
Origine Naboo
Taille 1.73 mètre
Fonctions Sénateur du Secteur Chommell
Chancelier Suprême
Empereur
Seigneur Noir des Sith
Arme Sabre laser
Maître Dark Plagueis
Apprentis Dark Maul
Dark Tyranus
Dark Vador
Catégorie Personnages
Affiliations Ancienne République
Empire Galactique
Ordre Sith

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